Billetterie

Mende s’invite à la prochaine fête

le 13/08/2019
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Stoppé aux portes des Play-Offs, le Mende Volley Lozère souhaite passer un cap supplémentaire en s’invitant à la prochaine fête.

 

C’est en forgeant qu’on devient forgeron, dit le proverbe. Année après année, à force d’abnégation, d’apprentissage, d’audace, le Mende Volley Lozère a fini par rejoindre le monde professionnel. La saison dernière, les hommes de Constant Tchouassi – qui entamera sa huitième année à la tête de l’équipe fanion – ont su obtenir un maintien rapide en Ligue BM. Et il s’en fallut de peu, un petit point derrière Avignon, pour que le club ne s’invite en Play-Offs. Une légère déception pour le technicien mendois, comme il le confie : « Honnêtement, lorsque vous êtes au haut niveau, vous voulez faire du mieux possible. Alors oui, j’étais un peu déçu de ne pas accrocher cette 8e place. Mais, moi ce que je retiens c’est notre dernier match. Une victoire 3-2 devant Cambrai dans une salle pleine et avec une ambiance incroyable. En tant qu’entraîneur, si nous avions été en quart pour prendre deux fois 3-0 contre Paris, je peux vous assurer que je n’aurais pas vécu les mêmes vacances. Je serais parti avec un goût amer dans la bouche. Là, nous avons fini sur une note positive. » À l’image d’une saison qui l’a été tout autant pour le promu. Promis aux pires souffrances, il aura tout de même fait tomber le Plessis Robinson, Avignon, Saint-Nazaire et Cambrai dans son gymnase de Piencourt. « C’était une première dans l’histoire du département de monter si haut. Il y avait une grosse attente des gens au niveau de la ville, de la région. Durant un an, il a fallu se structurer, se professionnaliser. Le club a réussi à remplir le cahier des charges pour ne pas rester à la porte de la Ligue BM », explique Constant Tchouassi, l’homme fort du club.

 

Ayant appris de ses erreurs, le Mende Volley Lozère va donc repartir au combat avec d’autres ambitions et un nouvel effectif. « Mon idée avec un budget restreint c’était de prendre des joueurs qui allaient découvrir la Ligue BM avec nous. Personne, hormis Ali Kerboua n’avait évolué à ce niveau. Mais en proposant des petits contrats aux joueurs, je savais que nous nous exposions à un exode massif. Du coup, nous repartons un peu de zéro avec des joueurs à gros potentiels », argumente le technicien. Les Lozériens démarrent donc un nouveau cycle pour cette saison 2019-2020. Le club a été chercher Lucas Groc, passeur de 2m du côté de Conflans (Elite), mais aussi Faipule Kolokilagi, pointu en provenance de Nancy qui a l’avantage de connaître la Ligue. Mende pourra aussi s’appuyer sur Nicholas West (27 ans), central de 2,03m venant d’Allemagne, ou encore sur le Congolais Vincent Mabiala (2,04m), central également. Enfin, Constant Tchouassi ne tarit pas d’éloges pour Tanguy Dijoud, jeune central de 17 ans : « il va avoir du temps de jeu avec nous cette année et je peux vous dire qu’il va falloir le surveiller. Il a tout d’un futur très grand. Ce sera mon devoir de le faire grandir sans le brûler. »

 

Si comme le souhaite l’entraîneur, l’alchimie prend, Mende vivra un exercice plus beau encore que le précédent. Et la formation mendoise pourra poursuivre son ascension qui, si tout va bien, l’amènera en Ligue AM d’ici à cinq ans. « Mende devient une ville de volley. Les joueurs sont reconnus dans les rues. Le staff, les spectateurs, les bénévoles, les politiques, tous vont dans le même sens. Il n’est pas rare que le maire vienne voir des entraînements. Et les soirs de match, il est également présent, tout comme la présidente du département. Dans la mentalité, je trouve que la dynamique est identique à ce que j’ai connu à Chaumont. Ici, nous avons une vraie philosophie de jeu. On vient de monter notre centre de formation. Lorsque je suis arrivé en N2 et que je disais aux gens que nous jouerions un jour en Ligue BM, ça faisait rire. Un jour nous serons en Ligue AM ».