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« Par amitié pour le club »

le 19/01/2019
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Champion d’Europe en 2005 avec le Tours Volley-Ball, Frédéric Gibert avait terminé sa carrière du côté de Sète en 2007. Courtier en assurances la journée, il a accepté un rôle de « superviseur » de l’équipe fanion.

 

Depuis votre ultime saison sous les couleurs de l’Arago Sète, quelle a été votre vie ?

Suite à un bilan de compétence, j’ai pris la direction des assurances. Je suis courtier en assurances à Frontignan près de Sète depuis presque dix ans maintenant. Je prends beaucoup de plaisir dans cette reconversion. Et à côté, j’avais toujours un pied dans le sport. Je me suis mis au rugby avec les vétérans de Frontignan. J’ai touché à pas mal de postes, mais je me suis finalement fixé en 2e ligne. J’ai le gabarit pour !

 

Le président de Sète, René Game, vous a appelé à ses côtés pour piloter le groupe professionnel. Pourquoi ce retour au sein de l’Arago ?

En fait, j’étais déjà là depuis l’an passé. Je m’occupais des statistiques de l’équipe. Et j’étais aussi là cette saison sur les matchs à l’extérieur. J’avais donc un regard différent sur les prestations des gars. Le président a très vite fait le constat que les résultats n’étaient pas à la hauteur des investissements. On a commencé à vraiment échanger avant la rencontre à Cannes et le gros orage. On s’est mis d’accord sur ma manière d’intervenir, qui se fait par amitié pour le club. Je suis là à titre bénévole.

 

Ce genre de nomination est souvent mauvais signe pour l’entraîneur en place. Quelle a été votre attitude vis-à-vis de Fabien Dugrip ?

On a beaucoup discuté avec Fabien et il n’y a aucun risque pour lui que je m’investisse plus que ce que je ne le fais déjà. On a dressé un constat avec lui d’un manque de professionnalisme dans ce groupe, mais que l’on ne pouvait pas imputer à Fabien. Beaucoup de joueurs se permettent des choses à ce niveau qui ne sont pas acceptables. Le coach est là pour travailler des systèmes de jeu, aider les joueurs à progresser. Ce n’est pas un policier. A mon époque à Cannes, Tours ou Sète, nous n’étions pas forcément tous copains, mais nous avions toujours l’envie de gagner. Je ne sens pas ça ici.

 

Quelles sont les solutions à court et moyen termes ?

Dans un premier temps, il va falloir mettre les meilleurs sur le terrain. Tout simplement. Quel que soit leur statut. Certains sont irréprochables, d’autres non. C’est inconcevable que les têtes d’affiches prennent place sur le banc de touche. Seuls ceux qui ont envie joueront. Et à la lecture des statistiques contre Montpellier, on voit bien qu’elle est plus du côté des jeunes. Ils sont premiers en Nationale 2. Ils n’aiment pas le goût de la défaite.

 

La situation n’est pas désespérée, mais très compliquée. Comment voyez-vous l’avenir de l’Arago ?

La grande chance du club, c’est qu’il n’y aura pas de descente en fin de saison. Mais la place de Sète n’est pas à la dernière. L’Arago mérite mieux et doit faire mieux. La phase aller a été catastrophique avec deux succès seulement. On ne peut pas faire une phase retour identique. Cette semaine à l’entraînement, Fabien a proposé une opposition mixte avant de finir par un affrontement entre les jeunes et les anciens. J’ai enfin vu de l’engagement, de l’envie, une réaction de chacun. Ceux qui devraient être sur le terrain chaque week-end se sont battus pour gagner. C’est une attitude qu’ils doivent avoir dès samedi contre Chaumont.