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Mougins, la jeunesse française

le 27/09/2019
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Après s’être brillamment maintenu au printemps dernier pour sa première saison historique en LAF, Mougins veut rester dans le bon élan et mise sur la jeunesse française pour y parvenir.

 

Marie Tari a fermé le kiosque à sandwichs, ranger les glaces au fond du congélateur. La saison estivale est terminée, place maintenant au volley. Et c’est avec un enthousiasme non feint et une envie pressante que l’entraîneur du MOM y revient. La saison passée a apporté de belles idées, elle a impulsé un mouvement que Mougins veut perpétuer cette année, améliorer pourquoi pas, en tout cas entretenir. Dixième de l’exercice 2018-2019, le premier de l’histoire du club en LAF, Mougins s’est régalé, s’assurant un maintien serein et sans peur, venant même titiller les copines à la lutte pour le Top 8 à cinq journées de la fin. « Ce fut vraiment une belle expérience », raconte Marie. « On espérait se maintenir, on l’a fait sans trop de souci et on a failli même accrocher un moment les Play-Offs ! C’était vraiment une super première saison en Ligue AF. »

 

A quelques semaines de la reprise, le petit club des Alpes Maritimes, blotti à l’ombre d’imposants voisins, cannois ou cannetans, se verrait bien marcher d’un même pas. S’installer gentiment, crânement en LAF, s’offrir encore un maintien paisible, en grappillant quelques centimètres de plus.  Dans cette optique, le staff du MOM est revenu à des valeurs fondatrices, fondamentales même dans l’existence du club. La saison dernière, pour sa première vie en LAF, Mougins s’était logiquement adossé aux anciennes, aux rompues, aux joueuses d’expérience pour se tirer joliment d’affaire. Cette année, le club du président Frédéric Pastorello a décidé de souffler un vent de jeunesse française dans les rangs. « On veut essayer de faire mieux. Et pour cela, on veut favoriser les jeunes potentiels et les Françaises en général. On revient à ce qu’est la personnalité de ce club. Il y aura du temps de jeu et des responsabilités données aux jeunes Françaises », résume Marie, qui prône le mouvement, le turn-over, plutôt qu’un six de base bien établi. Sur les onze joueuses qui composent son groupe, sept sont en effet françaises et la moyenne d’âge atteint tout juste les 24 ans !

 

Cet été, Marie a souvent fait «son marché» aux alentours, piochant notamment à Venelles la jeune centrale internationale, Pauline Martin, et sa nouvelle pointue, chargée de remplacer Julie Oliveira partie en Pologne, la Brésilienne, Heloiza Lacerda Pereira. « En fonction de ce que j’avais, j’ai été chercher les étrangères avec qui je voulais travailler. La pointue brésilienne me tente, je veux tenter ma chance avec ce genre de personne. J’avais aussi envie de garder une gauchère dans mon équipe, d’où l’arrivée de la canadienne, Taija Thomas, pas encore bien intégrée dans le groupe, mais qui a de belles qualités », résume Marie, qui n’a pas conservé en revanche l’Américaine Amber Witherspoon arrivée cet été, lui préférant finalement une connaissance du club, la Croate Marija Slavulj.

 

En tout cas, Mougins a des balises désormais. Avec une année de vécu, ce n’est plus le noir total et les enseignements tirés sont précieux, même si Marie s’attend à une deuxième saison délicate. « Ce que j’ai appris, c’est que tu n’as pas le droit à l’erreur du tout. Tous les matchs et tous les sets sont hyper disputés et si tu lâches deux, trois ballons, t’es foutu ! Il faut être très exigeant, les gens sont hyper pros. Les clubs se structurent, tout le monde vise l’excellence, tout le monde cherche à aller plus haut. Ça nous a fait grandir sur la façon d’aborder les matchs, le travail à l’entraînement », reconnaît la technicienne. D’ailleurs, et c’est une grande première dans l’histoire du club, Mougins a entamé sa préparation estivale par une semaine d’oxygénation en montagne, à Valberg. Et durant l’année, les joueuses disposeront de créneaux de musculation exclusifs. « Il faut concrétiser cette saison », convient Marie, qui a clairement mis l’accent sur le fonds de jeu depuis la reprise. « Il faut qu’on avance là-dessus, que l’on progresse. Ce groupe est très investi dans ce que l’on demande, il a envie d’apprendre. Collectivement, on rame un peu encore, le groupe ne se connait pas encore bien, mais le temps nous aidera », assure Marie, ravie de repartir pour un grand tour de France.