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« Pas de meilleure solution que celle-ci »

le 12/01/2020
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Avant-dernier du championnat à l’issue de la phase aller, l’Arago de Sète et son président, René Game, ont rappelé deux emblèmes de la maison pour redresser la situation : l’entraîneur historique, Patrick Duflos, et le réceptionneur-attaquant Baptiste Geiler.  

 

- La trêve de Noël a été très active à l’Arago Sète, avec le retour de deux «enfants» du pays, Patrick Duflos, l’entraîneur, et Baptiste Geiler, le réceptionneur-attaquant. Pourquoi cela n’a-t-il pas fonctionné avec Mladen Kasic ?

Très clairement, je n’en sais rien ! Mladen Kasic est quelqu’un pour qui j’ai un grand respect. On l’avait choisi l’an dernier parce qu’on avait considéré que c’était le meilleur entraîneur sur le marché. On a fait un super démarrage de saison (quatre succès lors des cinq premiers matchs) et d’un seul coup, le moteur s’est grippé. C’est vraisemblablement l’addition de tous un tas de petites raisons. Ce qui fait qu’après avoir été, même à notre surprise, en tête du championnat après cinq journées, on a aligné les défaites. Mais on ne souhaitait pas prendre de décisions dans l’urgence. C’est pour cela qu’on a attendu cette trêve, parce qu’il y a trois semaines qui permettent de prendre des contacts, de négocier et de jouer sur le mercato.

 

- Après cette belle série de quatre succès en cinq matchs, vous n’aviez sans doute pas imaginé une telle dégringolade. Qu’est-ce qui a manqué à l’Arago à ce moment-là ?

J’ai constaté deux choses : d’abord, sur nos 17 points, on en a fait 13 à l’extérieur ! Comme si l’équipe était bloquée au Barrou. Est-ce le fait de se retrouver en tête du championnat au bout de cinq journées, le fait que les joueurs aient ressenti une attente démesurée sur la suite de la saison ? Je n’en sais rien. A l’extérieur, on a réalisé des matchs incroyables, on a gagné à Montpellier, on a mené 2-0 à Rennes ! J’ai aussi constaté une difficulté au moment du money-time des sets, aux alentours des vingt points, alors qu’on était dans une situation plutôt avantageuse. Ce qui me fait dire que c’était dans les têtes.

 

- Avec huit défaites de suite, la situation devenait délicate. Fallait-il prendre des décisions fortes ?

Quand on a fait le bilan, on s’est retrouvé dans une situation assez curieuse. Nous sommes aujourd’hui à trois points des Play-Offs et à trois points de la relégation ! Mais nous nous interdisons de regarder derrière, on regarde uniquement devant. Qu’est-ce qu’on fait dans ce cas-là ? On essaie de créer un choc psychologique. Malheureusement, ce choc se fait souvent en changeant d’entraîneur. Ensuite, nous avions décidé, bien avant la trêve, de nous renforcer sur le terrain, si nous en avions la possibilité. L’Arago peut s’enorgueillir depuis plusieurs années d’avoir une gestion saine, qui le permet. Mais on ne voulait se renforcer que si nous trouvions une «pointure». Il fallait trouver le bon entraîneur et le bon joueur. Patrick Duflos, dont vous connaissez les attaches sétoises, était disponible. Donc le choix était évident et s’imposait. Il s’est fait sans hésitation à tel point qu’on l’a signé pour deux saisons (en plus de cette demi-saison). Et c’est avec lui qu’on va atteindre et disputer les Play-Offs !

 

- Le fait de pouvoir faire revenir un entraîneur qui connaît la maison est un avantage, non ?

Evidemment. Patrick Duflos connaît les moindres recoins de la salle du Barrou et du club. Quand on a à faire un changement en milieu de saison, c’est à l’évidence un plus. Et là, il s’accompagne du retour au pays de Baptiste Geiler ! Ce n’est jamais simple de faire ça en milieu de championnat, mais nous avons pu faire cette transition avec un entraîneur et un joueur sur lesquels il n’y a pas la moindre hésitation possible quant à leur niveau et qui ont un passé sétois, la culture de l’Arago et le soutien des supporters. Il n’y avait pas de meilleure solution que celle-ci. Avoir réussi à attirer Patrick Duflos et Baptiste Geiler, pour nous, c’est formidable.

 

- Le retour de Baptiste Geiler est effectivement un joli coup !

C’est un joli coup. Baptiste, on le connaît par cœur. Il est Sétois, il est adoré par le public. On voulait quelqu’un qui ait une personnalité, au-delà de son savoir-faire de joueur. Baptiste peut apporter quelque chose dont on a besoin, une dynamique de gagne, que l’on doit absolument retrouver. Il a estimé que ça avait du sens de faire la deuxième partie de cette saison dans un autre club. Les dirigeants de Chaumont ont parfaitement joué le jeu, je les en remercie. Et dès le match contre Nantes Rezé, mardi, on aura Patrick comme entraîneur et Baptiste sur le terrain.

 

- De quoi attaquer 2020 sur une autre dynamique et de manière positive ?

C’est à la fois notre ambition et une obligation. Je considère que l’on a réussi l’inter phase aller-phase retour. On n’est qu’à trois points de la huitième place, il reste treize matchs ! On a tous les atouts pour jouer les Play-Offs. Je ne peux pas imaginer que les retours de Patrick et Baptiste ne produisent pas une dynamique gagnante.