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Nantes Rezé, le souci du détail

le 25/09/2019
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Huitième l’an passé, Nantes Rezé est entré en Play-Offs pour tomber face à Tours. Cette année, Fulvio Bertini et sa troupe misent sur la continuité et un vent de jeunesse pour s’inscrire encore dans le Top 8, en prenant garde aux petits détails qui font souvent la réussite d’une saison.

 

La déception de la défaite italienne face aux Bleus en quart de finale de l’Euro de Volley à Nantes à peine digérée, Fulvio Bertini s’est vite remis en mode NRMV. A quelques semaines de la reprise, le technicien italien a déjà balisé le parcours. Alors qu’il a prolongé de deux saisons son aventure nantaise au printemps dernier, il a désormais l’œil aiguisé et le constat ciselé : la LAM est un sacré sac de nœud, duquel il est toujours extrêmement difficile de s’extirper ! C’est ce qui fait son charme, c’est aussi ce qui fait sa dangerosité, ce côté aléatoire, cette impression de traverser le Grand Canyon sur un fil au-dessus du vide. « C’est un championnat très homogène, très dense, avec cette saison un calendrier avec deux ou trois matchs consécutifs dans la semaine parfois. Ce sera primordial de garder un niveau d’effort physique constant et ne pas rater les moments capitaux. Pour moi, ce sera un championnat encore plus difficile que l’an passé. Il n’y a pas d’équipes faibles, toutes sont bien organisées, bien structurées, avec des effectifs importants. Tu peux gagner contre les premiers et perdre contre les derniers. C’est une caractéristique que j’adore, mais il faut faire très attention», explique Fulvio.

 

Afin d’attaquer au mieux l’exercice 2019-2020, le jeune technicien italien a finement analysé les deux dernières saisons du NRMV. En 2018, Nantes Rezé avait manqué les Play-Offs d’un point, en avril dernier, il les a bien accrochés, mais après un début de saison sous les trompettes, il a un peu plus cahoté sur la phase retour, offrant un flanc fragile à l’extérieur notamment, pour laisser choir finalement la septième place pour un point, laquelle lui aurait peut-être offert un quart de finale plus «jouable» que celui face à l’ogre tourangeau. «On aurait joué Ajaccio, c’était fort, mais c’était plus accessible que Tours», reconnaît l’entraîneur nantais, qui a donc priorisé l’attention de chaque instant, la concentration de bout en bout pour cette saison. «Il ne faut pas laisser de côté le moindre détail. Aller chercher un point, deux points, notamment à l’extérieur, faire attention à ces petites choses, à l’attitude mentale. Il faudra un peu améliorer cela cette saison. Parfois ça peut faire la différence», évoque Fulvio.

 

Le NRMV entre donc en piste en toute délicatesse. Mais aussi avec un vécu collectif certain. Quand l’an passé, il avait fallu rebâtir, cette année, Nantes Rezé a conservé la colonne vertébrale et notamment son axe passeur-pointu, avec l’international slovène Gregor Ropret à la baguette et l’attaquant slovaque Peter Michalovic à l’exécution. Une satisfaction évidemment, même si le coach italien tempère l’enthousiasme. «La situation présente des avantages bien sûr, mais aussi des inconvénients, car tout le monde va nous connaître avant de démarrer. Mais c’est vrai que pour mon staff et moi, avoir la possibilité de continuer à travailler sur le boulot que l’on a déjà fait l’an dernier, c’est un avantage oui.»

 

Pour embellir tout cela, Fulvio a encore misé sur l’atout physique, mais il a surtout voulu améliorer la qualité de service, laquelle a parfois manqué l’an passé. «On a pris des mecs plus forts au service», assure le coach. Ainsi, le jeune réceptionneur italien, Paolo Zonca, tout à fait capable d’être performant dans ce registre-là. Mais le NRMV, qui n’a pas non plus un budget élastique et des moyens colossaux, a aussi brandi la carte de l’audace, avec un grand vent de jeunesse sous le toit, entre le libéro Romain Deveze, qui disputera sa première saison en LAM, le central Antonin Roulleau, le pointu tout frais émoulu du CNVB d’à peine 20 ans, Célestin Cardin ou encore le jeune réceptionneur de 16 ans, Timothé Galtie ! «On a fait des paris. Après, travailler avec les jeunes, c’est une chose que j’aime bien faire et je pense que c’est la direction que doit prendre notre club», convient Fulvio. Tout cela doit donc maintenant pousser le NRMV jusqu’en Play-Offs, son Graal, son titre de champion, comme aime à le rappeler tous les ans le technicien transalpin, qui ne risque pas de se hasarder au moindre pronostic, surtout en pleine préparation. Mais qui glisse quand même, dans un demi-aveu et avant un match amical face à Rennes ce samedi, voir « des choses intéressantes » depuis le début de la préparation.