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Marcq-en-Barœul ne perd pas le Nord

le 20/09/2019
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Huitième de la saison régulière et surtout épatant tombeur de Mulhouse au premier tour des Play-Offs, Marcq-en-Barœul veut rester humble et discret à l’aube d’un deuxième exercice consécutif en LAF, où les mots continuité et progression guideront ses pas.

 

Il n’y a pas de griserie. Même l’envie d’attiser les souvenirs, de souffler sur les braises, semble passée. Marcq-en-Barœul a vécu un magnifique printemps, mais il a déjà rangé ce petit bonheur dans la malle. La vie continue et l’histoire du club nordiste va s’écrire gentiment, au présent, sans qu’il ne pense une seule seconde avoir effectué un bon de géant.

 

Et pourtant, ce que le VCMB a réalisé en avril dernier, passant au pressoir les grandes dames de l’ASPTT Mulhouse en deux matchs au premier tour des Play-Offs, avec la huitième étiquette dans le dos, avait tous les charmes de l’exploit authentique. Les Alsaciennes avaient dominé la saison régulière et elles portaient haut le statut de favorites pour le titre. Et puis, les filles du Nord ont déboulé, sans nulle crainte, propulsées seulement par le plaisir de vivre ce moment-là. « On n’a pas volé notre victoire, mais peut-être que Mulhouse a eu du mal à gérer ces moments à pression alors que nous, on a joué très libéré et on a très bien joué aussi », se souvient le coach, Thibaut Gosselin.  

 

Ce genre de performance, ça vous « masterise » une saison de promu. Mais pour Thibaut et l’ensemble du club, ça ne doit pas faire oublier d’où l’on vient et ce que l’on veut construire. A deux semaines de la reprise, le VCMB ne roule pas des mécaniques. Le budget reste serré, même s’il s’est étoffé un peu et a permis l’apport d’une onzième joueuse dans l’effectif contre dix l’an passé. Surtout, la matrice n’a pas changé et, dans le Nord, la raison et le travail demeurent les meilleurs conseillers. « C’est ma quatrième saison au club, on est toujours dans une recherche de progression, de continuer à se structurer, de ne pas trop se précipiter. Depuis que je suis au club, tous les ans, on me dit que c’est la saison la plus dure. Je m’attends encore à une saison difficile, compliquée », résume ainsi Thibaut.

 

Et ce d’autant qu’il ne pourra plus compter sur le bras stupéfiant de la meilleure marqueuse de LAF l’an passé, Laëtitia Moma Bassoko. Une lourde perte, qu’il a fallu digérer et compenser. Mais Thibaut avait pu anticiper les choses et définir très tôt le portrait de sa nouvelle pointue. Karolina Goliat (ex Saint-Raphaël) a sans doute un profil moins explosif, mais ses qualités de contre sont indéniables et son vécu malgré son jeune âge (22 ans) est un sérieux atout. « Magali (Magail) m’a appelé en janvier au sujet de Laëtitia, ça s’est très bien fait. Ça m’a permis de réfléchir et de ne pas être en panique. Je voulais rester sur une joueuse plutôt jeune, pas encore complètement formatée, à qui on peut proposer de nouvelles choses. Karolina entrait dans ce profil-là. Avec elle on ne part pas trop dans l’inconnu », admet Thibaut, qui a aussi renforcé le potentiel offensif aux ailes avec l’apport de Margarita Martinez (ex Mougins), sans toutefois rogner sur l’ADN défensif du VCMB : « Plutôt que la course à l’armement pour mettre le ballon par terre, je suis plus à la course pour que le ballon ne tombe pas dans notre terrain », résume-t-il.

 

Et puis, avec un recrutement 100% LAF et six joueuses restées fidèles au club sur les onze qui composent le groupe pro, le VCMB a des repères et des tampons sur les cartes de fidélité ! « Il y a un attachement, des routines connues. Des joueuses sont là depuis quatre ans, quand on était en Play-Down d’Elite », se félicite le technicien nordiste. Pour autant, Marcq-en-Barœul ne va pas s’amuser à viser le 100 dans la cible. L’an passé, le « râteau » allait de 5 à 12, cette saison l’objectif a gratté un palier et le VCMB voudra toucher entre 4 et 11, en se disant évidemment qu’il serait sympa de refaire un tour de Grand Huit ! « On ne va pas chercher à se brûler les ailes, mais les joueuses ont prouvé et se sont prouvé l’an dernier qu’elles étaient capables de produire un jeu intéressant », glisse-t-il, dans un sourire, en guise d’avertissement au reste de la troupe LAF.