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« On a vraiment notre place en Ligue AM »

le 04/07/2018
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Les Centurions et leur président, Jérémie Ribourel, se félicitent de retrouver la LAM, après une saison en Ligue BM qui a fait beaucoup de bien et relancé la dynamique. Avec un nouveau coach et une équipe largement remaniée, Narbonne y revient avec raison et ambition.

  

- Avec le passage à 14 clubs en LAM la saison prochaine, Narbonne est un heureux repêché !

D’abord, on a fait une belle saison en Ligue BM, on gagne deux fois contre Cannes qui termine champion, avec une victoire de plus qu’eux au final. Chaque fois que l’on est en Ligue BM, on sait qu’on n’y reste pas ! Maintenant, évidemment, on est content du passage à 14. On est repêché oui, mais on estime qu’on a vraiment notre place dans cette Ligue AM. Il va y avoir la nouvelle salle, le budget va pouvoir monter un peu. Cette année, avec le rugby qui descend, on est le seul sport pro sur Narbonne, on veut tenir cette place.

 

- Dans quel état d’esprit abordez-vous cette saison ?

On veut vraiment tenter de faire décoller le budget. Cette année, on s’est fixé 1,2 millions d’euros. On a notre place en Ligue AM, mais il y a toujours un petit gap à franchir. On s’y approche d’années en années. Les travaux de la nouvelle salle commencent en septembre, avec une capacité jusqu’à 3000 personnes en disposition volley et l’on devrait pouvoir compter dessus en fin d’année 2019. C’est l’outil qui va nous servir pour faire grimper le budget du club. Avec notre salle actuelle de 400 places assises, on est au taquet de ce qu’on peut faire en recettes budgétaires. Pour les sponsors notamment, c’est compliqué d’en avoir plus.

 

- Avec les forts indices d’un passage à 14 clubs au moment de la finale à Coubertin, perdue face à Rennes, cela a-t-il changé votre façon d’aborder ce match ?

Non. On l’a joué comme une finale normale. Les joueurs sont des compétiteurs, ils voulaient gagner, et le coach, peut-être plus encore, car il savait qu’il ne serait plus l’entraîneur la saison prochaine. Je crois que les joueurs étaient un peu en bout de course. On avait tout gagné depuis janvier et on est arrivé sur ce match un peu émoussé et peut-être psychologiquement pas prêts à livrer ce combat. Mais il n’y avait aucune arrière-pensée par rapport au passage à 14.

 

- Pourquoi avez-vous choisi de ne pas conserver Tristan Martin à la tête technique de l’équipe ? 

J’estime que Tristan fait aujourd’hui un très bon entraîneur de Ligue BM, mais qu’en Ligue AM, il n’est pas encore celui qui peut nous faire surperformer. Avec un budget moindre, il faut surperformer et j’estime que Tristan n’est pas prêt encore, ni sur le plan technique, ni sur le plan managérial. Pour moi, un entraîneur c’est soit un grand meneur d’hommes, soit un énorme technicien, soit un coach qui est capable de réunir sur son nom de grands joueurs. Guillermo Falasca, c’est un leader, un mec hyper crédible. Il est champion d’Europe comme joueur avec l’Espagne, il a un carnet d’adresses plutôt fourni, il a joué partout, en Pologne, en Italie. Il réunit tout ça.

 

- Et le symbole est fort puisqu’il revient à Narbonne, club où il a joué ?

C’est quelqu’un qu’on connait bien. Sa détermination, son professionnalisme, on les a vus quand il était joueur et on sait qu’il va être pareil en tant qu’entraîneur. C’est un joueur de haut niveau, il a toujours baigné là-dedans.

 

- Mais il n’a encore jamais entraîné d’équipe masculine ?

C’est vrai. Après sa carrière, il a entraîné deux ans l’équipe féminine à Madrid. Mais encore une fois, tu sens que Guillermo, naturellement, c’est un leader avec une notoriété. On le voit dans la conception de l’équipe. C’est une équipe d’attaque, offensive.

 

- Une équipe audacieuse aussi : un pointu hongrois, Arpad Baroti, jamais vu en LAM, un passeur canadien qui sort d’université (Byron Keturakis), un central espagnol (Alejandro Vigil) qui jouait en A2 italienne l’an passé, notamment ?

On voulait un pointu très physique. Avec lui, c’est le cas. Il a joué trois saisons en Corée, il n’a pas raté un match l’an passé et avait envie de revenir en Europe pour se montrer. Quoi de mieux qu’un «petit club» en Ligue A française pour se faire connaître ! Après, on a fait un pari sur le passeur, oui. Mais avec pas mal d’attaquants autour de lui, on a estimé qu’il se débrouillerait bien. Quant au central, Guillermo le connaît et il le voulait absolument.

 

- La saison 2016-2017 avait été très compliquée en LAM avec trois victoires pour dix-neuf défaites ! Comment envisagez celle qui arrive ?

C’est compliqué de faire une équipe de Ligue AM compétitive quand on n’a pas de budget. Cette année, on s’est donné les moyens d’avoir un budget crédible et on a bâti une équipe qui, pour nous, va être compétitive, avec des joueurs qui ont le niveau de Ligue AM. On n’a pas de joueurs en-dessous du niveau. Ça ne veut pas dire qu’on va jouer le haut du tableau ! Evidemment, quand on commence la saison, on veut toujours être en Play-Offs, mais on reste réaliste, on est des promus. Mais on est ambitieux comme toujours. Il faut l’être en sport.

 

- Et puis, les Centurions ont retrouvé en Ligue BM la dynamique de la victoire. C’est important psychologiquement ?

Cette saison en Ligue BM nous a fait beaucoup de bien. Au club, aux sponsors, au public. Ça nous a permis de resserrer les rangs. La dynamique en Ligue BM a été positive. On espère qu’on va rester sur cet élan la saison prochaine.