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Saint-Quentin, retour de flamme

le 31/08/2018
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Avec l’arrivée sur le banc de touche de Dario Dukic, joueur historique du club, le St-Quentin Volley veut enfin relever la tête après deux dernières saisons très compliquées.

 

C’était cousu de fil blanc. Pour Dario Dukic, l’histoire devait forcément faire une boucle et le ramener un jour ou l’autre dans les Hauts-de-France. Joueur emblématique du SQV durant neuf saisons (de 2002 à 2011), l’ancien réceptionneur/attaquant a laissé dans l’Aisne une trace indélébile et a toujours porté au coeur un club spécial pour lui. « Je crois que je suis, après Jiri Novak à Paris, le joueur étranger qui est resté le plus longtemps dans un même club. Saint-Quentin, c’est le meilleur moment de ma carrière, c’est ma ville. Je suis Saint-Quentinois, je reste Saint-Quentinois. C’est mon club et M. Donat est mon président ! », raconte Dario, dans un sourire ému, retrouvant en effet à la présidence, Adrien Donat, lui qui dirigeait déjà le club du temps où Dukic y jouait !

 

Saint-Quentin a donc ravivé le passé, ramené au club un peu de caractère et de flamme, en espérant que le feu reprenne enfin. Car, le moins que l’on puisse dire est que les dernières saisons furent tristes et maigres. L’an passé, Saint-Quentin a traîné sa peine tout du long, terminant dernier avec trois malheureux matchs gagnés, mais finalement maintenu tout de même en Ligue BM. Pour Dario, évidemment, il n’est pas concevable de revivre cela cette année. Alors il appelle au sursaut, rameute et rassemble. « Saint-Quentin, ces dernières années, ça ne tourne pas bien. Le but est de reconstruire quelque chose. Si je suis là, c’est pour changer certaines choses sur le plan sportif notamment, même si le club travaille aussi auprès des partenaires. Je n’ai rien à cacher, il y a des attentes et un peu de pression. L’année dernière, ils ont fait 200 spectateurs par match, contre 1 400 en moyenne sur ma dernière année de joueur ! On ne va pas annoncer que l’on sera dans les quatre ou cinq meilleurs, mais il faut faire mieux. Il faut qu’on bouge ! », scande le nouveau technicien du SQV.

 

A la tête de Nancy ces deux dernières saison, Dukic reste sur deux jolis rendus, une deuxième place en 2017 et une sixième au printemps dernier. Avec des moyens financiers très modestes et un recrutement limité, l’entraîneur saint-quentinois n’a pas eu toute liberté pour bâtir son groupe à l’intersaison, mais il y a des valeurs sur lesquelles le Bosnien ne dérogera pas. « Rigueur et travail sont deux maîtres mots. Il n’y aura pas de pitié. Je suis là pour faire des résultats et ceux qui sont capables de me suivre seront dans une situation positive. Les autres qui pensent qu’ils vont se promener ici, ça ne va pas aller », prévient-il.

 

Le décor est planté, mais la mécanique a un peu de mal à s’emballer en ce début de préparation. Le SQV attend depuis six semaines que son central américain, Robert Walsh, obtienne enfin son visa pour pouvoir quitter le sol américain et rejoindre le groupe. Avant même la reprise, Saint-Quentin a aussi déjà perdu son capitaine, Joël Soltin, opéré du genou et out pour quatre mois ! Alors qu’il doit débuter la campagne des matchs amicaux le 6 septembre prochain, le coach n’a toujours pas travaillé sur du six contre six et il a bien du mal à réunir un effectif complet. « Pour l’instant, j’ai un seul central, ça me gêne beaucoup, c’est très compliqué », admet Dario. En revanche, il se félicite de l’arrivée de son nouveau pointu, Maoni Talia, venu à Saint-Quentin justement pour relever le défi et bosser dur avec ce coach intransigeant. « Maoni, c’est une très bonne pioche. C’est très important pour nous de l’avoir. Chez Dario, il faut être capable de pleurer, de tenir la pression. Maoni a accepté cela tout de suite, il a dit j’ai envie de progresser, de m’entraîner ! » Visiblement, le reste du groupe semble dans la même veine pour l’instant. « Sur les qualités humaines, les garçons sont au top. On bosse bien, il n’y a pas de question. N’importe quelle équipe qui pense venir ici gagner le match facilement, se trompe. Elle va se casser les dents », prévient Dario, revenu à Saint-Quentin pour remettre de l’ordre dans « sa maison ».