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« Les filles ne sont pas parties en live »

le 16/03/2019
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Vainqueur de la Coupe de France, Saint-Raphaël a déjà réalisé un joli coup cette saison, mais son entraîneur, Giulio Bregoli, ne veut pas que cela constitue une fin en soi. Il entend bien mener ses troupes en Play-Offs et prédit de rudes batailles.   

 

- Après le titre de champion en 2016, la Coupe de France gagnée cette saison confirme-t-elle que Saint-Raphaël est désormais clairement installé parmi les équipes qui comptent en LAF ?

Le problème c’est que pour se stabiliser à un certain niveau, il faut avoir une constance de résultats. C’est sûr que depuis trois, quatre ans, on a une certaine constance, on est toujours dans les Play-Offs et il y a un vrai écart avec le "Saint-Raph" d’il y a quelques années, qui alternait la descente et la remontée. C’est sûr que là, on s’est stabilisé. Après, venir dire qu’on est parmi les meilleures équipes de France, je pense qu’il y a encore une grande place pour ça. On est plutôt sur le moyen tableau, parmi les équipes qui doivent assurer chaque année un maintien tranquille. Il ne faut pas oublier que dans le sport, l’argent, les investissements, les structures sont importants. On voit le choix que certains clubs ont fait, comme Nantes. Tout le monde est en train de se structurer et chaque année se sera encore plus compliqué de rester à ce niveau-là.

 

- Cette victoire en Coupe de France, c’est donc plus une belle surprise qu’un objectif affiché clairement en début de saison ?

C’était un objectif dans le sens où quand on joue, on joue pour gagner, surtout quand tu arrives en demi-finale. Après, ce n’était pas une obligation. L’avantage qu’on avait peut-être par rapport aux autres, c’est que l’on a joué ce Final Four avec l’esprit léger, même si avant la demi-finale face à Paris, on savait qu’on les avait battues deux fois cette saison, qu’il y avait la blessure de Sager-Weider et qu’Angie Bland n’était pas encore qualifiée, donc si on avait perdu 3-0, ça aurait été quand même un petit peu chaud. Après, en finale face à Nantes, ce n’était que du plaisir. Nantes était favori et ça reste une surprise.  Mais après, le sport, c’est ça. Il y a toujours un petit peu de chance et du mérite aussi. On a eu des moments difficiles dans la saison, notamment en CEV, mais les filles sont restées concernées, elles ont continué à travailler, elles ne sont pas parties en live ou en cacahuète. Oui, il y a sans doute un peu de chance, mais quand elles ont vu cette chance, elles ont su la saisir !

 

- De manière générale, quel regard portez-vous sur cette saison. On avait l’habitude d’une équipe de Saint-Raphaël qui se mettait en rythme sur la phase aller et finissait fort sur la phase retour. C’est un peu moins le cas cette année, non ?

C’est compliqué c’est vrai. Il ne faut pas oublier que l’on a joué beaucoup de matchs. Si on veut être au niveau, il faut être habitué à jouer tous les trois jours. Si tu n’as pas les moyens pour le faire, c’est un problème. Il y a des filles pour qui c’était la première année qu’elles jouaient trois matchs par semaine, donc ça n’a pas été facile. Ensuite, moi je suis arrivé presque un mois et demi après le début de la préparation, quasiment sur le match à Nancy (1ere journée) et on a dû changer certaines choses en cours de saison. Et puis une équipe qui gagne un titre, comme la Coupe de France, en milieu de saison, ce n’est jamais facile à gérer, ça peut entraîner parfois un peu de satisfaction dans les têtes pour tout le monde, et considérer la saison comme déjà extraordinaire.

 

- C’est un danger que vous craignez justement sur la fin de saison, alors que vous êtes en lutte pour les Play-Offs et pour accrocher peut-être la cinquième place ?

Non, pas beaucoup. La seule chose que je peux voir tout de même, c’est qu’on a donné beaucoup et qu’il peut y avoir un peu de fatigue. On a donné 110%, notamment sur le week-end de Coupe de France, et peut-être que l’équipe a besoin, dans cette période, de reprendre un peu sa respiration. Dans une saison si longue, c’est normal d’avoir des hauts et des bas. Mais c’est là justement que les grandes équipes font la différence, dans leur capacité à gagner, même quand tu n’es pas très brillant. C’est comme ça que les grandes équipes gagnent la saison, quand elles sont capables de gérer ces moments-là.

 

- Ce soir, vous avez justement un match important à Venelles, face à un adversaire direct pour la cinquième place. Est-ce un rendez-vous décisif ?

Oui c’est important, même si après, il y a encore des confrontations directes face à des équipes comme Marcq-en-Barœul, Béziers, Nancy. C’est un match important mais pas encore décisif. Ce qui est sûr, c’est que la bataille pour les Play-Offs sera très serrée et compliquée. On est quatorze, il faut en mettre deux de plus derrière que les autre années ! C’est chaud. Les Play-Offs se joueront jusqu’au dernier match.