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« Comme les bons vins »

le 08/02/2019
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Le président de l’ASPTT Mulhouse, Daniel Braun, apprécie la cohésion, la solidarité et la force collective du groupe alsacien cette saison. Un assemblage réussi et autant d’atouts qui seront précieux avant le choc face au RC Cannes demain. 

 

- Mulhouse est sur une série de onze victoires de rang en championnat. La dynamique est impressionnante, non ?

Il aurait mieux valu m’interviewer avant Busto Arsizio (Mulhouse s’est incliné 3-0 en Coupe d’Europe en Italie cette semaine) ! Non, sérieusement, on ne va pas tout remettre en cause pour un match qui, c’est vrai, a été manqué dans l’engagement. Ce match à Busto, il est loupé, il est loupé. Cette défaite peut peut-être nous remettre un peu la tête à l’endroit.

 

- D’autant que, si l’on met ce match européen de côté, on a vraiment le sentiment d’une équipe sereine, solide, qui dispose d’une grande variété offensive et s’appuie sur un gros fond de jeu collectif en championnat. Que vous inspire le parcours de l’ASPTT en LAF jusqu’ici ?

Sur ce plan-là, on a certainement la meilleure équipe qu’on ait eue ces dernières années. Ça tient à différents facteurs, en dehors de la qualité individuelle de chaque joueuse. D’abord, on avait une base solide à la rentrée, avec un bon groupe qui était resté. La deuxième chose, c’est qu’on a eu, on peut dire de la chance, en tout cas du flair, par rapport aux nouvelles recrues. Autant les deux Américaines (Ali Frantti et Carli Snyder), que Léandra Olinga, qui vient d’Evreux, sont supers. Après, il y a cet esprit de solidarité, de collectif. On sait que c’est une alchimie, qu’elle prend plus ou moins bien. Mais cette saison, elle est là, depuis un moment. Ce groupe vit bien ensemble, on le voit. Et cela dans une saine concurrence ! Aujourd’hui à part le poste de libéro, tous les postes sont doublés. On essaie de faire notre petit bonhomme de chemin. C’est bien, je suis très content.

 

- On évoquait la diversité offensive de Mulhouse cette saison. C’est d’ailleurs symptomatique et finalement très intéressant de constater qu’Ali Frantti, votre meilleure marqueuse, n’apparaît qu’à la 18e place du classement des marqueuses LAF. Ça démontre bien toute la richesse de votre potentiel en attaque ?

Ca j’adore ! Continuez à faire des classements comme ça et peut-être que nos joueuses seront moins sous la lumière en fin de saison (il sourit) ! Moi, ça m’arrange. Que les clubs étrangers prennent les quinze premières ! C’est une boutade, mais à peine. Une des clés, c’est qu’aujourd’hui, il est évident qu’on a bien amélioré le secteur de la passe. Ça c’est indéniable. C’est cela qui permet aussi de faire jouer toute l’équipe, dans toutes les positions, à condition que la base défensive, et notamment la réception, soit bonne. Mais on a une palette de jeu, grâce à une très bonne distribution, qui permet d’avoir cette variété offensive. Après, sur le plan humain, mental, ça va bien aussi. Bien mieux que l’année dernière. En tout cas pour l’instant. Parce qu’à ce jour, on n’a encore rien gagné.  

 

- Dans ces secteurs de la passe et de la force mentale, le retour d’Athina Papafothiou à Mulhouse est évidemment fondamental ?

Oui, c’est un des éléments bien sûr, mais sans négliger non plus le rôle de Raymariely Santos (la 2e passeuse). Elle a un temps de jeu bien inférieur, mais quand je la vois vivre sur le bord de la touche, c’est assez extraordinaire aussi. Toutes les joueuses, qu’elles soient sur le terrain ou à l’extérieur,  sont dedans ! La force, en tout cas la caractéristique de cette équipe, c’est qu’il n’y en a pas une qui est vraiment au-dessus du lot. C’est l’assemblage. Comme les bons vins. C’est un assemblage qui séduit.

 

- Reste qu’une joueuse comme Léa Soldner au poste de libéro prend une nouvelle dimension cette année et s’affiche vraiment en patronne de la défense !

Clairement. Au-delà du poste spécifique de libéro, c’est vraiment cela, c’est la patronne de la défense. Malgré encore sa relative jeunesse, elle a une voix qui porte.

 

- Les indices sont plutôt bons donc, avant ce choc face au RC Cannes ?

Bien sûr. C’est clair que pour le classement de la phase régulière, c’est un match hyper important. Elles sont à trois points, elles peuvent revenir à égalité et être premières de fait. Après, si on le gagne, disons qu’on aura droit à un joker derrière.

 

- Ce match reste pour vous le grand rendez-vous de la saison régulière ?

Par rapport à nos supporters, oui. Mais ça reste encore plus particulier parce que depuis trois ans, on a vu que c’était possible. Avant, lors des longues et grandes années de Cannes, on jouait pour jouer, on va dire. Maintenant, on se tient. Ça dépendra à mon avis de la forme du moment. Ça se jouera sur pas grand-chose.