Billetterie

« On est placé pour l’instant »

le 29/11/2019
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

Malgré un début de saison une nouvelle fois délicat, le Pays d’Aix Venelles a rétabli l’équilibre. Avec quatre victoires de suite avant de croiser Le Cannet ce soir, les Provençales de Félix André sont sur le bon chemin, dans l’attitude et dans le jeu.

 

Félix, vous vouliez éviter le début de saison poussif, à l’image de celui de l’an passé. Et pourtant, vous débutez la saison par quatre défaites de suite. Que s’est-il passé ?

Le fait de ne pas avoir la passeuse (Raymariely Santos) d’entrée de jeu sur les quatre premiers matchs change énormément les choses. Pas que l’autre passeuse (Lindsay Dowd) ne puisse pas jouer, mais quand tu entames la saison par Cannes, Nantes et Béziers sur les quatre premières journées sans la passeuse que tu as recrutée comme la n°1, forcément tu ne passes pas. Ça fait plusieurs années que l’on prend des gros d’entrée de jeu. Les trois équipes que je cite sont dans les quatre premières du classement et elles le seront peut-être jusqu’au bout. Donc je relativise cela par rapport à la densité du calendrier et l’arrivée de la passeuse qui s’est faite tardivement.

 

Depuis que Raymariely Santos est là, le jeu est-il plus stabilisé ? Vous restez notamment sur quatre succès consécutifs !

On a déjà une possibilité d’alternance. A l’entraînement, on avait une jeune joueuse du centre qui s’entraînait avec nous, qui faisait ça très bien, mais ce n’était pas comme avoir deux joueuses pros. Au-delà du match, où elle fait les choses de manière plus léchées, plus fluides, plus précises, son arrivée a changé la façon dont l’équipe s’entraînait au quotidien. Elle a un vrai leadership. Malheureusement, elle a un petit souci physique et on va être encore un peu ric-rac avec ça, mais Lindsay progresse à son contact.

 

Dans la dynamique actuelle, le gros match de ce soir face au Cannet est donc intéressant à jouer ?

C’est un nouveau test face à un cador du championnat. Ça va permettre de tester notre progression, notre avancée. On joue la dixième journée du championnat et on est 6e pour l’instant, avec ce départ qui aurait pu être bien plus handicapant, et un match en moins. Il y a déjà un petit trou de fait avec la 10e place, on a quelques victoires d’avance. Je trouve qu’on est quand même dans les cordes. On est aussi qualifié pour le Final Four de la Coupe de France. A début décembre, on est placé. On n’est pas gagnant, mais on est placé pour l’instant.

 

Comment avez-vous géré la «coupure» octroyée par le report de votre match à Saint-Raphaël samedi dernier ?

On était venu se décrasser le matin, sur place, à Saint-Raphaël, on avait mangé, on avait fait la sieste, on avait pris la collation, on avait fait la vidéo sur place. On a appris à 17h, pour un match à 19h30, que l’on pouvait rentrer chez nous ! Donc ça n’a pas vraiment été une vraie coupure. Mentalement, physiquement, on était dedans complètement. On va dire, si je peux utiliser ce mot-là, que ça n’a été qu’une petite «intempérie» dans notre planning. Derrière, on a gardé le même programme sur la semaine suivante.

 

Ce que proposent vos joueuses actuellement, en termes d’attitudes et de jeu, cela vous plaît ?

La première chose pour moi, c’est l’état d’esprit du groupe. Les valeurs que l’on doit porter sur la défense du maillot, l’engagement, quand on est sportif de haut niveau. Pour moi, ce sont les valeurs de base. Et clairement, je peux dire que mon équipe les a. De toute manière, on sait que par rapport à l’épaisseur de notre groupe, numériquement parlant et même à la qualité, si sur cet état d’esprit, on n’est pas irréprochable, on se met une balle dans le pied pour espérer avoir un résultat favorable. Les filles ont bien compris cela : si on déroge un peu, dans les «tronches» en termes d’engagement, d’agressivité, nos chances de victoire diminuent très vite. Sur ce plan-là, vraiment, c’est une satisfaction. Ce groupe a compris que son salut viendra de là. Tous les week-ends, ce championnat LAF, c’est une bataille. Il faut se remettre sur le gril. Chaque équipe s’est renforcée, la densité du championnat a encore augmenté cette année à tous les étages. Ensuite, une autre chose qui me plaît bien, c’est que l’on a quand même fini pas mal de matchs avec une marque assez bien répartie, même si on est quand même un peu dépendant de Silvi Uattara, qui est vraiment notre fer de lance offensif à l’heure actuelle et elle ne s’en cache pas. Ça se met en place et ce sont des signes positifs pour moi.  

 

Vous avez vécu le championnat d’Europe en Turquie cet été, en tant qu’entraîneur-adjoint des Bleues. Cela vous a-t-il permis de piocher quelques idées ou orientations de jeu transposables à Venelles cette saison ?

Pas forcément immédiatement, mais c’est sûr que d’être au contact d’une telle compétition, ça donne des idées. Les grosses nations, les Serbes, les Turques, je n’ai pas eu besoin de me retrouver nez à nez avec elles, c’est déjà ce que l’on voit en Ligue des Champions, ce que l’on voit partout. J’ai été plus intéressé par des équipes comme la Grèce ou la Finlande, qui nous ont battus. Dans ces nations-là, il y a des idées de jeu, des profils physiques et techniques qui correspondent plus aux joueuses que j’ai sous la main, que ce soit en club ou en sélection. C’est sur ces nations-là, qui sont un peu au-dessus de nous, qu’il y a des choses à transposer, dans l’utilisation du ballon en attaque, dans l’organisation block-défense… Il y a des choses qu’elles ont mises en place qui sont intéressantes et qui font dire que l’on peut toujours faire mieux.