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« On a une très belle équipe »

le 28/12/2020
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Le capitaine du TVB, Nathan Wounembaina, estime que l’équipe 2020-2021 est bien née. Même s’il s’attend à une saison compliquée, avec une forte concurrence, l’emblématique capitaine tourangeau croit aux chances de son équipe de conserver son titre de champion de France. 

 

Avec neuf victoires et deux défaites, dans un championnat forcément très particulier, le TVB est plutôt bien dans les clous pour l’instant, non ?

Franchement, on s’attendait tous à ce que le championnat soit très homogène. C’est ce qu’il se passe en ce moment. Il y a pas mal de surprise, comme Cambrai qui a fait un très bon début de saison, des équipes comme Cannes, Narbonne, Tourcoing qui ont fait de très belles équipes. Le championnat est difficile, on le savait. Nous, on a commencé un peu timidement, comme les années précédentes. Mais les équipes qui jouent contre nous sont toujours à 200% et on se doit, nous, d’être à 100% à tous les matches ! On ne peut pas se permettre de commencer à 50 ou 60%, ça ne va pas marcher. Toutes les équipes veulent nous nous battre, veulent nous «tuer». Mais je pense qu’on a une très belle équipe cette année. Depuis quelques matches, notre pointu (Artur Udrys) réalise de grosses prestations, nos centraux sont très bons, que ce soit au bloc ou à l’attaque. On a des rotations sur le banc qui sont prêts à faire la différence, on l’a vu avec Pablo Natan, avec Gary (Chauvin), Pierre (Toledo), Thiebault (Bruckert) qui sont également rentrés. Franchement, on est une équipe très complète pour pouvoir remporter le championnat. Je suis très confiant pour cette saison.

 

Surtout que vous restez sur trois succès 3-0 pour finir l’année en LAM, avec une impression de force collective et de maîtrise certaines !

C’est plutôt de bon augure oui. Je dirais même que c’était peut-être une bonne chose de perdre contre Cambrai. Les gars, les nouveaux, ceux qui ne connaissaient pas encore trop bien le championnat, se sont dit et se sont rendu compte qu’en France, il n’y a pas de match facile. Ici, tous les matches sont difficiles et beaucoup n’avaient pas compris cela. Dans pas mal de championnats, il y a quatre, cinq équipes qui sont vraiment au-dessus quand elles jouent contre les derniers. Elles peuvent être à 20, 30%, elles gagnent le match. En France, on ne peut pas se permettre ça. Il y a eu un déclic après la défaite contre Cambrai et tout le monde a pris conscience de ça.

 

Cette année, le TVB semble très équilibré, avec du caractère, une réception solide et un panel offensif impressionnant non ?

En réception, franchement, on est très, très bien, en attaque, on est très bien aussi. Le point sur lequel on a beaucoup progressé cette saison par rapport aux années précédentes, c’est le bloc-défense. Si on continue comme ça, on ne devrait pas trop souffrir dans ce domaine.

 

Vous êtes l’ancien de la «maison» : 36 ans, 4e saison au TVB, vous en êtes le capitaine. Y a-t-il toujours chez vous cette même envie, ce même plaisir sur un terrain de volley aujourd’hui ?

Oui ! L’envie est toujours là, le plaisir est toujours là. Une fois que l’on a terminé une saison, elle est très vite oubliée, après quelques jours ! Quand je pense à la saison prochaine, j’ai toujours envie de faire mieux, être mieux en réception, mieux à l’attaque, mieux au bloc. J’ai toujours envie de montrer que malgré mon âge qui avance, je suis encore là ! J’ai toujours cette envie, cette volonté de performer. C’est quelque chose que j’ai toujours eu en moi depuis mon jeune âge. Et j’espère que cela va continuer comme ça jusqu’à ce que j’arrête.

 

Comment gère-t-on le physique, la récupération, quand on arrive dans cette tranche d’âge où l’on a déjà beaucoup donné sur un terrain ?    

Aujourd’hui, j’essaie de faire attention à ce que je mange, ce que je bois. Je récupère beaucoup, je dors beaucoup, je vois beaucoup le kiné, je fais attention à mon corps. Mon corps, c’est mon outil de travail, j’y fais très attention, ainsi qu’à mon hygiène de vie. Bien sûr, physiquement, je ne vais pas sauter comme quand j’avais 25 ans. Il y a forcément une petite baisse, surtout à l’entraînement. Mais sur un match, je suis quasiment au même niveau qu’il y a quelques années.

 

Jusque-là, votre première partie de saison est d’ailleurs très consistante ? 

C’est vrai que c’est un bon début de saison, même si à l’attaque, au début, ce n’était pas trop ça. Mais on a travaillé avec le passeur (Zeljko Coric) et aujourd’hui, ça va super bien. Je suis plutôt pas mal. Mais le domaine où j’ai vraiment encore progressé par rapport aux années précédentes, c’est en réception.

 

Ce rôle de capitaine, avez-vous le sentiment de l’épouser encore un peu mieux aujourd’hui ?

Je prends ce rôle à cœur, je prends mes responsabilités. Je suis peut-être un capitaine un peu différent, plus dans le rassemblement que dans les cris, le vocal. Je suis plus rassembleur, un peu le papa quoi. Quand il faut dire les choses, je les dis, mais dans le calme. J’essaie toujours d’amener mes coéquipiers à être performant.

 

Comment vivez-vous, personnellement, cette saison si singulière, avec ces matches à huis clos ?

C’est une période très difficile. J’adore jouer avec le public et je ne suis pas le seul évidemment. C’est une situation très difficile pour nous, mais aussi pour les clubs, qui perdent beaucoup d’argent. C’est vraiment dommage. Je suis très communicatif avec le public et là, il me manque beaucoup. Avec la situation sanitaire, on n’a pas trop le choix, on est obligé de faire avec.