Billetterie

« Seule la montée est importante »

le 11/01/2019
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

A mi-saison, le Paris Volley fait la course en tête. Alors que les Parisiens se déplacent ce samedi sur le terrain du Plessis Robinson, l’entraîneur Dorian Rougeyron fait un point sur son début de saison.

 

- Quelle a été votre réaction lorsque la décision de la DNACG de faire évoluer le Paris Volley en Ligue BM fut officielle ?

C’est une décision que je n’ai pas à commenter sur le fond et la forme, mais je n’étais pas surpris sur le moment. On s’attendait hélas à ce verdict et il a tout de suite fallu penser à l’après, à l’avenir du club. Regarder quels étaient nos moyens et nos ambitions sur ce championnat, à savoir remonter tout de suite en Ligue AM.

 

- Même si vous avez anticipé, vous avez dû vite construire un effectif. Quelles étaient vos craintes avant la reprise ?

Je n’en avais pas spécialement. Nous avions en effet déjà pas mal de joueurs sous contrat. Nous avons dû en libérer certains qui avaient de plus belles propositions sportives. D’autres s’étaient engagés à rester avec nous, que ce soit en Ligue AM ou en Ligue BM. Il y a juste eu quelques petits ajustements à faire. Et puis, je me suis aussi appuyé sur les jeunes du club comme David Chaudet et Danny Poda.

 

- Vos cinq premiers matchs se traduisent par autant de succès 3-0 avant un petit fléchissement, jusqu'à une première défaite à Cambrai. Comment jugez-vous cette entame ?

Le travail paie souvent. Dès la préparation, nous avons mis les ingrédients pour réussir. Nous savions qu’à chaque rencontre ce serait un match de gala pour nos adversaires. Psychologiquement, nous étions prêts à vivre ça. La suite a été un peu plus compliquée, mais il ne faut pas oublier que la Ligue BM est d’un excellent niveau. Nous avons eu face à nous des formations de Saint Jean d’Illac et Saint-Nazaire qui ont su jouer juste pour nous pousser dans nos limites (succès de Paris 3-2). Et contre Cambrai, c’était pareil. Nous avions une opposition relevée et comme de notre côté certains étaient peut-être un peu émoussés, la défaite a été logique (2-3). Mais il ne fallait pas croire que nous finirions invaincus.

 

- Vous êtes nettement en tête du championnat. Qu’est-ce qui peut vous priver de la place de leader à l’issue de la saison régulière ?

Du relâchement de notre part et une constance de nos adversaires. Comme je l’ai dit précédemment, ce championnat est relevé. Nous sommes attendus chaque journée, et des équipes comme Saint-Nazaire ou Cambrai sont à l’affut du moindre faux pas. Après, finir leader de la saison régulière offre juste l’avantage du terrain jusqu’au bout. Mais si c’est pour perdre la finale des Play-Offs, quel est l’intérêt ? Seule la montée en Ligue AM est importante.

 

- Ce week-end, place au derby francilien sur le parquet du Plessis Robinson. En quoi est-ce un rendez-vous différent des autres ?

C’est vrai que nous n’avons pas eu de derby depuis très longtemps. Pour autant, nous connaissons très bien cette équipe du Plessis Robinson. De part la proximité, nous jouons souvent des matchs amicaux. Et puis, il y a des anciens de Paris chez eux (Dimitri Walgenwitz) et du Plessis Robinson chez nous (Alexandre Weyl). C’est une excellente équipe qui pose problème à beaucoup. Et rien ne sera simple. Ce sera sûrement un match chaud dans une salle un peu particulière. Il n’y a qu’une tribune latérale et une configuration qui ne permet pas de relancer des ballons trop haut. De notre côté, la préparation post-fêtes n’a pas été simple, puisque j’avais trois absents. Ardo Kreek était en sélection avec l’Estonie et Gjorgi Gjorgiev avec la Macédoine. D’ailleurs, la Macédoine s’est qualifiée pour la première fois de son histoire pour le championnat d’Europe. Je ne sais pas dans quel état je vais le retrouver ! Enfin, j’ai dû composer sans Gregory Petty qui devait régulariser un problème de visa. Malgré ça, j’espère que nous allons bien entamer 2019.