Billetterie

Revenir et s’installer

le 24/08/2018
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Sur un fil lors de ses dernières saisons en Ligue AM, Narbonne a retrouvé de l’allant et une belle dynamique en passant par la LBM l’an passé. Avec un nouveau coach et une équipe largement remaniée, il veut maintenant s’ancrer solidement dans l’élite.

 

Paradoxalement, le passage à l’ombre aura réchauffé les cœurs et les cuirasses des Centurions. C’est avec un entrain tout neuf et des idées plein la tête que le Narbonne Volley retrouve la Ligue AM, après une saison à l’étage inférieur. Malgré une défaite sur le match de l’accession, à Coubertin, face à Rennes au printemps dernier, Narbonne fut bien vite rappelé pour étoffer les rangs de la LAM à la rentrée. Mais ce «rattrapage» par le col, Narbonne n’en a surtout pas honte, bien au contraire. Dans l’élan d’une phase retour phénoménale et treize succès consécutifs jusqu’à cette seule défaite en finale des Play-Offs LBM en 2018, Narbonne s’est constitué un joli pécule confiance et les Audois déboulent en Ligue AM l’âme vaillante, convaincus de ne rien avoir volé et surtout pas leur place dans l’élite.

 

La règle entre les dents, le compas en main et la boîte à outils sous le bras, Narbonne doit maintenant consolider la structure pour s’ancrer solidement en Ligue AM. Depuis la belle saison 2012-2013 (5e et demi-finale de Play-Offs), les Audois n’ont fait que vivoter et tanguer en Ligue AM, coincés dans le fond du classement. Cette fois, les choses doivent changer. A la tête de ce chantier, le club a rappelé un ancien de la maison, un gaillard à fort charisme, l’Hispano-Argentin, Guillermo Falasca. Sous tunique narbonnaise de 2012 à 2015, Falasca a ensuite fait ses armes d’entraîneur à Madrid, durant trois saisons, et c’est avec plaisir et ambition qu’il revient sur des terres où personne ne l’a oublié. « Quand j’ai terminé ma carrière de joueur, devenir entraîneur était une évolution normale pour moi. Mais revenir ici, c’est une chose spéciale, très spéciale, c’est un peu comme retourner à la maison. Quand le président m’a contacté, avant même de savoir si on serait en LAM ou en LBM, j’ai dit oui tout de suite, c’est une chose géniale ! », s’enthousiasme Guillermo, de l’accent plein les mots.

 

A lui maintenant d’élever l’édifice, de constituer un puzzle avec pas mal de nouvelles pièces dans la boîte. Une mission nouvelle pour ce coach novice en tant qu’entraîneur d’une équipe masculine. Mais, cela ne l’effraie pas un seul instant. Après s’être fait la main auprès de l’équipe féminine madrilène, qu’il emmena sur sa première saison jusqu’en demi-finale de la Coupe et du championnat, Guillermo se sent prêt. « J’ai des choses positives dans ma carrière de joueur et encore beaucoup de choses à améliorer comme entraîneur », admet-il. « Mais la gestion d’un groupe féminin, au niveau psychologique notamment, m’a donné une expérience qu’il est difficile de trouver chez les garçons. Je pense que cela a été très positif de commencer avec le féminin. Et puis je connais le volley masculin, pas de problème ! », sourit-il.

 

Convaincu, Guillermo a donc été audacieux dans le recrutement. Entre autres, un pointu hongrois jamais vu en France, Arpad Baroti, un passeur canadien de 22 ans, tout juste sorti de NCAA, Byron Keturakis ou encore un central espagnol pioché en D2 l’an passé, Alejandro Vigil ! Le nouveau guide des Centurions a pris des risques et il les assume pleinement. « Le budget de Narbonne n’est pas encore parmi le gros budget de LAM. Si je fais la même chose que les autres avec le même budget, je resterai au même niveau. J’ai pris le risque de faire des choses différentes, avec des joueurs pas très connus en France, mais avec l’intention de travailler avec une équipe au physique énorme et un gros potentiel en attaque et au service », dévoile-t-il. Sur cette base, les Centurions veulent d’abord s’installer sans peur en Ligue AM. Ensuite, à mi-saison, il sera toujours temps de réajuster le curseur de l’ambition.