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Nouvel envol pour les Aiglons

le 18/09/2019
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Sixième et demi-finaliste LAM l’an passé, Nice a tourné la page Mladen Kasic à l’intersaison. Sur le banc désormais, c’est Ratko Peris qui va mener l’envol. Sans pression, mais avec une furieuse envie de bien faire.

 

C’est un peu comme si le chef de bande, le « père de famille » avait quitté le nid. Au printemps dernier, quand Mladen Kasic a annoncé son départ, le Nice VB, forcément, a accusé un peu le coup. Pendant dix-neuf ans, en deux temps, le Serbe au verbe haut et au ton sec, à la passion brûlante pour son sport, a porté l’étendard, protégé la couvée. De coups de gueule en émotions pures, de désarrois en bonheurs entiers, Mladen a élevé ses ouailles jusqu’à une dernière demi-finale de championnat, perdue face à Tours en mai dernier.

 

Evidemment, dans le nid froid, il y eut quelques plumes tristes. Mais la page est maintenant tournée. Mladen est à Sète et, depuis près de quatre semaines que la préparation du club azuréen est lancée, c’est désormais Ratko Peris qui veille au bon envol des Aiglons. L’entraîneur croate est bien connu des services LAM, pour avoir très longtemps joué en France (Rennes, Ajaccio, Narbonne, Martigues, Cambrai), y avoir coaché aussi aux étages inférieurs (Cambrai en LBM et Alès en Elite). Après trois saisons à la tête du Prefaxis Menen, en Belgique, il revient avec enthousiasme sur une terre française qu’il a foulée pendant plus de vingt ans. « Pour moi, la France, c’est spécial. Ça me tient à cœur de retrouver ce championnat soudé, avec de grosses qualités et des équipes surprises tous les ans. Je voulais revenir et je suis content d’être là », clame-t-il.

 

Et le Croate avance déjà la tête haute. Ratko n’est pas le genre de bonhomme à s’incliner devant les belles lettres du passé. S’il respecte et reconnait ce qui fut bien fait au NVB, le nouvel entraîneur niçois est d’abord là pour relever un défi et cela le titille sacrément. « Mladen, je lui tire mon chapeau. C’est un grand monsieur du volley français. Mais moi, je n’ai aucun doute sur notre travail. J’aime bien les challenges, l’excitation d’un nouveau défi. Je les recherche. Je me donne à fond, j’ai confiance en mon travail. Je ne me mets aucune pression par rapport à Mladen. Pour moi, c’est un truc normal. Dans tous les clubs où je suis passé, comme joueur et comme entraîneur, personne ne m’a viré. J’espère que ça va continuer comme ça », lance-t-il dans un sourire.

 

Ratko débarque donc avec sa philosophie, ses idées et de jeunes recrues pour la plupart. Il lui a fallu recomposer la colonne vertébrale, passeur-pointu, et c’est le tandem Rusmir Halilovic (ex-passeur de Narbonne) – Jolan Cox (pointu de Maaseik en Belgique) qui succède cette saison au duo Coric – Overbeeke. « Overbeeke et Coric ont très bien fonctionné tous les deux, mais qui dit que Cox et Halilovic ne vont pas fonctionner comme ça ? Je ne perds rien, je ne pleure pas sur eux, j’ai mes gars, je suis concentré sur mon équipe, je ne regarde pas en arrière. On va essayer de faire du mieux possible, d’abord rentrer dans les Play-Offs. Après tout est ouvert », raconte Ratko.

 

Le nouveau pointu niçois, Jolan Cox, aura évidemment une bonne partie de la réponse cette saison. Attaquant gaucher explosif de 28 ans, champion de Belgique et pensionnaire de la Ligue des Champions ces trois dernières saisons, il a le potentiel pour mener l’offensive niçoise. « Je l’ai vu jouer pendant trois ans en Belgique, c’était intéressant pour moi de le ramener », concède Ratko, heureux de constater que depuis la reprise, fin août, la nouvelle jeunesse niçoise (Polomac, Desmedt, Battelli, Serreau) est déjà avide d’apprendre, en attendant le retour sur la Côte d’Azur des « réquisitionnés » à l’Euro, Galabov, Cuk et Ribbens, pour solidifier l’ouvrage et siffler vraiment le nouvel envol des Aiglons.