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Nantes, heureux quinqua

le 22/09/2018
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Cette saison, le club nantais fête ses cinquante ans. Avec un nouvel entraîneur Cyril Ong, une nouvelle salle, Mangin Beaulieu, et pas mal d’attente autour, le VBN veut se laisser guider par l’audace et l’ambition.

 

Il n’a pas pu attendre l’entrée sur scène. Trop impatient, trop désireux de fêter l’évènement, cet heureux anniversaire, le VBN a ouvert dès hier la boîte à cotillons dans les loges ! Avant même le début de la saison, programmé, comme un symbole, face au champion de France en titre Béziers le 23 octobre prochain, Nantes a entonné les premiers chants hier soir, dans son nouveau décor de Mangin Beaulieu, théâtre de ses rêves futurs. C’était son premier match préparatoire, face au géant, le RC Cannes. Cinquante ans, cela se fête et le VBN ne pouvait espérer plus prestigieux invité. Le résultat, bien sûr, est quelque peu anecdotique. A cet instant de la présaison, simple phase d’assemblage, le succès nantais, 3-2, n’est pas un acte de gloire, mais il présage peut-être de belles choses à l’horizon. « C’est un gros challenge, il y a du boulot, mais j’avoue que j’ai été agréablement surpris par le niveau qu’on a été capable d’afficher hier », convient le technicien nantais, dont l’équipe avait effectué sa seule séance avec opposition la veille de ce premier match amical ! « Ce début de préparation est plutôt à la hauteur de nos attentes. Ça bosse bien à l’entraînement, au sein du club, le groupe vit bien. C’est un bon début. »

 

Le quinqua est heureux, visiblement. Dans sa nouvelle configuration, dans sa nouvelle peau, le VBN porte beau. A la baguette, il a désormais un entraîneur qui sait. Champion de France en titre, Cyril Ong, le nouveau technicien nantais, a élevé Béziers tout en haut au printemps dernier et il débarque sur les bords de l’Erdre avec un bagage confiance et un réel enthousiasme face à ce nouveau challenge. Car si Nantes a cinquante ans aujourd’hui, il a une quête depuis toujours : décrocher le premier titre de son histoire. Alors, cette nouvelle page qui s’ouvre dans la vie du club est comme un doux frémissement. Face à Cannes hier, ils étaient 1 200 dans la salle pour une rencontre amicale. Cyril Ong le sait, le sent : l’attente est là. Mais pour autant, le club avance, mesuré et posé, fixant comme première bouée une qualification européenne, sans s’interdire évidemment d’aller voir un peu plus loin. « L’objectif c’est d’être européen. On a l’avantage de ne jouer que deux compétitions cette année par rapport aux grosses équipes qui en ont trois. Avec ce groupe jeune, réceptif, on sera en capacité de bosser. Après, si on peut aller chercher quelque chose, on ira chercher quelque chose !  Mais essayons d’abord de fidéliser le public, de faire plaisir aux partenaires. C’est important de bien lancer ce projet », résume Cyril.

 

Pour relever le défi, le staff nantais a fait preuve d’audace et de hardiesse. Il a misé sur une diagonale passeuse-pointue sans grand vécu en LAF. A la mène, le VBN a fait confiance à une jeune Finlandaise de 25 ans, Kaisa Alenko, qui débarque en France en mal de temps de jeu, après deux saisons comme doublure en Allemagne. « Sa qualité première, c’est le jeu rapide. Ça correspond bien à ma philosophie et elle a faim de temps de jeu. Elle prend ses repères petit à petit, c’est une joueuse intelligente, qui ne fait pas de bruit, mais ça commence déjà à être correct », avance l’entraîneur nantais. A l’attaque, Nantes a parié sur l’éclosion d’un talent rare, celui d’une pointue internationale française de 20 ans, Lucille Gicquel. Formée à Cannes, elle va faire ses premiers pas comme force de frappe offensive numéro 1 d’une équipe LAF. Une étape importante, délicate, cruciale dans sa carrière, mais Cyril est convaincue que Lucille va réaliser de grandes choses. « Avec ses qualités individuelles, son comportement à l’entraînement, je pense que Lucille sera une très bonne surprise de ce championnat. Elle écoute et elle comprend vite. Son passage à Cannes lui a forcément appris beaucoup de choses, maintenant il faut mettre tout cela en pratique et tenir toute la saison. C’est un sacré challenge, mais elle a le mental pour le relever. »

 

Lucille dispose aussi de précieux soutiens autour d’elle. Le retour de Hana Cutura, la venue de la réceptionneuse-attaquante US ultra complète, Annika Albrecht, en attendant la présence effective de Clémentine Druenne, en phase de reprise, devraient permettre de partager les tâches offensives et de jouer une partition attrayante cette saison. « C‘est un club avec une histoire, qui aimerait gagner un titre », souligne l’ancien coach des Angels de Béziers, qui sait aussi que l’on ne touche pas le ciel en un jour. « Il y a énormément de concurrence, il faut bosser, garder l’humilité. Mais c’est bien qu’il y ait une grosse attente, c’est pour cela aussi qu’on est là, sinon ce serait un peu plat. » Nantes, justement, a plutôt envie de s’élever cette année.