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«Fier de faire à nouveau partie de ce championnat»

le 26/06/2019
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Passeur emblématique du championnat de France, le Franco-brésilien Rafael Redwitz est de retour en Ligue AM la saison prochaine, sous le maillot narbonnais, ravi et ambitieux de relever ce nouveau challenge français.

 

- Rafael, qu’est-ce qui a guidé votre choix de revenir en France, à Narbonne, dans un championnat que vous connaissez très bien ?

Déjà, c’est mon pays, c’est là où je vis avec ma petite famille. C’était une vraie volonté d’être près d’eux, de partager les émotions avec eux. L’année dernière, ils ne m’ont pas suivi à l’étranger (il a évolué en Pologne puis en Allemagne). C’était une priorité pour moi d’être plus proche d’eux. Pour profiter au maximum, c’était plus confortable de trouver quelque chose en France et Narbonne a un super projet, des ambitions et une nouvelle salle. C’était l’occasion idéale.

 

- En quoi le projet narbonnais vous a-t-il séduit ?

Cela fait quelques temps déjà que je n’ai que des bons échos du club. Mine de rien, c’est un club mythique du volley français qui, certes, a un peu alterné entre la Ligue AM et la Ligue BM, mais il semble avoir pris le bon tremplin. Comme je l’ai dit, je n’ai eu que de bons échos, comme quoi les gens sont sérieux, dynamiques, ont envie de faire grandir ce club pour en faire l’un des clubs références dans le volley français. A partir du moment où l’on a encore plus d’outils pour pouvoir s’exprimer, et la nouvelle salle en fait partie, c’était intéressant et motivant de les aider dans cette démarche-là.

 

- Qu’est-ce que Narbonne attend d’un passeur expérimenté comme vous, quadruple champion de France ?

L’essentiel reste le terrain. Ils m’ont recruté pour cela, pour que je sois performant dans le jeu, pour permettre à tous les autres joueurs de s’exprimer dans de bonnes conditions. Mon but est à 99% là-dessus. Après, c’est sûr qu’avec l’âge, l’expérience et l’envie d’aider le club, essayer d’avoir un bon échange avec l’entraîneur, avec les joueurs, participer à la communication, aider les jeunes, les étrangers qui vont débarquer pour la première fois dans ce championnat, ce sont des choses qui me motivent aussi. Je pense que le club compte sur moi sur cet aspect-là aussi, le fait de faire parler du club, être un peu comme un porte-parole, ce sont des petites choses en parallèle qui comptent. Mais la priorité sera d’être bon sur le terrain.

 

- Dans votre engagement à Narbonne, l’après-carrière ou une reconversion éventuelle ont-ils été évoqués ?

Pour l’instant, ce n’est vraiment que le terrain. C’est sur cela que j’ai envie de me concentrer. Après, rien n’empêche, à l’avenir, d’aller voir au-delà. Mais pour l’instant, il y a pas mal de choses avec les affaires du terrain. Le club est ambitieux, moi aussi. Donc le terrain va prendre beaucoup de temps et d’énergie et je serai à 100% là-dessus.

 

- Quel regard portez-vous sur le recrutement des Centurions ? Il y a effectivement un parfum d’ambition ! 

Dès les premiers noms annoncés, j’ai ressenti cela oui. J’apprécie la façon dont l’équipe a été montée, avec de la complémentarité entre les joueurs, ceux qui ont de la qualité sur le fond de jeu et d’autres plus offensifs, un peu d’expérience avec de la jeunesse. Je suis ravi du recrutement et je pense que si l’équipe arrive à bien jouer, elle pourra embêter pas mal d’équipes.

 

- L’objectif, a minima, c’est donc d’entrer dans les Play-Offs ?

On ne l’a pas vraiment défini comme ça. Maintenant, par rapport à l’évolution naturelle des choses, on pourrait dire cela oui. Après un bon championnat en venant de Ligue BM l’année dernière, une troisième place en Coupe de France, Narbonne n’était finalement pas très loin des Play-Offs. Donc, en prenant les choses dans l’ordre, on va essayer d’y entrer cette année. Mais ce sera compliqué, le championnat est très relevé et les équipes se valent vraiment. Chaque match sera une finale pour nous. On va déjà se concentrer pour bien jouer et donner envie aux gens de venir nous voir jouer, profiter de la nouvelle salle en janvier pour faire venir du monde, des partenaires. Que les gens se régalent à venir nous voir jouer. Le but essentiel, c’est celui-là. Après, les choses viendront toutes seules.

 

- A 38 ans, quel est le plaisir que l’on prend sur un terrain de volley ?

Pour moi, le plaisir est pratiquement le même qu’avant ! S’entraîner, être là, faire partie de l’équipe, vivre des émotions… Tout cela n’a pas beaucoup changé. Après, le plaisir que l’on pouvait avoir, au début de la carrière, sur quelques actions, on l’a peut-être différemment, plus en liaison avec le collectif, quand une stratégie fonctionne par exemple. Avec l’expérience, ce sont des choses que l’on arrive à mieux comprendre. Aujourd’hui, je prends un plaisir énorme quand l’équipe, avec les six, sept joueurs, joue bien. Quand j’étais plus jeune, je prenais peut-être plus de plaisir individuel, sur mes propres actions. Aujourd’hui, voir un groupe qui vit bien, une équipe qui se comprend bien, à mon âge, c’est avec ce plaisir-là que je m’amuse bien.

 

- C’était important pour vous de revenir dans ce championnat de France qui vous a vu grandir ?

Oui. Partager cela avec ma famille, mais aussi avec des gens que je connais bien, des entraîneurs, des joueurs, des supporters. C’est un championnat qui m’appartient plus. C’est le retour «chez moi», c’est ce championnat qui m’a fait grandir, qui m’a donné l’opportunité de découvrir d’autres choses. Jouer ici, ça représente plus de choses pour moi que de jouer à l’étranger forcément. J’espère que ce championnat va m’accueillir jusqu’à la fin. Je suis fier de faire partie à nouveau de ce championnat et de participer à le rendre plus beau, plus attractif, plus médiatique. A mon niveau, j’espère que je pourrai aussi aider à cela.

 

- Quand vous voyez Hubert Henno, jeune retraité à 42 ans et coach désormais, est-ce une trajectoire qui pourrait vous inspirer ?

Forcément, avec l’âge, on pense de plus en plus à l’avenir et certains parcours sont un peu références. Mais j’essaie de faire mon propre petit bout de chemin. Après, les rencontres, les opportunités feront que je me déciderai pour l’une ou l’autre chose. Après, c’est vrai que j’ai plaisir à regarder le volley autrement, avec un œil un peu plus de coach. Je ne me suis pas encore vraiment décidé, mais l’école de manager de Limoges, c’est quelque chose qui m’intéresse. Je parle cinq langues, ça peut être une valeur ajoutée et le côté management, le côté humain, être proche des gens, être dans cet univers-là, oui pourquoi pas. 2021, à 41 ans, peut-être qu’il sera temps de laisser la place (sourire)…