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Nouvelle ère dans le Var

le 19/09/2019
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Acteur majeur des succès de Saint-Raphaël ces dernières années, l’entraîneur italien, Giulio Bregoli, a quitté le club à l’intersaison et cédé le fauteuil au tout jeune coach, Alexis Farjaudon. Motivé et enthousiaste, l’ancien réceptionneur-attaquant de Ligue AM a hâte de relever ce grand défi en Ligue AF.

 

Il a lancé la préparation il y a un mois. Avec pour la première fois de sa toute nouvelle carrière, la chasuble d’entraîneur en chef sur le paletot. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Alexis Farjaudon se régale chaque jour qui passe. « J’adore », lâche-t-il dans une exclamation sans faux-semblant. « Je ne prends que du plaisir. Pour rien au monde, je ne changerais ma situation. » Nommé au printemps dernier à la tête du SRVVB, dès l’instant où le club a dû entériner le départ de l’emblématique entraîneur italien Giulio Bregoli, Alexis a tout fait en accéléré. Retraité des parquets en mars 2018, il fit une volte pour plonger illico dans sa nouvelle vie ! Alors qu’il passait le DEJEPS, il croisa le chemin de Liesbet Vindevoghel, ancienne star raphaëloise, pour une première prise de contact. Dans la foulée, Giulio Bregoli l’embauchait à l’essai pour six semaines, puis le gardait à ses côtés toute l’année la saison passée. Dans le tambour, Alexis s’est senti bien tout de suite, avant d’endosser le blason de commandant technique 2019-2020, sans la moindre hésitation. « Les dirigeants m’ont contacté en février dernier, quand Giulio a émis l’hypothèse de partir. Ils m’ont demandé si je me sentais prêt à prendre l’équipe et j’ai dit oui tout de suite ! », raconte Alexis.

 

Passionné de volley et spectateur attentif de la LAF depuis un paquet d’années, Alexis est là où il avait envie d’être, au plus près d’un volley féminin dont il apprécie les tournures de jeu et les finesses tactiques. « Je cherchais vraiment à entraîner dans le secteur féminin. Le volley masculin est plus tourné sur le physique. Dans le secteur féminin, il y a, je trouve, plus de leviers tactiques, techniques, à actionner », résume-t-il. Alexis a déjà fait ses petites fiches. Il a des jalons, des repères, une certaine lecture hiérarchique du championnat de France féminin. « J’arrive à me positionner sur nos forces et celles des adversaires », consent-il.

 

Reste que Saint-Raphaël débute une nouvelle ère, derrière six années riches et couronnées de succès sous la baguette de Giulio Bregoli, avec en point d’orgue évidemment le titre de champion 2016 et la Coupe de France 2019. Et ce n’est jamais simple de faire la première empreinte dans le sable. Alexis le sait bien, mais il ne le craint pas pour autant. « Giulio a fait un gros travail, mais je n’ai pas vraiment de pression, je ne me dis pas qu’il faut absolument gagner quelque chose dans les deux ans. Je reste dans ma bulle et si les résultats arrivent tant mieux.  Mais le premier objectif de la saison, c’est le maintien », rappelle-t-il clairement.

 

Avec dix nouvelles joueuses sur douze, un effectif très jeune, un nouveau coach et un budget qui demeure modeste, le SRVVB ouvre effectivement un nouveau chapitre, où tout est à écrire. « On part un peu dans l’inconnu », convient son entraîneur. La tâche est lourde donc, mais exaltante aussi. Au premier jour de la préparation, le coach a tout de suite posé son profil et sa philosophie sur la table. « Je crois profondément à la force d’un collectif, donc dans les valeurs de solidarité, de combativité, de travail, celles qui étaient les miennes quand j’étais joueur. » Depuis un mois, il semble que les idées aient été bien reçues. « C’est un groupe qui m’étonne chaque jour, qui vit très bien ensemble. En termes d’état d’esprit, d’engagement, de motivation, elles montent d’elles-mêmes le niveau. Elles commencent à comprendre ce que je veux », se félicite le technicien varois, qui aura l’occasion de jauger son groupe le 27 septembre prochain face au RC Cannes, dans le choc d’avant-saison entre le champion en titre et le tenant de la Coupe de France.