Billetterie

La double vie de Maxime

le 12/02/2019
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Repositionné libéro cette saison au Plessis Robinson, Maxime Godefroy a retrouvé un poste qu’il a longtemps occupé et qu’il maîtrise parfaitement. Volleyeur et salarié désormais, le plus fidèle des Hiboux mène deux vies avec une ambition intacte et un épanouissement total.

 

A 35 ans, Maxime Godefroy a déjà fait un long chemin. Du Goëlo Saint-Brieuc, où le Breton fourbit ses premières armes de jeune professionnel à l’aube des années 2000, au Plessis-Robinson où il est désormais un socle, un sage, un référent du club des Hauts-de-Seine qu’il a rejoint en 2011 et dont il a accompagné la construction et l’évolution tout au long de ces huit années, Maxime a bien grandi et visité tous les coins d’un terrain de volley. Libéro ou réceptionneur-attaquant, le Rennais, couteau suisse et joueur polyvalent, a œuvré sur les deux ateliers, se nourrissant des caractéristiques de l’un et l’autre poste au gré de ses ambitions et des desiderata des différents clubs où il est passé.  

 

Cette saison, au Plessis Robinson, c’est donc avec ce maillot singulier et différent des autres, celui de libéro, que Maxime tient son rang. Ce n’est assurément pas une découverte, presque un retour aux sources finalement. En tout cas, un joli rappel, la main dans le sac à souvenirs, puisque c’est à ce poste de gardien du temple, de défenseur ultime, que Maxime Godefroy connut un jour la Ligue AM, à Nantes Rezé en 2010. «C’est un poste que j’ai occupé pendant à peu près dix ans. Notamment une année en Ligue AM à Nantes Rezé et les quatre premières années au Plessis Robinson», explique Maxime. «En fin de saison dernière, j’avais déjà glissé sur un ou deux matchs sur le poste de libéro. Et quand le club me l’a reproposé pour repartir cette saison, je n’ai pas hésité une seconde.»

 

Car il y a bien longtemps que la frustration est passée. Le poste de libéro vous fait rarement grimper sur scène, il peut vous mettre plus vite en péril qu’il ne vous expose. Mais Maxime a appris à l’apprivoiser et à l’aimer au fil du temps. «La frustration, j’ai pu la ressentir un peu en début de carrière. Sur le poste de réceptionneur-attaquant, tu participes à beaucoup plus d’actions, tu es plus présent dans le jeu. En plus, un libéro est censé ne pas être visé. Mais j’ai appris à être plus concentré encore sur des phases décisives car on va toucher moins de ballons. J’ai appris à participer autrement, sur la dynamique de l’équipe, à aller chercher les encouragements, à «faire du bruit» sur le terrain. Je voulais atteindre le haut niveau, la Ligue AM, c’était mon objectif, et je savais qu’au poste de réceptionneur-attaquant, j’étais limité physiquement. La reprise de ce poste aujourd’hui me convient très bien», raconte Maxime, avec sincérité.

 

Et ce d’autant plus que le volley n’est plus le seul horizon du libéro des Hiboux désormais. Engagé dans une saison haletante où Le Plessis Robinson, posté à la quatrième place de LBM actuellement, ambitionne d’entrer pour la première fois dans le Top 4 pour s’offrir enfin l’avantage du terrain en Play-Offs, Maxime vit l’aventure totalement. Mais sa vie aujourd’hui ne tient plus seulement entre les lignes d’un rectangle de jeu. Au Plessis Robinson, Maxime est un libéro à mi-temps et un salarié à 35 heures par semaine, un commercial dévoué et passionné pour une enseigne de remise en forme ! «Depuis deux ans, j’ai changé de statut avec le club, je bosse à côté. C’était ma volonté de rentrer sur le marché du travail», explique Maxime, qui ne rate pourtant qu’une seule séance d’entraînement collectif, en début de semaine, et s’astreint le matin à une séquence de physique avant d’embaucher ! «L’emploi du temps est convenu avec le club. J’aime la combinaison de mes activités aujourd’hui. Ça me permet de voir autre chose, de m’épanouir complètement socialement dans la vie du travail et préparer tranquillement l’après», admet le libéro francilien, qui se voit bien prolonger sa double vie encore un petit moment. «Je pense que je peux encore jouer quelques années. Je suis ami avec Hubert (Henno) il joue encore à 42 ans ! Il y a des très bons libéros qui ont joué jusqu’à 40 ans. C’est comme les gardiens de but, comme Buffon au PSG. Mon objectif, c’est prendre du plaisir au maximum», conclut-il dans un sourire, un joli clap de fin.