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«Je suis prêt pour ça»

le 23/10/2020
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A la tête de Pays d’Aix Venelles, qui reçoit Mougins samedi, Alessandro Orefice se nourrit de ses riches expériences passées en Italie, à Saint-Raphaël puis à Cannes, et d’un travail technique et tactique minutieux pour réussir sa première expérience en tant que coach titulaire en LAF. 

 

Alessandro, comment vivez-vous vos premiers pas de head coach en LAF à la tête de Pays d’Aix Venelles ?

Après quatre saisons en France, c’était le moment de grandir un peu. J’essaie d’apporter un peu mes idées du volley-ball et tout ce que j’ai pu apprendre jusque-là tout au long de ma carrière, depuis l’Italie jusqu’à la France. Je suis constamment dans l’échange avec les autres entraîneurs, Lorenzo Micelli au Cannet, François Salvagni (Mulhouse)… On parle de volley tout le temps ! Les idées tactiques, techniques sont en permanence en formation pour nous. Je continue de parler avec Riccardo en Pologne (Marchesi, dont il fut l’assistant durant trois saisons au RC Cannes). Notre travail n’est jamais fermé pour apprendre les choses.

 

Et quelles sont vos idées ?

J’essaie d’apporter beaucoup de balance entre la technique et le physique. Avoir une équipe qui va performer, ça dépend aussi beaucoup de la charge physique que tu vas mettre dans la semaine. La deuxième chose, c’est tout ce qui concerne le travail autour de la tactique du jeu. Ici, on étudie beaucoup l’équipe adverse, notre système de jeu à la vidéo, les statistiques. Il y a aussi un long travail d’étude autour de la tactique de la passeuse adverse avant le match. C’est très intéressant. Ce n’est pas quelque chose que j’ai vu beaucoup en France et il faut dire bravo aux filles, qui n’ont pas forcément toutes l’habitude de travailler comme ça, qui ont beaucoup d’informations. J’essaie de synthétiser tout ça, ce qui est la chose la plus difficile. Après en termes de jeu, mon idée est que ça joue vite, le plus vite possible ! C’est une longue route, nous ne sommes pas encore arrivés à toucher la perfection. L’idée c’est de jouer le plus vite possible sur des situations qui ne sont pas maximales, quand les ballons sont déplacés, que la réception n’est pas parfaite.

 

Le fait d’avoir emmené avec vous quatre joueuses du RC Cannes (Kloster, Grbic, Diouck, Coneo), dont vous connaissiez le profil, était-ce pour vous une sécurité pour cette première saison comme coach titulaire ?

J’ai déjà été premier coach, à des niveaux plus bas, bien sûr, en troisième division italienne et chez les jeunes. Mais la troisième division italienne, c’est déjà un bon niveau. Je pense que c’est à double-face : je n’ai pas choisi ces joueuses juste parce qu’elles étaient avec moi à Cannes mais parce que ce sont de fortes joueuses et qu’elles me permettent effectivement de mettre en place mon système de jeu. Kloster et Grbic, ce sont des joueuses que je connais depuis de nombreuses années, avec lesquelles je travaille très bien. Mais je pense aussi que ça fonctionne de l’autre côté. Je pense que les filles travaillent bien avec moi et qu’elles ont ici la possibilité de continuer à travailler avec moi.

 

Pays d’Aix Venelles est ambitieux cette saison. Vous sentez-vous un peu plus sous pression désormais ?

C’est moi qui ai choisi de relever ce challenge parce que j’estime que je suis prêt pour ça. Je ne m’inquiète pas car je pense que cela arrive à un juste moment pour démarrer quelque chose d’important. Je travaille fort tous les jours, je n’ai pas de pression. C’est un plaisir de travailler. Quand tu travailles avec l’envie de faire les choses, de faire progresser l’équipe, les jeunes, de poser tes systèmes, il y a du plaisir. Je ne prends pas cela comme une pression. C’est normal, le premier coach a toujours 20, 30% de pression supplémentaire sur les épaules. Mais je dois utiliser ça comme quelque chose de positif, de motivant, avec cette envie de progresser dans la semaine.

 

Avec la victoire en Coupe de France début septembre, vous ne pouviez pas rêver meilleur lancement de saison, non ?

Oui ! Retourner à Cannes, dans mon ex famille, sur un terrain que je connais très bien et gagner la demi-finale, puis la finale face à Lorenzo Micelli (Le Cannet) : on va dire que le week-end de Coupe de France à Cannes était un week-end parfait ! Il n’y avait pas meilleure route pour démarrer. On a fêté cela, mais deux jours après, on avait oublié la Coupe pour se concentrer sur le début du championnat. Mais oui, j’étais très fier de mes joueuses, de mon staff. On avait préparé au mieux ce Final Four, dans des conditions qui n’étaient pas faciles avec le coronavirus. Maintenant, cette histoire est terminée et une autre commence, encore plus difficile, avec le championnat.

 

Ce samedi, vous recevez Mougins, auteur d’un joli début de saison également. Comment envisagez-vous cette rencontre ?

On devra surtout être vigilant par rapport au fait que Mougins change pas mal de choses au cours du match. Le système de jeu de Mougins n’est pas facile à étudier. Il faudra être capable d’être « élastique» sur la tactique. Marie Tari change beaucoup de choses, l’attaquante, la poste 4, elle tourne, elle fait beaucoup de changements ! Il faudra s’adapter vite à toutes les situations. Après, comme à Béziers, je pense que la clé sera encore une fois le servi