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RC Cannes, la marque et l’ambition

le 21/10/2018
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Club le plus titré du volley français, le RC Cannes demeure une référence. Battu en finale au printemps dernier et plus sacré en LAF depuis 2015, il entend bien reprendre la couronne cette saison.

 

Lorsque l’on entasse vingt titres de champion de France et autant de Coupes de France, inévitablement, il y a un moment où l’on se sent un peu à l’étroit, étriqué dans des coutures que l’on a mille fois craquées. Après avoir tant régné en France, fait de ce pays, de la LAF, son royaume, le RC Cannes, champion sans interruption dix-huit saisons de suite entre 1998 et 2015, a pourtant pris de plein fouet la rébellion et une concurrence nouvelle ces trois dernières saisons, qui l’ont un peu laissé au portillon, malgré deux finales LAF et deux Coupe en 2016 et 2018. Mais au fil de tout ce temps glorieux, le RC Cannes a inscrit au marbre de ce sport une empreinte indélébile.

 

Désormais, le club de la Croisette rayonne bien au-delà des frontières. Il y a peu, il a même ouvert une nouvelle voie. Il y a moins d’une semaine encore, le RC Cannes était un invité prestigieux en Chine. Un voyage d’une huitaine de jours tout frais payé pour vingt personnes, dans le luxe et les apparats, qui démontre bien l’image et le prestige véhiculés par le club français. Bien sûr, la présence au tournoi du club de Guangdong, dirigé par l’ancien entraîneur emblématique cannois Yan Fang et supporté par l’imposant promoteur immobilier, Evergrande, a sans doute facilité les choses, mais la marque RC Cannes résonne très loin aujourd’hui. Son président, Agostino Pesce, s’en félicite forcément. « C’est absolument la première fois qu’on fait quelque chose comme ça mais je pense que c’est la première fois qu’une équipe de volley-ball fait cela ! Le RC Cannes a la possibilité d’utiliser sa marque, son nom pour pousser le marketing et la communication. C’est avec ça qu’on peut avoir plus de moyens pour construire une équipe plus forte. Notre déplacement en Chine s’installe dans ce cadre-là. C’est ce que font les équipes de foot quand elles vont aux USA ou en Asie. »

 

Cette tournée asiatique historique avait donc d’abord pour viser de promouvoir une marque, un club, une ville, une région, au travers de rapprochements et de prises de contacts commerciaux qui nourriront peut-être le club à l’avenir. Une démarche fondamentale pour les dirigeants cannois qui n’ont qu’une obsession : continuer à faire grandir le RC Cannes. « L’entraîneur, Riccardo Marchesi, sait combien le développement de la partie Club Entreprises est important. On n’a pas détruit le passé, beaucoup de nouveaux sponsors arrivent et aujourd’hui, 50% de notre budget est du partenariat privé. On continue, on se développe et on reste le club à battre », explique Agostino Pesce.

 

Le RC Cannes a même plutôt bien préparé l’avenir. Sportif celui-là. En remportant ses trois matches lors de cette tournée chinoise et en posant déjà quelques repères collectifs malgré une équipe renouvelée à plus de 50%, autour des gardiennes françaises du temple que sont désormais, Christina Bauer, Myriam Kloster et Héléna Cazaute. « Au départ, on pensait changer trois éléments sur douze, après ce sont les aléas du sport », concède le président, contraint notamment de faire avec  la retraite de la légendaire pointue, Nadia Centoni. Mais l’effectif cannois a encore belle allure et il s’est renforcé dans le secteur où il avait un peu peiné l’an passé, celui de la passe, avec l’arrivée de l’Italienne Noemie Signorile, amenée a priori à prendre la place de titulaire à Tanya Grbic. « Riccardo sait qu’il doit constituer une équipe pour gagner, une équipe agressive, capable de faire du spectacle aussi. Mais de ce que j’ai vu, pour l’instant, je suis content, cette équipe me plaît beaucoup », convient Agostino. Reste maintenant à la voir en situation « réelle » LAF, mardi sur le parquet du voisin et promu, Mougins.