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« Un vrai défi »

le 09/08/2018
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Après sept saisons passées en LAM en tant que doublure, le jeune passeur français, Dimitri Walgenwitz (24 ans) a quitté Toulouse et choisi la Ligue BM et Le Plessis-Robinson pour vivre sa première saison en tant que titulaire. Il sera le dépositaire du jeu des Hiboux à la rentrée.

 

- Dimitri, pourquoi ce choix de la Ligue BM et du Plessis-Robinson ?

Cela faisait sept saisons de Ligue AM en tant que deuxième passeur, je pense que je commençais à avoir fait le tour de ce que j’avais besoin d’apprendre dans ce rôle-là, avec toute l’expérience accumulée auprès des passeurs avec qui j’avais été. J’ai envie de me retrouver avec les clés du camion et diriger une équipe toute une saison. Au bout d’un moment, quand tu es volleyeur, quand tu es sportif de haut niveau, le but c’est d’être titulaire et de jouer. A terme, mon but c’est de devenir titulaire en Ligue AM, en France ou à l’étranger.  

 

- Et ce n’était pas envisageable d’obtenir ce poste en LAM dès cette saison ?

C’était très compliqué, j’aurais bien aimé à Toulouse mais le club a eu l’opportunité de signer Takaniko et il a estimé qu’il prenait peut-être moins de risque comme ça. Ça peut se comprendre. Mais je suis serein, ça ne va pas m’empêcher d’avancer et de progresser. Pour moi, c’est une bonne chose de passer par la Ligue BM pour prendre de l’expérience, montrer que je suis aussi capable de diriger une équipe. Parfois les entraîneurs sont un peu fébriles avec les jeunes passeurs français.

 

- Quand vous regardez votre carrière et ces sept saisons dans l’ombre du titulaire, n’y a-t-il pas un peu de frustration ?

Non, pas vraiment. Je ne regrette rien. C’est juste que ma carrière avance comme ça doucement. Mais ça avance et j’en suis content, je suis patient. A Toulouse, au début, c’était tout à fait légitime et normal que je ne joue pas. Après à Paris, j’étais derrière Pinheiro, l’un des meilleurs du championnat, c’était difficile de sortir le leader et capitaine de l’équipe ! Et la saison dernière à Toulouse, je suis revenu avec un statut différent, avec beaucoup de temps de jeu comme second passeur. Ça a été une saison intéressante pour moi, avec le temps de jeu et l’expérience en Ligue des Champions en plus. J’ai joué cinq matchs comme titulaire, dont un en Ligue des champions, et je suis rentré quasiment à tous les matchs. Si sur le plan collectif, cette saison a été frustrante car on n’a pas eu les résultats espérés, pour ma part, avec le recul, ça n’a pas été forcément une année si mauvaise que ça.

 

- Quand on regarde la trajectoire de votre ami et ancien coéquipier à la passe aux Spacer’s, Antoine Brizard, l’un est allé beaucoup plus vite que l’autre !

Antoine est un de mes meilleurs amis, on a commencé le volley ensemble. C’est sûr que je comprends qu’on me compare avec les joueurs de ma génération, comme Antoine ou même Trévor (Clévenot). On se retrouve à des endroits différents de carrière. Mais eux, ils ont un talent extraordinaire ! Moi, je ne me mets pas du tout dans cette catégorie-là ! Je dirais que je n’ai aucun talent et surtout par rapport à eux. Je me range plus dans la catégorie des gros bosseurs, des travailleurs qui ne disent rien et font leur chemin de leur côté.

 

- Qu’attendez-vous de cette saison au Plessis ?

D’abord, c’est un vrai défi en termes de management d’équipe. On va voir si je suis capable de diriger une équipe en tant que passeur, avec des étrangers, des joueurs qui ont plus d’expérience que moi. Je veux montrer que j’en suis capable. En Ligue A, je n’avais pas ce poste-là, mais dans ma tête, je me conditionnais pour être un jour dans ce rôle-là. Ça va être quelque chose d’important. Ensuite, cela va me permettre de découvrir autre chose, de prendre de l’expérience, avant de revenir en Ligue A.

 

 - Ne craignez-vous pas de sortir un peu des radars en redescendant ainsi d’un cran ?

Un peu, bien sûr. Mais je me dis que dans tous les cas, il faut que je joue à un moment donné. Je viens chercher du temps de jeu en Ligue BM, en espérant que ça me fasse progresser, pour revenir un jour en Ligue AM et montrer aux entraîneurs que c’est aussi possible de prendre un petit passeur français.

 

- Et pourquoi Le Plessis-Robinson ?

C’est un club qui m’a toujours donné envie de jouer ! En passant par Paris, je me suis rapproché de Cédric (Logeais, entraîneur du Plessis-Robinson). Je suis allé les voir jouer, il y a eu un bon feeling avec Cédric, qui s’est montré intéressé et puis il y a eu cette opportunité et je l’ai saisie. J’aime la philosophie, celle d’une équipe qui ne lâche rien, qui se bat sur tous les matchs, cette philosophie de combat, à l’image de leur série en Play-Offs contre Saint-Nazaire !

 

- Avez-vous déjà parlé des objectifs pour la saison à venir ?

Pas vraiment encore. Bien sûr, ce sont les Play-Offs. Mais on en saura plus le 23 août quand on se retrouvera tous en équipe.

 

- Pour finir, on vous a vu briller cet été aux Estivales en Bretagne. C’est toujours sympa de gagner ce genre de tournoi de beach surtout que le plateau était relevé, avec Brizard, Henno, Grebennikov, Bazin entre autres !

Carrément oui ! Le volley, c‘est ma passion, j’en fais tous les étés. C’est la deuxième année de suite qu’on gagne le tournoi avec les Frères Riblet. Face à des joueurs emblématiques, des légendes comme eux, c’est assez cool.