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« Une équipe sûre de sa force »

le 18/05/2019
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Directeur Général du TVB et mémoire du club, Pascal Foussard salue la saison remarquable de son club en France, matérialisée par un doublé Coupe-Championnat. Il dévoile aussi les grandes lignes du nouveau projet tourangeau, avec désormais Hubert Henno à la tête de l’équipe.

 

UN EXERCICE NATIONAL QUASI PARFAIT

« Sur le plan national, c’est peut-être l’une des plus belles saisons que l’on ait faites. On a gagné trente matchs d’affilée, on n’a pas perdu chez nous, on a seulement perdu deux matchs en saison régulière. C’est une des saisons les plus abouties. Après, il y avait une sorte de logique implacable. Je pense qu’on avait la meilleure équipe du championnat et aujourd’hui, j’en suis certain. Mais j’en étais déjà intimement persuadé au début de la saison. Je ne nous voyais pas ne pas faire une finale. Mais la logique n’est pas toujours respectée dans le sport. Là, on a réussi à l’imposer jusqu’au bout, de façon brillante. Les joueurs ont construit une machine. C’était une équipe qui ne s’énervait pas beaucoup, qui était sûre de sa force. On a retourné beaucoup de situations dans l’année, avant d’arriver à ce fameux match de Nice (demi-finale aller), où on perdait 16-9 au 4e set. Mais l’équipe ne s’est pas agacée. Elle s’est forgé avec le temps une carapace. A Nice, on a été en difficulté, on est passé. A Chaumont, on a été en difficulté, on est passé. Derrière, on savait que venir chez nous, c’était plus que compliqué pour l’adversaire. On n’a pas perdu un match de l’année à la maison et seul Narbonne, quasiment, nous a fait un peu trembler à la maison. Chaumont est arrivé en étant un peu déjà dans l’esprit d’être second et pas d’être premier. Quand tu perds 25-15, le premier set et que tu finis à 12 dans le troisième, c’est qu’il y avait un écart. C’est une belle saison. Le seul bémol c’est la Coupe d’Europe. L’équipe ne s’est peut-être pas construite assez tôt. Le reste était magnifique.

 

UN DOUBLE MAIS UN NOUVEAU COACH

La question du nouveau coach doit être posée, bien sûr. Au club, on a toujours fait nos choix et on a décidé relativement tôt qu’on irait peut-être vers un système différent. Il n’y a rien humainement contre Patrick (Duflos). Et puis, on a aussi réussi à lui débloquer son compteur de carrière, il peut nous en remercier (sourire) ! A 54 ans, il n’avait rien gagné et on lui a donné la possibilité de gagner enfin des titres. Maintenant, on est parti sur un choix différent. Avec le président, on a décidé de faire le choix d’Hubert Henno, par rapport au dossier qu’il a présenté, au projet qu’il a élaboré. Changer de coach alors qu’on a gagné trente matches de suit en France, c’est un choix qui peut paraître d’extérieur bizarre. Mais on a gagné avec beaucoup d’entraîneurs à Tours, alors que le staff du club ne bouge pas beaucoup. Le second entraîneur, Thomas Royer, a gagné avec beaucoup de coachs, le préparateur physique, Clément Lambert, et moi-même sommes là depuis très longtemps. On a une structure solide. La force du club ne réside pas uniquement dans l’entraîneur. On a réussi à faire du Tours Volley-Ball une machine à gagner et on essaie toujours de garder l’identité du club. On voulait garder un coach plusieurs années, Hubert a signé deux ans. Il est resté plus de sept ans au club. Faire un projet avec quelqu’un qu’on connaît très bien, c’est intéressant. Hubert est estampillé très haut niveau, il transpire, il respire le haut niveau depuis des années, il a été meilleur libéro du monde et il a des contacts multiples et variés.

 

LES GRANDES LIGNES DU PROJET

Cette année, on a gagné parce qu’on avait une équipe assez physique. L’idée c’est de repartir avec une équipe encore plus physique. Hubert a souhaité fortement le retour de Konstantin Cupkovic, un joueur en réussite chez nous, aimé du public parce qu’il a un côté showman. Il va amener cette dimension physique, avec son côté « fighter ». On veut une équipe compétitive, qui existe un peu mieux en Coupe d’Europe. On aimerait sortir des poules en Ligue des Champions et toujours rester maître dans l’Hexagone, même si beaucoup d’équipes se renforcent de façon importante actuellement, à l’image de Rennes ou Narbonne. Mais c’est bien pour le volley, il ne faut pas que Tours soit esseulé, même si bien entendu, j’ai envie de gagner le championnat tous les ans ! Mais plus il y a de clubs qui travaillent, comme Tours et Chaumont, qui sont des clubs qui gagnent mais qui travaillent beaucoup, plus ce sera bénéfique pour le volley français. On a nous a taxés d’anti-Paris, mais pour nous, notre public, nos partenaires, perdre le Clasico, c’était dommageable. Alors revoir Paris en Ligue AM, avec une nouvelle équipe qui le dirige, un nouveau projet, c’est une bonne chose. On a besoin de Paris dans le volley français. Plus il y a de gros clubs, plus ça fait un championnat intéressant et attractif.

 

UNE REUSSITE POUR L’AN 1 DU NOUVEAU GRENON

Pour nos collectivités qui ont investi plus d’1,5 millions dans la salle, c’est bingo ! On a fait la champions League avec de belles équipes, on gagne trente matchs de suite en France, on fait le doublé et on se requalifie pour la Champions League ! C’est un investissement gagnant-gagnant et on est très fier. Quand les collectivités s’engagent, quand la municipalité fait énormément d’effort, porte le projet avec un maire, Christophe Bouchet, qui nous a soutenus corps et âme, on a un peu la pression en début d’année. C‘était une année où on ne pouvait pas se louper. »