Billetterie

Myriam Kloster la force tranquille

le 30/01/2019
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À Cannes depuis quatre saisons, la capitaine et centrale court toujours après la récompense ultime en France : le titre national ! Le tout sans se mettre trop de pression.


D’une voix calme et posée, la numéro 1 du RC Cannes fait siffler les « s » avec une douceur bien loin de la rage qu’elle peut proposer sur les parquets. Mardi soir, Myriam Kloster revenait sur les terrains trois jours après une surprenante défaite au Palais des Victoires face à Nantes (2-3). Et de doute, il n’en fut absolument pas question à l’heure de défier le Stade Français Paris Saint-Cloud, salle Charpy (succès 3-0). « Je pense que la force mentale est la plus grande qualité de Myriam. Sur un terrain, elle ne lâche jamais rien. Quoi qu’il arrive, elle n’essaie pas de se mettre en avant et pense toujours au collectif, à l’équipe », confie son entraîneur Ricardo Marchesi. « Le collectif, c’est ce qui m’a attirée dans ce sport. Avec ou sans ballon, tout le monde joue un rôle important dans le jeu. Mon premier ballon de volley, je devais être en CM1 ou CM2 à Tahiti. À côté, je faisais aussi de la danse tahitienne et de la voile. Et puis une fois à la Réunion, j’ai pris ma première licence » raconte Myriam Kloster. Sa soif d’apprendre va alors vite se voir sur le terrain. Grande, elle ne veut pas passer pour la ‘’nunuche’’ de service. Au cours d’un stage départemental de trois jours, la native de Montreuil dans le Pas-de-Calais, emmagasine toutes les informations possibles. Que ce soit à la passe ou au service. « Je suis très curieuse de tout. Quel que soit le domaine. Alors j’ai beaucoup analysé durant ces trois jours. Je regardais le positionnement du corps, des bras, des jambes pour essayer de refaire les mêmes gestes », relate l’internationale tricolore.

 

Si autour de Myram on sent que le potentiel est là, cette dernière ne prendra conscience des choses qu’au cours de sa deuxième, puis sa troisième année au Pôle France. Avant cela, il y aura eu des passages à Toulouse avec l’IFVB et à Boulouris pendant une saison. Tout ira ensuite très vite pour la Française : trois saisons à Mulhouse, deux au Pays d’Aix-Venelles et enfin deux autres au Cannet avant de poser ses valises sur la Croisette en 2015 pour une histoire qui durera au moins jusqu’en juin 2020. Avec quelle ambition ? Celle de décrocher un trophée de Championne de France qui se refuse éperdument à elle. « Jusque-là, je vous aimais bien », lâche-t-elle dans un éclat de rire, avant de reprendre son sérieux : « Depuis le départ de Yan Fang, Cannes a opéré beaucoup de changements. Il y a un équilibre à retrouver. Les autres ne nous ont pas attendues. Nous ne sommes pas loin de Mulhouse, Béziers ou Nantes, mais le championnat est dense et tout le monde peut battre tout le monde. »


Souvent placées mais jamais gagnantes, les Cannoises mériteraient de reprendre une couronne abandonnée en 2015. « Je ne sais pas si c’est notre année, mais l’entente entre nous est excellente. Le puzzle s’assemble parfaitement car personne ne se met en avant », conclut la capitaine azuréenne.

 

Un rôle que Ricardo Marchesi  lui a naturellement attribué, comme il l’explique : « Myriam, je la connais depuis Le Cannet. Pour moi c’est mérité et normal qu’elle soit capitaine. C’est une force de caractère au quotidien et encore plus en match. En toute situation, Myriam sait guider les autres en restant à la fois sereine et lucide. Elle est plus qu’importante pour l’équipe. »