Billetterie

Au régime forcé

le 06/08/2019
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Double vainqueur de la Coupe de France en 2016 et 2017, demi-finaliste du dernier championnat, Ajaccio doit faire face à de fortes restrictions budgétaires, mais sans restrictions dans ses ambitions.

 

C’est le genre d’épine dans le pied dont chaque club se passerait bien. À l’heure d’établir le budget prévisionnel de la saison à venir, les présidents comptent bien souvent sur les subventions de la ville, du département ou de la région. Quatre fois demi-finaliste du championnat, victorieux de la Coupe de France en 2016 et 2017, ainsi que de la Supercoupe en 2016, Ajaccio va devoir néanmoins faire sans les aides des collectivités. Une perte de 300 000 euros obligeant la direction insulaire à travailler plus intelligemment encore que les années précédentes : « On a forcément travaillé différemment, mais l’ambition restera la même. Être en phase finale et voir ce qu’il y a matière à faire », explique Frédéric Ferrandez, élu meilleur coach de Ligue AM par ses pairs. « Bien sûr que la question de continuer s’est posée. Mais j’attaque ma 15e saison ici. Et le fait de repartir de zéro ou presque avec un effectif renouvelé à 80% est un challenge excitant. Je ne me voyais pas partir comme ça. Il nous faudra un peu plus de temps que d’habitude pour être prêt. De tradition, la reprise en Corse est tardive car il n’est pas simple de loger les joueurs dès juillet ou août. Ajoutez à cela le renouvellement en profondeur de l’effectif. Rien ne sera simple, mais on se construit aussi dans la difficulté ».

 

Du côté de l’effectif, le ménage a donc été fait en grand avec de nombreux départs. À commencer par celui du réceptionneur-attaquant de 23 ans, Timothée Carle, appelé à évoluer dans le club italien de Vibo Valentia. Milan Pepic, Brett Dailey ou encore le passeur Pierre Pujol lui ont emboité le pas. Une lame de fond bien trop forte pour inciter Jean-François Exiga à prolonger une année de plus. Ce dernier tire ainsi sa révérence à 37 ans avec 3 titres de champion de France avec Tours, 6 Coupes de France et un titre de champion d’Italie avec Macerata.

 

C’est donc bien sur une simple copie blanche que Frédéric Ferrandez s’attache à tracer la feuille de route des siens pour l’exercice 2019-2020. Tout sauf une sinécure. Les gaziers devront se reposer sur un effectif très jeune (26,5 ans de moyenne d’âge), où les apports des anciens Ludovic Castard et Aleksandar Milivojevic (36 ans) à la réception, ou Dejan Radic (34 ans) au centre, ne seront pas de trop pour éviter une saison compliquée. L’arrivée au poste du passeur de Li Runming (1,98m) sera le point d’interrogation de ce début d’exercice. Si l’adaptation se fait, malgré la barrière évidente de la langue, le Chinois pourrait être la bonne surprise de ce championnat. « Je compte aussi voir éclore des joueurs comme Axel Truhtchev ou notre pointu Wassim Ben Tara. Ces jeunes manquaient un peu de temps de jeu, mais cela va venir. Je compte sur eux », argumente Frédéric Ferrandez. « La saison s’est terminée dans la frustration car je pense que c’était la bonne année pour enfin accéder à la finale du championnat. La fraîcheur a peut-être fait défaut au groupe pour passer le cap supplémentaire. Premier élément de réponse le 12 octobre prochain pour la première sortie officielle d’Ajaccio en terre narbonnaise.