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Saint-Nazaire, les yeux au ciel

le 20/09/2018
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Demi-finaliste des Play-Offs ces deux dernières saisons, Saint-Nazaire solidifie les bases, poursuit son ascension et pose clairement la montée en Ligue AM comme ligne d’horizon.

 

Il n’y a ni prétention ni forfanterie. Pas d’esbroufe non plus. Seulement une réelle et saine ambition. Voilà trois ans que Saint-Nazaire a repris place dans le grand monde du volley professionnel français. Sereinement, méthodiquement, il a soigné les maux du passé, réparé les blessures qui l’avaient contraint à la rétrogradation en Elite en 2015. Depuis, le SNVBA s’est reconstruit. Très vite, il est réapparu, plus déterminé, plus solide encore. Demi-finaliste lors des deux derniers exercices, cinquième de la saison régulière il y a deux ans, quatrième en avril dernier, le club nazairien est distinctement en phase ascensionnelle. C’est un fait, tout autant qu’une volonté, un désir assumé qui doit le conduire un jour, bientôt, encore plus haut.

 

Au lancement de la saison dernière, le club avait déjà lâché la grande idée. La Ligue AM, comme point d’horizon et plus une utopie. Saint-Nazaire se donnait deux ans pour y parvenir. Et voilà donc  que l’on entre cet automne dans la deuxième année du plan ! L’entraîneur, Gilles Gosselin, ne renie rien et ne se cache pas, bien au contraire. « On a cet objectif. C’est dans la logique des choses et l’évolution sportive du club. C’est une ambition qu’on assume mais il y a différents points de passage où l’on doit être au rendez-vous. D’abord, c’est de terminer dans les deux premiers de la saison régulière. Ensuite, après deux demi-finales en Play-Offs ces deux dernières saisons, le souhait est de passer à l’étape au-dessus et donc jouer une Finale. On évolue dans nos objectifs, on est cohérent, mais on ne se met pas non plus un impératif de résultat. Bien sûr qu’on est ambitieux, on est prêt, dans les structures, à prétendre à une accession mais si on ne monte pas, ce n’est pas non plus une catastrophe pour le club », explique le technicien nazairien.

 

D’autant que depuis quelques jours un élément nouveau et de force majeure est venu un peu bouleverser la donne d’un championnat qui s’annonçait grandement ouvert : la présence du Paris Volley en Ligue BM ! Si Saint-Nazaire ne veut pas s’en effrayer, il y a forcément de quoi s’en inquiéter un peu. « Désormais il y a Paris dans le championnat », convient ainsi Gilles. « D’un championnat très ouvert, on passe à un championnat toujours très ouvert mais avec une équipe qui vient de descendre, et qui se trouve être la plus titrée du volley français. Maintenant, il y a un épouvantail dans le championnat et contrairement aux deux saisons précédentes, il n’y a qu’une montée. La tâche est donc très difficile. Il faut avoir conscience de ça. »

 

N’empêche que Saint-Nazaire s’est bel et bien mis en configuration pour jouer sa chance. Sur la forme, le club est installé, posé comme il faut. Avec environ quatre-vingts partenaires privés, un club Entreprises, « Le Break », qui tourne depuis trois ans, avec la première affluence de Ligue BM l’an passé (environ 1 200 spectateurs de moyenne), le SNVBA exerce désormais un fort pouvoir d’attraction et rayonne loin sur la région. Sur le fond ensuite, le sportif, le staff technique a d’abord voulu renforcer la dimension physique de son équipe. Avec l’arrivée de deux centraux brésiliens d’envergure, Tarcisio Guinter (2,11 m) et Maycon Moreira (2,01 m), Saint-Nazaire a mis de la taille au milieu. « C’est la première expérience en Europe pour tous les deux, mais ils ont de grosses ambitions et beaucoup de qualités physiques pour performer en Ligue BM », assure Gilles Gosselin, qui a aussi changé de cap à la passe, avec l’arrivée du jeune et dynamique Canadien, Joshua McKay (24 ans). 

 

Sur le papier, l’équipe paraît être dans le bon dosage. Aux deux bouts du terrain, pour encadrer cette jeune formation dont sept joueurs ont moins de 25 ans, « l’ancien » Lionel Coloras est toujours là pour faire tomber la balle et le libéro Romain Devèze demeure le gardien du temple défensif. En tout cas, depuis la reprise, le 20 août dernier, Gilles Gosselin loue l’état d’esprit et l’abnégation de ce nouveau groupe. « Il y a une très bonne ambiance de travail, le groupe vit bien, il est ambitieux, bosseur et les joueurs sont heureux d’être ensemble. Ça aussi ça va être une force pour nous cette saison », estime l’entraîneur, qui apprécie ces premiers temps, mais continue de regarder au loin.