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Quimper, c’est pour durer

le 13/09/2018
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Dixième la saison passée, le club breton attaque sa troisième saison consécutive en LAF, avec l’objectif de gravir encore une marche et s’ancrer un peu plus dans le paysage du Volley Pro.

 

Si un jour la carrière de coach lui pèse trop, Dominique Duvivier pourra sûrement se reconvertir dans la voyance. L’ancien assistant au VBN, devenu entraîneur titulaire la saison dernière au Quimper Volley 29, a peut-être quelques dons. A moins que ce ne soit, plus vraisemblablement, une connaissance aiguisée de ce championnat qu’il a apprivoisé depuis belle lurette déjà. Avant d’entamer sa première saison à la tête d’une équipe LAF, Dominique avait en effet coché sur sa feuille une dixième place, pour un maintien sportif envisagé à dix succès. Et en fin de compte, Quimper a terminé… dixième, avec sept victoires !

 

Mission accomplie donc, au plus juste. Même si dans la forme, le technicien breton avouait que la pénalité tombée sur Evreux avait grandement arrangé ses affaires et qu’il aurait aimé un peu plus de rigueur et de panache, sur le début et sur la fin de la saison notamment. « Les années passées à Nantes m’ont permis de connaître un peu le niveau de cette Ligue AF. Même si le rôle est différent, je ne tombais pas dans quelque chose de nouveau. Mais on a eu un peu de réussite malgré tout. La sanction contre Evreux nous a facilité la tâche et je regrette que l’on ait un peu gâché une belle fin de saison avec deux défaites contre Chamalières et Evreux. Ça me reste un peu en travers de la gorge. J’aurais aimé finir autrement, avec huit, voire neuf victoires et 25 ou 26 points. Je pense qu’on avait les armes pour aller les chercher et pour se rapprocher de la huitième, neuvième place », résumait le technicien quimpérois.

 

C’est donc un sentiment mitigé à la sortie et l’entraîneur est maintenant tourné vers ce nouvel exercice avec l’ardent désir de faire mieux et ancrer un peu plus solidement le club dans le cœur de cette division. Sans faire de grands rêves encore, mais en cherchant à assoir Quimper en LAF. Pour cela, Quimper a évalué au plus près, statistiques en mains, les manques et les faiblesses de l’équipe la saison dernière et a tenté de combler au mieux ces lacunes. D’abord, en mettant un peu de taille et de physique dans l’effectif, avec notamment l’arrivée de la réceptionneuse-attaquante slovaque d’1,88 m, Romana Kriskova. Ensuite, en apportant un peu plus de relief en attaque, où Quimper manquait parfois un peu de tranchant. « Offensivement, on mettait plus de temps que les autres à mettre un ballon par terre », convient Dominique Duvivier.

 

En perdant Kelly Oublié à l’intersaison, cela n’a pas arrangé les choses offensives. Mais Quimper compte désormais sur l’audace et la hardiesse d’une diagonale passeuse-pointue de 22 ans, pleine de fougue, pour dynamiter le jeu breton. Avec l’ex-meneuse de Paris St-Cloud, Nina Stojilkovic, propulsée titulaire en Bretagne, et l’éclosion attendue de Fanta Fofana à la pointe, Quimper a conscience de prendre un risque, mais celui-ci est pleinement assumé. « Avec Nina, le deal est très clair : elle vient pour être la titulaire du poste. A un moment donné, être remplaçante, ça ne fait plus trop avancer. Donner la chance à une jeune passeuse, qui plus est française, c’est dans la philosophie du club. Quant à Fanta Fofana, après une année de travail auprès de Kelly Oublié, c’est bien qu’elle puisse prendre sa place cette année », résume le coach.

 

D’autant que ces jeunes filles ne sont pas jetées seules dans le bain. Autour, l’expérience et la complémentarité des centrales, la capitaine Grace Carter, Marieme Diagne et Pavla Duspivova sont des garanties précieuses, de même que le volume et la diversité de jeu de la nouvelle réceptionneuse finlandaise, Salla Karhu. « On entame notre troisième saison consécutive, on ne peut pas dire qu’on est installé, mais c’est un petit ancrage », indique Dominique, qui a récupéré tout son monde il y a un peu moins de deux semaines, et lancé plein pot la préparation, avec du ballon dès le troisième jour ! Pour l’instant, les indices sont plutôt positifs. « C’est un peu court encore, mais j’ai l’impression qu’on devrait garder notre esprit combatif en défense. Les joueuses qui sont arrivées ne lâchent rien. C’était notre marque de fabrique et j’ai le sentiment qu’on a gardé le même état d’esprit. Ensuite, offensivement, les nouvelles joueuses vont nous apporter. Maintenant, il reste un gros travail de liaison avec Nina à faire mais ça se met tranquillement en place », avance l’entraîneur, en guise de premier bon signe.