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Cannes décroche la palme

le 12/05/2019
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Impressionnant de maîtrise et de force collective, le RC Cannes a dominé Nantes en deux manches pour s’adjuger un vingt-et-unième titre de champion de France. Après deux dernières finales de championnat perdues en 2016 et 2018, le géant du volley féminin français retrouve sa place au sommet.

 

C’était donc bien le temps des cathédrales, la saison des monuments. Après le TVB, royal et colossal champion vendredi, c’est l’historique et tout-puissant RC Cannes qui a pris place sur le trône LAF hier soir. En deux manches lui-aussi, sans grande frayeur non plus, abandonnant un petit set à chaque match, comme un gage de la générosité et du gros caractère des  Nantaises, éminemment valeureuses et combatives, mais sans jamais lâcher le fil d’une domination et d’une supériorité manifestes sur l’entièreté de la finale. Plus titré depuis 2015, Cannes était même sorti de ses deux dernières finales avec pas mal de frustration et deux entailles au flanc, en 2016 et 2018. Il fallait que cela cesse. La direction cannoise avait émis un souhait clair en début de saison : ramener un titre cette année à la maison.  

 

C’est donc fait et bien fait. Au terme d’une saison régulière sans gros accroc, avec deux défaites seulement en vingt-six matches. Dans l’élan d’une campagne de Play-Offs où Cannes étala ses qualités et ses vertus. Cette capacité d’abord à se remettre la tête  à l’endroit, après deux entames de série ratées, contre Saint-Raphaël en quart de finale, puis Le Cannet en demi-finale. Et cette puissance collective ensuite, venue de tous les coins du terrain en finale, comme l’écho répercuté d’un gros tambour, et qui a submergé les résistances et les espoirs nantais.

 

Hier, le VBN y crut pourtant un instant, lorsqu’il revint à un set partout. La balle était au centre, les Nantaises dans le combat, avec la mémoire vive, se souvenant qu’elles étaient les dernières à avoir fait chuter Cannes sur sa propre plage… fin janvier dernier ! Mais les Cannoises étaient trop lourdes, trop armées de partout. Dans le jeu, peu de répit, l’obligation pour les filles de Cyril Ong d’être pointues sur tout. Et avec dix fautes directes dans le troisième set, elles partaient de bien trop loin pour bouleverser le cours des choses.

 

Avec, une nouvelle fois, cinq joueuses à dix points et plus, Cannes mordait, piquait en tous coins. A l’aller, Héléna Cazaute avait porté l’étendard. Samedi soir, le meilleur tandem de centrales de la saison, Myriam Kloster (10 points dont 7 contres) et Christine Bauer (15 points dont 4 contres) érigea un mur au-dessus du filet, mettant au supplice Lucille Gicquel et toute l’armada offensive nantaise, scotché à 39% en attaque ! Avec l’orchestration fine et précise de Noemi Signorile, les coups de sang d’Adela Helic, top scoreuse du match (18 points), le RC Cannes était trop haut pour le VBN.

 

Voilà donc les Cannoises de nouveau sur le trône. Un vingt-et-unième titre comme un symbole et lourd de signification. Car si les vingt précédents étaient marqués du sceau d’une domination historique et sans partage, avec une seule saison «off» entre 1995 et 2015, celui-ci replace clairement et fermement le RC Cannes au centre du jeu, dans un contexte où la concurrence est de plus en plus dense dans le volley féminin français, avec notamment quatre champions différents sur les quatre dernières éditions ! Et des équipes, comme l’ASPTT Mulhouse et Voléro Le Cannet, qui ont désormais les moyens de challenger le géant de la Côte d’Azur. En attendant, c’est bien lui, le RC Cannes, qui a été primé cette année et la palme est amplement méritée.