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Des minots chez les grands

le 20/08/2018
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Les jeunes du CNVB, rebaptisé France Avenir 2024, vont disputer à la rentrée le championnat professionnel de LBM. Si la marche est haute pour les jeunes pousses du volley français, cela doit leur permettre de grandir plus vite avant de rejoindre les clubs de Volley Pro et, plus tard, qui sait, renforcer l’équipe de France.

 

Sans doute que ça doit cogiter sec et s’agiter tous azimuts dans les jeunes têtes de France Avenir 2024 en ces jours d’août, où ça sent la reprise et la préparation de la nouvelle saison. Car, à partir du 13 octobre prochain, les minots du Centre de Formation (CNVB) de Castelnau-le-Lez seront lancés dans les grandes eaux du volley pro, engagés d’un coup en Ligue BM ! Fini le championnat Elite, où les jeunes hommes avaient brillamment accroché la qualification pour les Play-Offs l’an passé, avec un bilan équilibré de sept succès pour sept revers en quatorze matchs. Cette fois, la barre est placée bien plus haute et sûrement que les défaites s’enchaîneront plus régulièrement que les victoires tout au long des week-ends.

 

Mais le but de la manœuvre, dans une réflexion creusée et concertée par la FFVolley, la Directrice Technique Nationale (DTN) et la LNV, est ailleurs. Dans le processus, l’idée est avant tout d’endurcir ces talents à la peau douce, d’aguerrir et de confronter ces jeunes garçons aux réalités du Volley Pro afin d’accélérer leur maturation. Alors qu’il est souvent délicat et audacieux pour un club professionnel de confier très tôt des responsabilités à un jeune joueur à peine façonné, les voilà qui débarquent en bande pour se frotter et grandir en Ligue BM ! « On a fait le constat qu’on avait un déficit de temps de jeu de nos jeunes joueurs et joueuses. Une des meilleures solutions pour remédier à cela, c’était de créer artificiellement ce temps de jeu en les incluant dans les championnats professionnels. La finalité, c’est bien de les former, pour essayer de fournir ensuite aux clubs pros des joueurs opérationnels pour être titulaires », précise ainsi la DTN, Axelle Guiget.

 

Signée jusqu’en 2023, pour les garçons comme pour les filles de France Avenir 2024, la convention garantit la présence des pôles dans la division et assure ainsi une formation continue. Pour Marc Francastel, l’un des entraîneurs de France Avenir 2024, la démarche ne peut être que bénéfique, comme elle l’avait été pour la génération Leroux, Lyneel, Tillie, Toniutti en 2008-2009 ou celle d’Aguenier, Le Goff, Louati, T. Rossard en 2010-2011, toutes deux déjà confrontées et propulsées en Ligue BM à l’époque et soumises aux rudesses du monde pro. Toniutti et ses amis s’en étaient superbement sortis en terminant 5e de la saison. Cela avait été plus compliqué pour l’équipe de 2010-2011, qui n’avait gagné que deux matchs sur l’exercice ! « Mais pour les meilleurs, ça permet de les exposer à une adversité qui correspond à leur niveau de développement, face à des joueurs plus expérimentés, plus physiques et avec un plus grand bagage tactique », estime Marc Francastel.

 

Avec les Jeux Olympiques de Paris 2024 en point de mire, la grande idée derrière tout cela est surtout de pérenniser le niveau de performance de l’équipe de France. Car c’est bien cette génération de joueurs, nés entre 1999 et 2002, qui sera alors appelée aux commandes à ce moment-là. « Cet horizon, cette dynamique doivent être un accélérateur de performance pour certains potentiels. Tout le volley français a envie d’avoir une équipe de France performante en 2024, mais aussi après », confie encore la DTN. Si cela paraît encore loin, c’est bien dès maintenant qu’il faut faire le premier pas. Et pour France Avenir 2024, ce sera le 13 octobre prochain, au Plessis-Robinson.