Billetterie

On efface tout et on recommence

le 27/08/2019
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Finaliste malheureux face à l’ogre parisien, Saint-Nazaire espère rééditer sa performance avec une issue plus heureuse. Avec dix arrivées pour neuf départs, le club repart de zéro, ou presque.

 

Demi-finaliste lors des saisons 2016-2017 et 2017-2018, finaliste malheureux cette année contre le Paris Volley, Saint-Nazaire espère que la prochaine sera la bonne. Malgré la défaite de son équipe à l’issue du troisième match décisif, Gilles Gosselin ne se montre pas si déçu que cela avec quelques mois de recul. « La saison a été complexe et faite de hauts et de bas. Il y a eu un manque de stabilité qui nous coûte peut-être du jus sur la fin. La régularité est venue en phase finale avec un supplément d’âme collective » confie le technicien. Avant de poursuivre : « Il y a eu une prise de conscience collective et les joueurs ont mis de côtés leurs égos et leurs diverses frustrations. Individuellement nous savions que les qualités étaient là et que nous pouvions bousculer tout le monde. L’équipe a su réagir au meilleur des moments. » Ecartant Martigues et Cambrai à chaque fois en deux matchs secs, les Nazairiens se présentaient en sérieux outsiders en finale contre le Paris Volley. Sans le succès au bout. « Contre Paris, il nous aura manqué plus d’audace et de prise de risque. Dans le deuxième match, on sent le Paris Volley vulnérable. Mais nous n’avions plus trop d’essence dans le moteur », témoigne Gilles Gosselin.

 

Décidés à repartir sur un nouveau cycle, les dirigeants ont procédé à un grand « nettoyage » de printemps. Dix nouveaux joueurs vont endosser le maillot du club, pendant que neuf autres se tournent vers d’autres horizons. Seul le central brésilien Maycon Moreira reste à bord du navire nazairien. « Certains ont eu l’opportunité de partir, d’autres étaient en fin de cycle. Et puis de notre côté, nous avons voulu aussi nous améliorer sur quelques postes. Nous avons pris l’option de recruter surtout des joueurs français à fort potentiel » explique Gilles Gosselin. En termes d’espoirs, on peut notamment penser au passeur tourangeau Thomas Nevot (24 ans, 1,94m) champion de France la saison dernière et vainqueur d’une Coupe d’Europe en 2017 avec le TVB. Ou encore au pointu de Cannes Enzo Josserand (23 ans, 2,04m). Mais afin de ne pas laisser ses jeunes sans expérience, l’entraîneur du SNVBA est aussi allé chercher des hommes avec un peu plus de bouteilles. « Nikos Zoupani évoluait en Grèce depuis trois ans. C’est un pointu au jeu très stable, offensif et qui est titulaire en sélection nationale. Il est déjà venu en juillet pour découvrir le club et la ville. Il vient pour s’inscrire dans la durée », décrit l’entraîneur.

 

Doté d’un effectif plutôt équilibré et prometteur, le SNVBA visera encore le haut du tableau et pourquoi pas – cerise sur le gâteau – la montée en fin d’exercice. Mais plus encore que l’an passé, en raison de la présence du Paris Volley, la lutte s’annonce ardue avec de nombreux prétendants sur la ligne de départ. « Nous avons toujours la montée en ligne de mire malgré les changements. Tout le monde vient pour prendre des responsabilités, lancer sa carrière et monter en Ligue AM. Je vais avoir un groupe très jeune avec moins de 25 ans de moyenne d’âge », poursuit Gosselin. « Nous devrons surveiller tout le monde. Quasiment toutes les équipes seront dangereuses. Je pense surtout à Cambrai, Nancy, Martigues, le Plessis Robinson ou encore Fréjus », conclut le technicien. Le début de saison ne sera pas simple pour Saint-Nazaire avec la venue de Cambrai suivi d’un déplacement au Plessis Robinson. Le meilleur moyen d’entrer de suite dans le vif du sujet.