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« En mettre une derrière nous »

le 10/09/2019
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Habitué à lutter pour le maintien, le VBC Chamalières n’aura une nouvelle fois pas d’autre ambition cette saison. Avant de voir plus haut dans quelques années.

 

« Tout vient à point à qui sait attendre. » Au sein du club depuis 18 ans, Atman Toubani ne se voyait peut-être pas patienter une ou deux saisons de plus pour jouer autre chose que le maintien. Décidé à quitter la formation auvergnate en mai dernier, à deux doigts de signer dans une autre écurie tricolore, il a été rattrapé par l’ancien président du Clermont Foot, Claude Michy pour une 19e saison. « Cela ne s’est pas joué à grand-chose. C’est peut-être le destin finalement. J’ai fait volte face au dernier moment », témoigne t-il. D’où un recrutement tardif et des arrivées jusqu’aux dernières heures du mois d’août avec l’Ukrainienne Olena Leonenko (28 ans, 1,85 m) au poste de réceptionneuse/attaquante. Il faut dire que le technicien du VBCC a dû repartir de zéro ou presque. En effet, impossible pour lui de faire venir les joueuses qu’il avait ciblées avec l’autre club.

 

Maintenu à l’avant dernière journée aux dépends de Quimper, l’entraîneur a décidé et réussi à garder sa colonne vertébrale avec Christelle Tchoudjang Nana en attaque, Kathleen Gates et Yolande Amana Guigolo à la passe, mais aussi Anne-Laure Margirier au poste de libéro. « Cela va nous faire gagner un peu de temps. Car avec les championnats d’Europe et la Coupe du monde au Japon, les dernières filles vont arriver très tard. On peut d’ores et déjà travailler la relation passe/attaque et relayer nos systèmes de réception. Ce n’est pas du luxe, d’autant que toutes les recrues ne connaissent rien de la Ligue AF, hormis Lisa Jeanpierre », argumente Atman Toubani.

 

Atypique, Chamalières l’est aussi en termes de préparation physique. Alors que la plupart des concurrents reprennent le jour de la première séance, les Chamalièroises attaquent directement dans le vif du sujet. La raison en est simple, le collectif a entamé sa véritable reprise le 14 juillet ! « Tout le monde reçoit un programme à faire à distance. Comme ça, lorsqu’elles arrivent, on ne passe pas par les ateliers classiques, on bosse directement les phases de jeu. C’est un gain de temps précieux. Même si elles sont prévenues, les nouvelles sont surprises et se demandent parfois ce qu’elles font ici. Cela permet de responsabiliser les joueuses », en rigole presque Atman Toubani.

 

Pour ne pas revivre les mêmes angoisses que les années précédentes avec des maintiens sur le fil, Chamalières a décidé de voir un peu plus grand avec un effectif de douze joueuses. « Il va falloir s’adapter à tout ça. Je n’ai pas coaché depuis longtemps avec autant de joueuses. Il faudra gérer les temps de jeu, les caractères de chacune. On ne fait pas cocorico pour autant. Hélas, avec trois mondialistes au Japon et qui ne reviendront pas avant le 2 octobre, nous serons je pense encore une équipe intéressante à jouer jusqu’à Noël », étaye Atman Toubani. Une fois encore pour le VBCC, le maintien sera l’unique objectif, comme l’explique l’entraîneur : « Objectif maintien, un point c’est tout et en l’obtenant le plus tôt possible tant qu’à faire. Aujourd’hui, il faut être lucide, le recrutement est intéressant chez beaucoup de formations. Le scénario de la saison passée sera identique cette année. Les hauts seront en haut avec une ou deux surprises dans un sens ou dans l’autre. On verra plus haut d’ici 2020-2021 » poursuit-il. Une future ascension que le club ne prépare pas uniquement sur le terrain. Les Panthères voient en effet leurs conditions de travail s’améliorer avec des créneaux d’entraînements plus larges dans leur gymnase, mais aussi des déplacements systématiquement organisés la veille du match et surtout, un entraîneur focalisé exclusivement sur son équipe.

 

Afin d’avoir le moins de retard possible à l’allumage, l’avant-saison passera évidement par son lot de matchs amicaux avec notamment deux tournois. Celui de Nancy du 13 au 15 septembre, mais surtout celui de Riom les 21 et 22 septembre avec Mougins, Béziers et Nancy. « C’est important pour la région d’honorer ce tournoi. Cela donnera aussi l’occasion au public de revoir Marie Tari (ndlr : coach de Mougins) », confie Atman Toubani.