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« On est un peu au mois d’août »

le 22/01/2020
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Au bord du précipice à l’intersaison, le Stade Français Paris Saint-Cloud est finalement reparti. En position délicate dans la course au maintien, Mallory Caleyron accueille le retour à la pointe d’Alexandra Dascalu comme une bouffée d’oxygène. Et se veut optimiste pour la suite.

- Mallory, les changements ont été nombreux en début de saison et beaucoup de joueuses sont parties. Qu’est-ce-qui vous a décidé à rester au sein du club de la Capitale ?

C’est d’abord un choix de vie. Mon mari (ndlr : Quentin Caleyron, double médaillé de bronze aux championnats d’Europe de BMX en 2013 et 2015) s’entraîne sur les installations de Saint-Quentin-en-Yvelines. Et pour nous, il est hors de question d’être séparés. Et puis c’est également un choix sportif. J’entame ma troisième saison à Paris Saint-Cloud et je m’y sens très bien. C’est agréable de jouer pour ce club.

 

- Il y a eu l’arrivée d’un nouvel entraîneur, Nikola Borcic. En quoi est-il différent de Stijn Morand ? Et qu’apporte t-il dans votre travail au quotidien ?

Avant, nous avions un jeu atypique basé sur la vitesse. Avec Nikola, nous sommes revenus à plus classique. À l’entraînement, comme en match, l’équipe a un jeu plus simple. Dans son approche, cela ressemble un peu à ce que fait Riccardo Marchesi, que j’ai eu comme entraîneur.

Stijn travaillait plutôt seul alors que Nikola a une adjointe avec Lara (Borcic). Et puis nous avons un nouveau préparateur physique. Nous sommes plus dans les gammes, la répétition des exercices, des systèmes de jeu. C’est très minutieux.

 

- Paris Saint-Cloud était tout proche de la fin de son histoire. En LAF tout du moins. Quel impact cela a-t-il eu sur l’entraînement au quotidien ?

Pas grand-chose finalement. Nous partageons toujours Géo André avec le basket. Alors parfois  oui, cela demande un peu d’adaptation et de concessions, mais vraiment il est rare que nos créneaux changent à la dernière minute. Le nouveau président est là avec un projet sur cinq ans. Le club veut donc grandir et je suis ravie d’y participer. Il n’y a pas une pression particulière du résultat avec le besoin absolu d’aller en Play-Offs dès cette année.

 

- 12e avec 10 points, vous pouvez difficilement ambitionner une place dans le Top 8 et le maintien est en bonne voie. Quels sont les leviers pour finir de la meilleure manière ?

C’est loin d’être fini car il reste encore dix matchs. C’est vrai que viser une place en Play-Offs est illusoire. Quand au maintien, il faut faire attention. Sept points sur Mougins c’est peu et beaucoup à la fois. Contre des formations comme Le Cannet, Cannes, Mulhouse ou Béziers nous essayons de nous faire plaisir, de travailler les systèmes et pourquoi pas de réaliser un exploit. Notre championnat se joue plus face à des équipes comme Chamalières, Terville Florange et Mougins. Trois équipes que nous devons encore affronter chez nous (ndlr : Chamalières le 28 janvier et Terville Florange le 29 février). Mougins, nous irons là-bas pour la dernière journée. Je ne voudrais pas que ce match soit décisif.

 

- Avec le retour d’Alexandra Dascalu à la pointe, est-ce une seconde saison qui démarre pour vous ?

Totalement. Surtout qu’il faut aussi noter le retour de blessure d’Isaline (Sager-Weider) au centre. Comme l’a dit le coach récemment, nous sommes un peu au mois d’août, nous repartons sur des bases nouvelles. Même pour moi après un début de saison compliqué, leurs présences offrent une bouffée d’oxygène, de la fraîcheur. Je vais bénéficier de repères que j’avais moins. Avant le retour d’Alexandra, j’étais la plus ancienne. Nous avions un groupe vraiment exceptionnel l’an passé et c’était compliqué de retrouver ça avec tous les départs.