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Cannes a la meute à ses trousses

le 03/10/2019
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Comme elle en a pris la bonne habitude depuis quelques années maintenant, la LAF ouvre sa saison sans horizon clairement dégagé ni hiérarchie bien établie. Le champion sortant, Cannes, est forcément dans le premier chapeau, mais Nantes, Mulhouse et Le Cannet qui complétaient le quartet la saison passée, s’annoncent fièrement sur la ligne.

 

C’est un plaisir sans cesse renouvelé et toujours cacheté. Et c’est bien ce qui fait tout le charme de ce Championnat de France féminin, jamais avare de contre-pieds et de petites surprises glissées ça et là, d’une salle à l’autre tous les week-ends. Alors que la grand-messe 2019-2020 est annoncée pour demain, difficile une fois encore de déceler des pistes de vérité. Il est bel et bien révolu le temps où le RC Cannes ravageait les terres de France de ses très gros sabots (1995-2015). Aujourd’hui, le jeu est rebattu, les cartes mélangées et les ambitions volètent aux quatre vents.

 

Mais on ne se méfie jamais assez du cœur d’un Champion. Et le RC Cannes en est un, assurément. Eternellement sans doute. Privé de titre de Champion trois saisons durant, le club azuréen a récupéré son bien au printemps dernier, en affichant, derrière le talent intrinsèque d’un effectif costaud, une personnalité, une mentalité, irréprochables. Mené systématiquement dans les deux séries de Play-Offs, privé de Ljiljana Rankovic une bonne partie de la phase finale, le RC Cannes de Riccardo Marchesi a été capable de lutter, de se relever et de triompher. Même si le roster a changé, si Christina Bauer (Florence) et Héléna Cazaute (Mulhouse), deux pièces maitresses, sont parties, le RC Cannes n’a pas perdu la foi et le retour au bercail de la puissante Ukrainienne Nadiia Kodola est un atout redoutable.

 

Seulement, Cannes n’est plus seul. Finaliste et qualifié en Ligue des Champions, le VB Nantes de Cyril Ong confirme sa structuration et ancre ses ambitions. Les nouvelles défaites en Finale des compétitions nationales ne pèsent pas cette fois du même poids de la déception. Au contraire, Nantes est en pleine ascension, avec une belle audace, une pointue française, Lucille Gicquel, qui va gagner en maturité, et l’arrivée de la prometteuse centrale internationale de l’IFVB, Amandha Sylves. Si Nantes n’a fait que quelques retouches, l’ASPTT Mulhouse, lui, a fait du gros œuvre. Magali Magail a laissé le fauteuil de coach à François Salvagni et l’effectif a été renforcé, pour s’éviter les déboires de la saison dernière en Coupe de France comme en Play-Offs. Laetitia Moma Bassoko, meilleure marqueuse du dernier exercice, arrive de Marcq-en-Baroeul, de même qu’Héléna Cazaute, avec sa médaille de Championne de France autour du cou. Enfin, dans ce quatuor reste à entendre la partition du Cannet. L’an un du Volero Le Cannet ne fut pas totalement flamboyant. Avec l’arrivée d’un nouvel entraîneur, Lorenzo Micelli, et un effectif rajeuni à l’état d’esprit conquérant, les choses peuvent changer.

 

Mais encore une fois, la LAF ce n’est ni rond, ni carré ! Derrière ces quatre équipes, tout le monde se cale et s’embusque. Le Pays d’Aix Venelles VB, ébouriffant sur la deuxième partie de la saison, sera à surveiller. Tout comme Saint-Raphaël, tenant de la Coupe de France, même si le club varois devra réussir la transition, après le départ de l’emblématique Giulio Bregoli. Sacré il y a deux saisons, Béziers est resté dans le Top 5 l’an passé et les Angels seront encore difficiles à manœuvrer. Rafraîchissante surprise de la dernière édition, Marcq-en-Barœul, 8e et tombeur de Mulhouse en quart de finale, ne veut pas rêver trop haut, mais Thibaut Gosselin a encore des idées. Et puis, il y a Paris St-Cloud, sauvé de la noyade par la famille Peters et désormais mené par Nikola Borcic, qui aspire à rebondir. Vandoeuvre Nancy, qui ne fut pas loin d’entrer dans le Top 8 l’an passé, a renforcé les coutures avec des joueuses capables de prendre les responsabilités dans les moments chauds. Il y a aussi Mougins, qui n’a pas tremblé une seconde l’an passé pour se maintenir et qui ouvre le terrain à la jeunesse française cette année. Et puis, il y a Chamalières, le têtu auvergnat à l’âme guerrière, qui ne lâchera rien, Terville Florange qui revient sur la grande scène pour autre chose que de la figuration. Quant aux jeunes pousses de France Avenir 2024, elles auront, à coup sûr, emmagasiné de l’expérience et de bons indices. Bref, la LAF lance les dés et personne ne sait vraiment quels chiffres vont tomber.