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Bouvet : « Il faudra faire des exploits »

le 13/02/2014
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Nouvel entraîneur de Rennes, Olivier Bouvet, qui a pris la succession de Boris Grebennikov, dont il était l’adjoint, il y a une semaine, fait le point sur la situation du club breton. Sa priorité ? « Relancer un collectif » et prendre le plus de points possible. Peut-être dès ce week-end, à Nantes…
 

Olivier, vous voilà aux commandes du Rennes Volley 35 après le départ de Boris Grebennikov. Comment la décision a-t-elle été prise ?

Ce sont les dirigeants qui ont pris la décision. Moi, on m’a juste demandé si je voulais reprendre l’équipe première étant donné qu’en tant qu’adjoint je connais très bien les joueurs. Il fallait tout de suite repartir, et essayer de relancer un collectif.
 

Quel a été votre discours auprès des joueurs ?

La première chose, c’était d’avoir un discours de cohésion. D’avoir du plaisir à jouer, de l’enthousiasme, mais en même temps de la rigueur. C’est un discours simple, mais on avait plus un problème de mentalité que de niveau. Le départ de Boris a été un électrochoc, et il y a eu une réponse positive de la part des joueurs. J’espère que ça va continuer dans cette voie-là, parce qu’il nous reste beaucoup de matchs à gagner pour nous maintenir. On va remettre en place différents systèmes, et une stratégie adéquate.
 

Face à Chaumont (3-2), votre équipe a su aller chercher la victoire dans un match serré…

On était un peu diminué physiquement, on pouvait faire très peu de changements. C’était un match compliqué, serré. Ils sont quand même sixièmes, même s’ils sont dans une moins bonne dynamique. Les joueurs sont allés chercher la victoire avec les tripes. Il nous fallait un résultat. On a vu que sur chaque point on a bataillé, on a senti que tous les ballons il fallait aller les chercher, et ça a fini par payer. Il n’y a pas eu un seul moment où les joueurs n’étaient pas dedans, à part peut-être le premier set et le quatrième où on a ressenti de la fatigue.

"Qu’on joue comme si c’était les play-offs à chaque match."
 

Ce week-end, vous vous déplacez à Nantes…

On ne peut pas appeler ça un match facile. Déjà, c’est un derby, c’est toujours quelque chose de spécial. Ce sera contre une équipe de Nantes qui a encore bien joué cette semaine contre Belgrade, qui fait un bon parcours en Coupe d’Europe. L’absence de Chrtiansky peut nous permettre de tenter un petit coup de poker. C’est chez eux, mais on aura notre public avec nous, nos supporters qui vont faire le déplacement. Après, notre équipe est encore convalescente. Il va falloir retrouver les ressources après notre match de Chaumont. Je pense que la mentalité y sera. Mais c’est peut-être au niveau physique que ce sera plus compliqué.
 

Comment expliquez-vous que Rennes se retrouve dans une telle position ?

Ce n’est que mon analyse personnelle. On a été pris au dépourvu par certaines recrues, en particulier avec Guillermo Garcia qui était en dessous du niveau espéré pour la Ligue AM. Ça ne nous a pas aidés, tout comme les blessures à répétition. On en a eu pas mal en début d’année, et ça continue, on ne s’en sort pas. C’est l’une des grosses raisons de nos défaites. Après, un discours peut aussi ne pas passer…
 

Selon vous, combien de points vous faudrait-il pour vous maintenir ?

Je ne préfère pas en parler pour l’instant. Il faut qu’on aborde les matchs un par un plutôt que de se lancer dans des calculs d’apothicaire. On a déjà joué tout le bas de tableau, il nous reste le haut. Donc pas de calcul, il faudra faire du mieux possible à chaque match. Qu’on joue comme si c’était les play-offs à chaque match. Il faudra faire des exploits. On n’a pas le choix. C’est l’exigence du haut niveau qui veut ça. C’est un gros challenge à relever.