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Cannes, retour en mesure

le 30/09/2018
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De retour en Ligue AM, après une seule saison à l’étage inférieur, l’AS Cannes veut d’abord poser solidement le projet en première division avant d’envisager une remontée vers les très hautes sphères du Volley Pro français.

 

La peinture est toute fraîche et tout n’a pas encore été ravalé. L’AS Cannes est en plein travail, dans le gros œuvre. Entamée véritablement au moment de la descente en Ligue BM en mai 2017, à Coubertin, le jour ou presque où les Cannois tombaient dans le ravin, la reconstruction du club, bastion historique du volley français des années 80-90, unique décuple champion de France, est désormais bien avancée. Les idées sont claires et sur la bonne voie.

 

Mais il reste à faire pour retrouver le lustre et « dorer » le nouveau blason, celui des Dragons, pensé par le coach lui-même, Arnaud Josserand, et joliment réalisé par Ideal-Com, partenaire du club. Ce n’est peut-être au départ qu’un symbole, un simple logo. Mais ce Dragon crachant le feu dans une posture conquérante doit être le profil désormais de l’AS Cannes ! « On a changé beaucoup de choses à l’intérieur du club. L’image du club a changé. Les Dragons, tout le monde a été un peu surpris au départ. On touchait un peu au côté historique du club, mais je leur ai dit que c’était bien que l’on change des choses. Le logo a été très bien dessiné, il est jeune, moderne, agressif ! », raconte Arnaud, instigateur de ce petit chamboulement.

 

Les Dragons, de retour en LAM après une seule saison en LBM et un titre de champion, un parcours brillant en phase aller, un peu plus dans le rude au retour, sont donc dans les clous, au rendez-vous d’une renaissance qu’ils veulent vivre posément, sereinement, sans se brûler la couenne. Mais derrière la mesure, une saine ambition affleure forcément. Le staff technique a ainsi changé la moitié de l’équipe pour être digne de la Ligue AM, que le club entamera d’ailleurs à Tours dans deux semaines pour un premier rendez-vous de prestige ! « L’équipe était plutôt bonne. Mais voilà, ce n’était pas suffisant pour un maintien en Ligue AM. On ne va pas lutter pour le titre. Et même les Play-Offs, tout le monde en parle, mais on ne sait pas. L’objectif est de se maintenir. Le club a évolué de l’intérieur, donc dans l’équipe, il fallait aussi amener du sang nouveau », raconte l’adjoint de Laurent Tillie en équipe de France masculine.

 

L’AS Cannes a donc fait le pari de l’inconnu. En allant chercher des joueurs sans vécu en Ligue AM, le club de la Croisette a misé sur l’effet de surprise plutôt que sur le côté sécuritaire. « Quand tu démarres un championnat, ça peut aider », estime l’entraîneur cannois. Si Raphaël Corre, auteur d’une belle saison, demeure à la baguette, Cannes a sorti de sa ville de Novi Pazar un pointu serbe, Irfan Hamzagic. « C’est un joueur assez jeune, 26 ans, qui a fait des stages en équipe nationale. C’est sa première expérience à l’étranger. Il a un gros service, une belle dimension physique, c’est un bon cogneur et il s’est très vite intégré dans le groupe », résume le coach.

 

La qualité de service fut d’ailleurs une constante dans le recrutement cannois cet été. Le central offensif, vu à Nice l’an passé, Danijel Koncilja, qui vient parfaitement compléter l’axe cannois, possède lui-aussi une mise en jeu dangereuse. Tout comme le « jumpeur » polonais, le réceptionneur-attaquant athlétique et complet, Ferens Wojciech, « un bon petit poulet ! », sourit Arnaud. « On devrait être plus solide dans le domaine du service cette année, j’espère qu’on pourra mettre la pression sur l’adversaire », souligne le technicien, qui a rajouté aussi un réceptionneur bulgare en devenir, Martin Mechkarov et confier le fond de terrain au libéro international français et cannois de naissance, Jérémy Mouiel.      

 

Bref, avec tout ce beau monde, Arnaud Josserand n’entend pas tout ravager en Ligue AM, mais il se dit que l’AS Cannes a les moyens d’exister proprement et de poser une première pierre solide. D’ailleurs, il a été ravi de voir tout le monde s’ouvrir et vivre bien ensemble très vite lors du stage de rassemblement à Valberg. « Ce stage en montagne leur a fait du bien, ils se sont tous déridés ! C’est vraiment une bonne chose, ça soude un groupe », note le coach avec satisfaction. « On est encore en gestation. Pour l’instant, on n’est pas dans la partie haute du tableau. Mais on est dans ce projet ». Pour l’AS Cannes, la lumière est sans doute au bout du chemin.