Billetterie

Un dauphin ambitieux

le 02/09/2019
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

Battu en finale de Championnat par Cannes, et en finale de Coupe de France par Saint-Raphaël, le VB Nantes aspire à enfin décrocher le titre qui lui manque.

 

Cette année, les Nantaises se sont inclinées à deux reprises en finale des échéances nationales. Un quatrième et cinquième revers dans l’histoire du club après des échecs en 2014 (championnat + Coupe de France) et 2016 (Coupe de France). Pour autant, le manager Sylvain Quinquis dresse un bilan positif de tout cela : « si on veut faire la fine bouche, il manque effectivement un titre à notre saison. Mais ce que je vois, c’est l’évolution positive du club. Nous avons changé de salle avec un écrin de 2 500 places, un terrain et un sol spécifiques au volley. La structure est de plus en plus professionnelle. Il y avait une étape importante à franchir et l’arrivée de Cyril (Ong) comme entraîneur, et moi en manager, allaient en ce sens. » Prêt à passer un cap, Nantes a en plus vu juste dans son recrutement avec des éléments tels que Lucille Gicquel (21 ans, 1,89 m), Odette Ndoye (27 ans, 1,78 m) ou encore l’Américaine Annika Albrecht (23 ans, 1,85 m). Des options payantes, puisqu’en fin de saison régulière, les joueuses de Loire-Atlantique prenaient la 4e place derrière l’intouchable trio Mulhouse, Cannes, Le Cannet. « On ne pouvait pas se louper sur cette partie. Il y a eu un gros pari sur Lucille Gicquel qui a explosé. C’est finalement une demi-surprise car avec Cyril (Ong) on croyait vraiment en son potentiel. Elle a les qualités humaines, physiques et « volleyballistiques », poursuit le manager du VBN.

 

Grâce à cet extraordinaire parcours, le VB Nantes va retrouver la Ligue des Champions. Une deuxième dans l’histoire du club nantais. L’occasion pour l’institution de solliciter un peu plus les jeunes en devenir puisque la formation de Cyril Ong sera amenée à disputer – a minima – six matchs européens, plus la Coupe de France et le championnat. « On a juste apporté quelques retouches en gardant une bonne ossature de la saison passée », confie Sylvain Quinquis. D’où un recrutement à la fois léger et costaud. Au rayon des arrivées, il faut noter celle de la jeune internationale française Amanda Silves (18 ans, 1,92 m) au poste de centrale, ou encore de l’Américaine Lindsey Vander Weide (21 ans, 1,91 m) en récep./attaque. « Amanda a un gros potentiel et est déjà assez aguerrie pour voir plus haut et batailler face à de grosses écuries. Quant à Lyndsey, elle va apporter une dimension physique supplémentaire en bout de filet. C’est un peu le même profil qu’Albrecht », étaye le manager nantais. Du haut de ses 26 ans et son mètre quatre-vingt, Katharina Schwabe constitue aussi un renfort de poids en termes de palmarès et d’expérience.

 

À l’aube d’une nouvelle saison dans l’élite, les dirigeants du VB Nantes ne se voient pour autant pas plus beaux qu’ils ne le sont. Et l’ambition sera simple pour l’exercice à venir : continuer à garder une qualification en Coupe d’Europe – peu importe laquelle – et gravir éventuellement une marche supplémentaire en obtenant enfin un trophée.

 

Engagé sur trois tableaux, Nantes ne change pas pour autant ses habitudes avec sept semaines de préparation qui amèneront le groupe à l’ouverture du championnat à domicile contre le promu Terville Florange. « Nous n’avons pas fait de calculs pour que les filles aient un pic de forme à tel ou tel moment. Le plus important et compliqué pour nous sera la gestion logistique et l’enchaînement avec parfois trois rencontres dans une semaine. Il faudra être hyper vigilants lors des semaines européennes. Et ce sera là, un rôle important pour le staff et les dirigeants », conclut Sylvain Quinquis.