Billetterie

Rêves de jeunesse

le 22/06/2018
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A l’initiative commune de la FFvolley et de la LNV, les pôles fédéraux, le CNVB et l’IFVB, évolueront respectivement en LBM et LAF la saison prochaine. Objectif : préparer les talents de demain et maximiser les potentiels en Equipes de France à l’horizon olympique 2024. 

 

C’est le temps des rêves, des grandes idées à la peau douce. L’âge de tous les possibles, celui où l’on prépare les moissons de demain. Ils et elles ont moins de 20 ans et ils sont le futur du volley-ball français. Les talents qui devront, un jour, guider les plus grands clubs professionnels français mais aussi écrire les plus belles pages des équipes de France. Dans cette optique, et parce que les Jeux Olympiques à Paris en 2024, c’est déjà demain, la belle jeunesse du volley français va être immergée, à partir de la saison prochaine dans le monde « réel », celui du volley professionnel, du haut niveau, sans concession, celui qui vous fait avancer d’un pas de géant, vous construit, vous développe, vous met d’un coup devant vos responsabilités et vous fait sauter des classes.

 

C’est dans cette optique de maturation rapide que la Fédération Française et la Ligue Nationale ont décidé d’intégrer les pôles du CNVB et de l’IFVB dans les championnats professionnels à la rentrée prochaine. Les jeunes garçons évolueront en LBM, tandis que les jeunes filles se confronteront au tout haut niveau, la LAF ! Evidemment, la marche est haute, les week-ends seront rudes et les victoires sans doute assez rares pour commencer. Mais l’intérêt est bien ailleurs, comme le rappelle la Directrice Technique Nationale (DTN), Axelle Guiguet : « L’idée est de créer du temps de jeu et des responsabilités pour ces jeunes joueurs et joueuses, quand c’est souvent difficile, à leur âge, d’en avoir dans les clubs pros. Leur proposer un certain réalisme en termes de niveau de jeu avec ce qu’ils rencontreront à l’international et leur donner les armes pour qu’ils progressent physiquement et techniquement. La finalité, c’est bien de les former, de leur donner une expérience, avec des matchs et du niveau en face. »

 

Signée jusqu’en 2023, la convention assure une « protection » et une présence pérenne des deux structures dans la division sportive et surtout une formation continue, sur du long terme, clé indispensable à la réussite, avec évidemment Paris 2024 en point de mire. Cela avait déjà été expérimenté par le passé, avec le CNVB en 2008-2009 et 2010-2011, sur la génération Toniutti, Lyneel, Tillie, Le Goff, avec une réussite certaine pour des joueurs très tôt responsabilisés en club et devenus ensuite des piliers des Bleus. « Renouveler l’équipe de France et la maintenir performante est le premier objectif de notre structure », concède l’entraîneur du CNVB, Marc Francastel. « Les former le mieux possible au milieu pro, les exposer à la Ligue BM, c’est intéressant car c’est les confronter à un niveau de jeu, une progression et une difficulté optimale en permanence. Les clubs pros voient ainsi les joueurs en responsabilité et ils sont capables de les évaluer. Réduire le temps entre le moment où ils sortent de la filière et le moment où ils peuvent avoir des responsabilités dans le secteur pro, c’est indispensable. »

 

Pour l’IFVB, en revanche, ce sera une grande première. L’initiative est d’autant plus importante et remarquable que l’équipe de France féminine actuelle, malgré de forts jeunes talents (Cazaute, Fidon), est en pleine construction et ne repose pas encore sur une base solide en termes de résultats, contrairement à son homologue masculine. « Si on ne trouve pas un vrai levier de performance, qu’on ne crée pas quelque chose, on va se retrouver avec une Equipe de France qui aura du mal à gravir les échelons. Il fallait trouver un levier, une solution pour permettre à nos jeunes joueuses de s’aguerrir, de les mettre en responsabilité, afin qu’elles puissent intégrer un six majeur dans un collectif pro et aider l’équipe de France à performer », explique l’un des entraîneurs de l’Institut Fédéral, Jacques Beraud. Car, tous en sont persuadés. Il y a dans ces pôles de jeunes pépites qu’il faut maintenant polir, et qui pourraient faire, demain, en 2024, les beaux jours des sélections nationales.