Billetterie

Montpellier a passé un cap

le 31/01/2019
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Souvent placé mais jamais gagnant, le Montpellier Universitaire Club est une nouvelle fois au rendez-vous de la saison régulière. Une évolution logique pour l’international français Jean Patry.

 

6e l’an passé de la phase régulière, le MUC est 3e après 15 journées. Comment expliquez-vous cette confirmation ?

Je pense que depuis deux ou trois ans, Montpellier a passé un cap et se trouve dans une autre dimension. Chaque année, l’effectif se renforce avec l’arrivée de joueurs de qualité et peu de départs. Et comme l’alchimie s’opère parfaitement sur le terrain, les résultats sont au rendez-vous.

 

Que manque-t-il à Montpellier pour franchir un cap supplémentaire et concurrencer des équipes telles que Tours ou Chaumont ?

Pas grand-chose à mon avis. Juste de la concentration et de la régularité sur tout un match. Les formations devant nous lâchent très peu de points dans une rencontre, font très peu de fautes. C’est ce que nous devons travailler de notre côté. Parfois, on perd le fil en prenant une série de points qui sort l’équipe de la partie. C’est sur ce genre de choses que l’on tombe contre Tours (ndlr : 2-3, le 15 décembre). C’est par l’entraînement et la répétition des gammes que nous passerons un palier supplémentaire.

 

À titre personnel, vos statistiques parlent pour vous avec une 7e place au classement des scoreurs. Comment vous sentez-vous dans un club où vous évoluez depuis cinq saisons, dont trois comme titulaire ?

Pour être très honnête, je ne regarde pas ces classements. De l’extérieur, je comprends que ça puisse intéresser les gens, mais moi je m’en détache avec une grande facilité. Je fonctionne beaucoup au feeling et aux sensations d’un match à l’autre. C’est difficile après de comparer d’une saison à l’autre. D’autant que la première avait été très bonne. Je dirais que je suis plus serein sur le terrain, que je prends plus de responsabilité.

En début de saison, j’ai eu un peu de mal à retrouver mon niveau de jeu et je ne me suis focalisé que sur ça. Alors oui, après un match je vais regarder mes statistiques pour m’aider à analyser ce qui a été ou non. Mais je n’ai pas le nez dessus.

 

Vous êtes régulièrement en haut des bilans. À 22 ans, qu’est-ce qu’il y a encore à parfaire dans votre jeu ?

Quel que soit l’âge d’un joueur, il y a toujours des points à améliorer. Pour ma part, il y a du travail au niveau du block, même si j’ai passé un cap ou encore sur les balles hautes en attaque ou j’ai encore tendance à ne pas toujours y aller franchement. Mais mon gros point faible reste le service et les lancers de balles. Je fais clairement un blocage et cet été avec l’Equipe de France j’ai décidé de travailler avec un préparateur mental que j’ai contacté sur mon initiative. Cela peut paraitre étonnant de prendre quelqu’un pour un geste si précis, mais c’était important. On bosse sur le pourquoi du blocage et il me donne des clefs pour avoir de nouveau confiance. Cela passe par exemple par de l’imagerie mentale, le toucher de balle ou encore des routines de service qui deviennent pour moi des rituels.