Billetterie

Mende, l’explorateur sans peur

le 14/09/2018
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Alors qu’il va découvrir le volley professionnel en LBM pour la première fois de son existence, Mende Volley Lozère s’attèle à relever le défi avec beaucoup d’envie et sans plus de peur que cela.

 

Cette fois, ce n’est pas tombé du ciel. Cette fois, Mende le désirait plus que tout. Dans quelques semaines, le club lozérien va effectuer ses premiers pas dans le milieu professionnel, heureux nouveau pensionnaire de Ligue BM. C’était au marbre, c’était dans les plans du club. Et pourtant, comme un joli paradoxe, Mende y déboule l’année où il n’y avait pas accès sportivement, terminant la saison en Elite au pied du podium, derrière les trois élus, Martigues, Fréjus et Saint-Jean-d’Illac, quand la saison précédente, il avait terminé la saison 2016-2017 à la deuxième place sur le terrain ! Mais la défection d’Orange cet été a propulsé Mende Volley Lozère en LBM, pour le plus grand bonheur d’un club qui envisageait la chose depuis un moment. « C’est quelque chose que l’on attendait depuis deux ans. On s’était un peu préparés à cette montée. On l’appréhende assez facilement. On va rester un club familial, où tout le monde se connaît. Il va y avoir plus de monde au gymnase, c’est quelque chose d’important, mais ça ne va pas bouleverser le fonctionnement du club. On sera entre 550 000 et 600 000 euros de budget, soit à peu près le même que l’an dernier », note avec sérénité le président du club lozérien, Philippe Jouve.

 

N’empêche, derrière l’apparente décontraction et la tranquillité avec lesquelles Mende se projette dans cette nouvelle aventure, il y a un chouia plus de poids et de  pression sur les épaules de la phalange lozérienne cette saison. En effet, en prenant place dans le volley pro, Mende devient tout simplement le seul club pro du département ! Un joli galon qui brille sur le veston, une responsabilité nouvelle que le club veut assumer au mieux. « C’est la première fois que l’on compte un club pro de sport collectif dans le département. Bien sûr que c’est une responsabilité, on ne peut pas se louper. Ça va donner un nouvel élan au sport lozérien », admet Philippe Jouve, qui sait pouvoir s’appuyer sur la dynamique de la ville, plusieurs fois reconnue par le passé comme la ville la plus sportive de France.

 

Tout l’été, Mende s’est donc appliqué à être paré. Il a d’abord poursuivi son travail de renforcement des structures du club, tant dans l’administratif que dans le secteur médical auprès de l’équipe professionnelle. « Cela fait quelques années qu’on essaie de structurer le club. Il y a eu des embauches, notamment un manager qui s’occupe de la communication. Tous les jours on évolue. Entre les bénévoles et les salariés, il y a une quarantaine de personnes autour du club », détaille le président. Sur le terrain, sous la férule d’un coach passionné, Constant Tchouassi, Mende a rassemblé douze joueurs dont neuf pros à temps plein, pour lesquels la mission première sera évidemment d’assurer le maintien.

 

Mais le club lozérien, sans le dire trop fort, voit plus loin. En conservant l’ossature qui le guida la saison dernière, en continuant de nourrir les jeunes pousses du cru, en actant cinq arrivées seulement, savamment pensées, Mende n’a pas fait dans le ronflant mais dans le qualitatif et le judicieux pour l’équipe, en conservant cette philosophie chère à son entraîneur d’un groupe interchangeable du premier au douzième joueur. Une rareté dans le volley pro ! « On n’aura pas une équipe avec un six majeur. Constant part avec 12 joueurs qui ont tous leurs chances. Il n’y a pas de joueurs majeurs et cela donne des entraînements de très haute qualité. Tous les postes sont doublés et tout le monde peut remplacer tout le monde », résume le patron du club, qui se souvient qu’à l’entame du deuxième set, lors de la victoire contre Nice en Coupe de France l’an passé, l’entraîneur avait totalement changé son six sur le terrain !

 

Bref, Mende y va avec ses modestes moyens, son parquet en bois tout beau, poncé et revitrifié cet été, mais surtout une énorme conviction et une peur ratiboisée. « Il y a moyen de réussir une belle saison. Le premier objectif, c’est le maintien, mais on va essayer de se qualifier pour les Play-Offs. On veut stabiliser le club à ce niveau et je pense qu’on peut y arriver. Il y a surtout l’envie de découvrir, on n’a pas vraiment peur », lâche le président, comme pour signifier à ses prochains adversaires que Mende a bien l’intention de se battre et de rester debout.