Billetterie

Toulouse, retour à la surface

le 21/08/2018
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

Après une saison dernière manquée et terminée à la dernière place, les Spacer’s, finalement repêchés en LAM, veulent faire table rase et retrouver le fil de leur jeu et les Play-Offs.

 

Même si l’été est venu tout nettoyer, si le soleil a brûlé la blessure, il reste des maux dans le creux des mots. La saison dernière devait être belle. Vice-champion de France 2017 et élu parmi les dignes représentants de la Ligue des Champions, Toulouse voulait avoir fière allure, profiter de la dynamique et prolonger  le plaisir. Au lieu de cela, les Hauts-Garonnais ont souffert tout du long. Equipe construite sur le tard, à grands renforts express d’étrangers, mayonnaise qui ne prend pas, blessures malheureuses, dans l’escalator d’un aéroport ou en marchant sur un ballon, défaites qui s’enchaînent : les Spacer’s se sont retrouvés dans la nasse et n’ont jamais pu s’en sortir.

 

A l’arrivée, cinq succès seulement, une dernière place qui aurait dû les envoyer en LBM cette saison, avant d'être finalement rattrapé par le col, in extremis. Alors forcément, quand on sort ainsi chahutés du tambour, on n’oublie pas. Surtout que pour Stéphane Sapinart, le coach, il s’agissait d’une première expérience comme head coach, succédant à Cédric Enard qui avait porté Toulouse jusqu’à Coubertin en mai 2017 ! « Je sépare ces deux saisons. Il y avait trop de différences, on n’était plus sur les mêmes effectifs, on reconstruisait tout. Mais c’est sûr qu’on a eu un peu de mal à vivre dans ce championnat. On finit à la dernière place, ça ne peut pas être une satisfaction. Ce que l’on a vécu l’an passé a été difficile pour tout le monde, on espère ne pas le revivre », résume le technicien toulousain, qui a cependant tiré deux, trois enseignements positifs de cette saison galère, comme l’état d’esprit sans faille de son groupe, bagarreur jusqu’au bout.

 

Les Spacer’s ne veulent donc plus s’appesantir et laver le traumatisme. 2018-2019 doit être une autre histoire. D’autant qu’il ne reste que deux «rescapés» de la triste saison dernière, les centraux Danny Demyanenko et Nicolas Burel. Pour le reste tout change ! Et dans son recrutement, Toulouse a pris grand soin de revenir aux fondamentaux, son ADN, ce qui a fait sa réussite : la «french touch» et une certaine connaissance du terrain. Ainsi, le retour au bercail de l’expérimenté André Radtke, le retour en France du pointu, vu à Ajaccio, Jordan Corteggiani, les arrivées du libéro argentin Sebastian Closter et du réceptionneur-attaquant hollandais, Gjis Jorna, tous deux champions de France avec Chaumont il y a deux ans, doivent permettre de poser des bases stables et solides, tandis qu’à la passe la venue de Toafa Takaniko est a priori un gage de sécurité. « Un des doutes qu’on a eus quand on a construit l’équipe l’an passé, c’est qu’on n’avait pas de joueurs qui connaissaient le championnat. Cette année, on voulait remettre dans le groupe des joueurs rôdés. L’an passé, l’équipe n’était pas dans le profil de Toulouse », convient Stéphane Sapinart.

 

En retrouvant la fibre, Toulouse espère ne pas se faire peur et vise un retour à la surface, matérialisé par une qualification en Play-Offs en bout d’exercice régulier. Maintenant, dans un championnat ouvert à tous les vents, les Spacer’s ne sont pas à l’abri. Le coach en a conscience. Mais il ne s’engage pas pour autant dans cet exercice avec la mission absolue de devoir montrer des choses à titre personnel. « Je n’ai pas envie de prouver quoi que ce soit. J’ai bossé l’an passé et je sais que j’ai fait le maximum. Bien sûr, comme pour les joueurs, c’est toujours positif de faire une bonne saison. Maintenant, c’en est une nouvelle qui commence avec toujours l’ambition de la réussir au mieux», avise le technicien, qui a attaqué la préparation hier à Bagnères-de-Luchon, avec la quasi-totalité de son groupe, exceptés Demyanenko et Jorna retenus en sélection, mais surtout le désir de retrouver le goût des belles choses.