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Ferrandez : « Le rôle d’outsider nous va bien »

le 07/02/2014
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Ajaccio-Tours, dimanche à 17h, c'est l'inattendu choc au sommet de la 18e journée de Ligue AM. Avant cette rencontre, qui peut permettre au Gazélec de reprendre le fauteuil de leader au TVB, Frédéric Ferrandez, le coach corse, raconte la formidable saison de son équipe qui déjoue les pronostics.

Frédéric, si en début de saison on vous avait dit que vous seriez amené à préparer un tel choc, vous nous auriez crus ?

Ah non pas du tout ! Bien sûr que non ! Dans notre logique, on s’attendait à disputer en février des matchs décisifs en vue du maintien ou d’une qualification en play-offs. C’est une grosse surprise ! Maintenant, plus on avance dans ce championnat, plus on a vu qu’on avait de bonnes qualités. On a progressé. Être à cette place, je pense que ce n’est pas démérité, même si ce n’est que provisoire.
 

Quand même, vous pouvez être leader dimanche soir, à un stade très avancé de la saison…

Oui, mais battre Tours chez nous, ça va être très, très compliqué. C’est une équipe qui nous a battus deux fois, chez elle et chez nous en Coupe. Ce n’est pas une équipe que l’on arrive à bien manœuvrer. On va essayer de mettre notre stratégie en place.
 

La victoire à Paris (1-3), après deux défaites, a dû vous redonner une totale confiance ?

C’est clair que ce n’était pas un match évident, surtout avec notre parcours de reprise un peu compliqué. Après la trêve, on était un petit moins bien dans notre jeu. On a perdu quelques joueurs en sélection nationale, tout était réuni, on s’est peut-être un peu endormis sur nos lauriers. Maintenant, j’espère qu’on est reparti de plus belle.
 

Quel est le secret de la réussite d’Ajaccio ?

On joue sans pression. On a un groupe de qualité, une réception stable. On arrive sur chaque match à développer du jeu. A partir de là, le groupe vit bien. Les résultats s’enchaînent. Ce n’est que du positif.
 

Le fait que vous jouiez cette saison dans votre nouvelle salle, U Palatinu, n’est évidemment pas une coïncidence ?

Ca y contribue énormément. On est passé de 500 à 1400 spectateurs de moyenne. C’est autre chose. On est transcendé. On se sent pousser des ailes quand on joue dans cette salle. On va essayer de la remplir encore plus, et d’atteindre la capacité maximale qui est de 2000 spectateurs contre Tours.
 

Vous n’êtes pas très loin de lui offrir la Coupe d’Europe à cette nouvelle salle…

Oui, c’est vrai. Ce serait déjà une première pour le club de jouer les play-offs, ce serait aussi une première évidemment si on accroche l’Europe. Il nous faut encore trois ou quatre victoires maximum pour espérer être dans les quatre-cinq premiers. On espère que Tours va gagner la Coupe et le Championnat pour que ça libère la cinquième place, au cas où.
 

Si on vous parle du titre, que répondez-vous ? 

Non, c’est utopique ! Je n’en parle pas. On pense match par match, on ne fait pas de plans sur la comète. On a réajusté nos objectifs initiaux, puisqu’au début on visait un maintien le plus rapide possible. Le maintien a été acquis au mois de décembre, pratiquement. On a réajusté à la trêve en se disant qu’on veut rester dans les play-offs. Maintenant, on va peut-être réajuster encore, je l’espère, pour viser une place dans les "cinq". On verra.
 

Vous semblez à l'aise dans la peau du trouble-fête ?

Le rôle d’outsider nous va très bien. A chaque fois qu’on a dû jouer les grosses cylindrées du championnat, on s’en est bien sorti. Alors que quand on a le rôle de favori, c’est parfois plus compliqué.