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« Il faut rester tranquille »

le 01/12/2018
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L’entraîneur italien de Nantes Rezé, Fulvio Bertini, apprécie le début de saison de son équipe, le travail et l’esprit de ses joueurs. Même s’il prône la tranquillité avant la réception du champion en titre, Tours, ce soir.

 

- Nantes Rezé reçoit Tours ce soir, à Mangin-Baulieu, pour un match au sommet. Le fait d’être deuxième de LAM change-t-il l’approche de cette rencontre pour vous ?

Non. Il faut essayer de faire le mieux possible. Tours est une équipe très forte, avec des objectifs différents des nôtres. On ne joue pas dans notre salle, j’espère qu’on aura une ambiance pas mal, on aura besoin de ça. Il faudra très bien servir, car Tours a des attaquants très forts et pas de points faibles. Ce sera difficile de gagner des points contre eux. Mais en revanche, il faut profiter de la soirée. C’est une opportunité. Mais notre parcours n’a rien changé. On n’a rien gagné, on est encore loin d’avoir atteint notre objectif qui est d’être dans le Top 8.

 

- Vous aviez la volonté de constituer une équipe plus physique que l’an dernier. Est-ce la raison qui explique votre réussite actuelle ?

Ce n’est pas seulement cela qui explique ce bon début de saison. Oui, le niveau physique a changé, c’est certain. On possède effectivement une équipe plus physique, avec un Réceptionneur/Attaquant (Blake Scheerhoorn), un pointu et un passeur qui apportent un plus dans cette dimension. Mais il faut aussi remercier tous les joueurs qui composent cette équipe. Ils donnent toujours le max sur le terrain, mais ils ont aussi bien travaillé en dehors de la salle, en préparation avant la saison. Le fait d’avoir étoffé la structure, sur le plan technique et médical, cela a aussi aidé beaucoup dans les résultats.

 

- Vous avez aussi pu composer votre équipe, avec plus de latitude que la saison dernière ?

C’est vrai qu’on a pu changer des choses avec Dominique (Amans, le manager général). On a pris les responsabilités ensemble. Pour le moment, ça marche. Personne n’avait imaginé un tel début de championnat. Mais il faut rester tranquille et ne pas dépenser d’énergie inutile par rapport à ça, continuer de penser match par match.

 

- Vous êtes aussi l’une des rares équipes avec deux français titulaires indiscutables, Médéric Henry et Philippe Tuitoga. C’est intéressant !

On est la seule équipe avec des centraux français ! Médéric, on lui a donné beaucoup de confiance. Il a encore beaucoup à apprendre, à améliorer, mais il faut continuer, il doit être très pro, ne rien laisser au hasard. Pour moi, il peut faire une très belle année. Son début de saison a peut-être été un peu plus simple car personne ne l’attendait comme ça. Maintenant, tout le monde va l’étudier. Il va falloir qu’il gère la situation, mais ça veut dire aussi qu’il est sur la bonne route. Philippe, lui, est un joueur malin, qui connaît très bien le championnat français. C’est aussi pour cela qu’il est notre vice-capitaine.

 

- Avec Gregor Ropret et Peter Michalovic, votre diagonale passeur-pointu est aussi très fiable et efficace depuis le début du championnat. Quelles sont les forces de ces deux joueurs ?

Gregor est un passeur athlétique, complet, qui sert bien, qui n’est pas mal au bloc, qui apporte beaucoup de tranquillité à tout le monde et qui est capable de proposer un jeu fluide. Peter est un joueur très stable, qui reste toujours froid dans les moments importants. Et puis, il joue pour l’équipe et cela me plaît beaucoup. En dehors de son « boulot » sur le terrain, il essaye d’aider l’équipe, sur une défense, un bloc, un soutien. Il connaît très bien le volley, c’est un garçon disponible pour l’équipe, très intelligent.

 

- C’est votre deuxième saison au NRMV. Avez-vous acquis des choses de votre première expérience en LAM l’an passé ?

Je pense que l’expérience est importante. L’expérience avec les joueurs et l’apprentissage de ce championnat aussi. La saison dernière m’a apporté des choses que je vais utiliser cette année. Il faut toujours apprendre et utiliser l’expérience pour l’avenir. C’est vrai dans le sport, mais aussi dans la vie de tous les jours.