Billetterie

Christelle, une capitaine modèle

le 15/01/2019
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Au club depuis presque dix ans, exemplaire sur et en dehors du terrain, Christelle Tchoudjang Nana sera l’un des atouts majeurs de Chamalières dans la course au maintien.

 

Trente-et-un points au compteur et une motivation de tous les instants. Samedi dernier lors de la victoire de Chamalières sur le parquet de Marcq-en-Baroeul (2-3), Christelle Tchoudjang Nana a montré une nouvelle fois les valeurs qui sont les siennes : volonté, combativité, hargne. Sur un terrain, la pointue auvergnate n’est pas la femme discrète ou secrète que l’on peut croiser hors du terrain, bien au contraire. « Je suis plutôt exubérante, expressive. J’extériorise mes émotions après chaque point ou presque. Un mode d’expression pour libérer le stress accompagnant des rencontres souvent disputées », relate l’intéressée. « Le reste du temps, je préfère rester à la maison pour me reposer, regarder la télé. Je ne sors que très rarement » ajoute-t-elle. « C’est une excellente capitaine », explique l’entraîneur en place depuis dix-huit ans, Atman Toubani. « Elle a pris le meilleur de chacune des capitaines passées au club. C’est un vrai leader. Elle est toujours à 100% que ce soit en match ou à l’entraînement », poursuit le technicien auvergnat. « Mais au-delà du simple comportement sur un terrain, je veux surtout mettre les choses au point sur un gros stéréotype. Quel que soit le sport concerné, pour beaucoup de gens, les Africains misent tout sur leur physique, sont nonchalants. Christelle, c’est tout le contraire. Elle est à la fois athlétique et technique. Ce genre de joueuse permet de changer les mentalités et les a priori que l’on peut avoir » insiste-t-il.

 

Un investissement qui ne se dément pas depuis son arrivée dans le Puy-de-Dôme il y a bientôt dix ans, en provenance du Cameroun. Originaire de Bamena, à l’Ouest du pays, la capitaine auvergnate était bien loin des taraflex dans ses jeunes années. « J’ai touché un peu à tous les sports. J’ai fait du foot dans la rue, mais aussi du basket, du hand, de la gym. Et puis un jour, mon grand frère m’a orientée vers le volley-ball alors qu’il était entraîneur de basket. Il trouvait que c’était mieux encadré. Et à 13 ans, je ne me suis consacrée qu’au volley. » En contact avec Rose Belleng, joueuse, puis entraîneur du Volley-Ball Péxinois Niort, la Niortaise conseille à Christelle de prendre la température avec Chamalières. Très vite, la Camerounaise âgée de 20 ans pose ses valises dans la ville avec une équipe fanion en Elite. « En huit ans, Christelle a forcément évolué. Aujourd’hui, c’est une femme totalement accomplie. Elle a eu la chance de pouvoir mêler sport et études avec nous. Un double projet auquel elle a adhéré », poursuit Atman Toubani. Excellente pointue pouvant évoluer en réception/attaque ou même à la passe, Christelle aurait pu aller voir si l’herbe était plus verte ailleurs chaque saison ou presque. Que ce soit en France, en Pologne ou en Italie. Mais attachée au club et à la région, la Camerounaise repoussa à chaque fois d’un revers de main les propositions sportives et salariales alléchantes. « C’est tout sauf une mercenaire. Elle aurait pu gagner trois fois plus en nous quittant. Mais Christelle préfère écouter son cœur », commente Atman Toubani. « Cela fait presque dix ans que nous nous connaissons avec Christelle. C’est une relation très humaine qui nous lie. Le VBC Chamalières est une famille, cela va souvent au-delà du volley. »