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« Je me régale cette saison ! »

le 29/03/2019
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Pour sa première saison en LAF, Mougins n’est plus très loin d’avoir assuré son maintien. Ce serait une belle réussite pour ce club et son coach, Marie Tari, ravie de l’expérience qu’elle vit avec ses filles.

 

- Pour la première saison de son histoire en LAF, Mougins tient plutôt très bien son rang. A cinq journées de la fin de la phase régulière, vous possédez un petit matelas de neuf points d’avance sur la relégation et vous n’êtes pas totalement hors course pour les Play-Offs ! Quel premier bilan tirez-vous ?

On est effectivement dans l’entre-deux, mais le bilan est plus que positif pour nous. Le premier objectif était le maintien et apprendre un peu ce qu’était réellement de vivre cette expérience de l’intérieur. Et pour l’instant, c’est vraiment très positif. Certains diront peut-être qu’on aurait pu faire mieux, mais on est tous très content d’en être là et d’avoir pratiquement le maintien en mains sans se poser trop de questions.

 

- Aujourd’hui, Mougins regarde où ? Vers le haut et les Play-Offs ou le bas et la petite menace de relégation qui subsiste ?

L’optique aujourd’hui comme cela l’a été tout le long de la saison, c’est jouer pour gagner quel que soit l’adversaire et continuer à progresser et avancer. Cela a été l’objectif de travail depuis le début de la saison et on en est là aujourd’hui. Je regarde devant quel que soit l’adversaire : travailler, faire avancer les filles qui ont peu d’expérience à ce niveau et ont pris cette saison en pleine face. Chaque match pour nous est une expérience et elle doit être positive, tout en allant chercher la gagne.

 

- La philosophie est la même contre les «gros», comme Mulhouse, Cannes ou Le Cannet ?

Evidemment, tout le monde sait qu’il y a des matchs plus compliqués que d’autres, mais en aucun cas on ne s’avoue vaincu.

 

- Qu’est-ce qui vous marque sur cette première saison en LAF ?

J’ai fait toutes les divisions, il ne me manquait plus que celle-là. Le gouffre entre l’Elite et la Ligue AF est énorme. Les moyens de chacun conditionnent évidemment le résultat en général. C’est compliqué de faire des perfs tous les week-ends en ayant les moyens que l’on a, il ne faut pas se leurrer. Les moyens facilitent le travail, même si le travail doit être fait, attention. Mais la différence se fait aussi dans ces domaines-là, moyens financiers, structures... Mais c’est chouette ! Je me régale cette saison, je m’éclate ! C’est du haut niveau tous les week-ends, tu n’as pas un match facile, jamais. Moi je n’en ai eu aucun. Bon c’est peut-être parce que je suis le petit (sourire). Mais c’est chouette, c’est top, c’est ce que je voulais.

 

- Plus précisément, qu’est-ce qui matérialise ce gouffre en termes de niveau de jeu entre le championnat Elite et la LAF ?

C’est que tu n’as pas le droit à l’erreur. Rien n’est laissé au hasard. Tu ne peux pas te relâcher, tu dois être professionnel jusqu’au bout des ongles ! Cette marche-là est marquée. En Elite, tu peux te permettre de t’entraîner trois fois par semaine, laisser aller un set, trois, quatre points. Mais là, tu ne le peux pas ! Distancé de deux, trois points, c’est un exploit de revenir et un miracle de gagner pour nous les petits. C’est dur mais c’est génial, c’est ce qui te pousse à vouloir plus et à continuer.

 

- Qu’est-ce qui vous a plu dans votre équipe cette saison ?

Ce qui me plaît chez les filles, c’est qu’elles ne se posent pas de questions, elles ne s’avouent pas vaincues. Elles ont été faire des trucs de fou, où personne ne les attendait. Après, c’est leur faire comprendre qu’elles ne sont pas là par hasard, qu’elles ont réellement ce niveau de Ligue AF. La saison pour toutes a été une réelle expérience. Je suis ravie du travail de mes jeunes françaises, la passeuse Chloé (Domenichini, 21 ans), la jeune libéro Alisée (Camberabero, 23 ans), Alexia (Joffrin-Braem, 24 ans) qui explose sur cette fin de saison, Julie (Oliveira, 23 ans) qui change de statut. Elles n’ont volé cela à personne. Elles passent des paliers et l’expérience qu’elles ont eue leur a permis de super avancer. C’est un énorme plaisir. 

 

- Vous jouez à Venelles ce soir. Une équipe qui a changé de dimension depuis que vous l’avez battue à l’aller ! Vous y allez avec cette philosophie d’emmagasiner de l’expérience, du plaisir et donc sans crainte ?

Non, vraiment. Aucune crainte, zéro peur. Ça n’existe pas chez nous. Ce serait passer à côté d’une expérience et ça c’est niet.