Billetterie

Papafotiou, souvenirs d’Alsace

le 02/06/2018
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

La double meilleure passeuse LAF (2016, 2017) et championne de France avec Mulhouse en 2017, Athina Papafotiou, est de retour à l’ASPTT à la rentrée prochaine. Avec une joie réelle et l’envie de ramener le club alsacien tout en haut.

 

Sa voix ronronne de plaisir. Dans un anglais qui parfois s’échappe un peu, Athina Papafotiou ne cache pas son ravissement : un an après en être partie avec des larmes au creux des mots, consacrée par un deuxième titre consécutif de meilleure passeuse LAF et surtout un trophée de championne de France avec l’ASPTT Mulhouse, la passeuse internationale grecque est de retour en Alsace. En famille ou presque. Dans un club qu’elle connaît bien et où elle sait exactement ce qu’elle va trouver. « J’ai passé deux belles années ici et cela avait été très dur de partir. J’avais hésité longtemps. Le club m’a rendu meilleure durant ces deux saisons et il m’a convaincu d’y revenir », raconte la prestigieuse revenante.

 

D’ailleurs, c’est un peu comme si Athina n’avait jamais rendu les clés. Cet été, quand elle débarquera en Alsace, elle logera a priori au même endroit, dans un appartement mis à disposition par Appart’City, l’un des partenaires du club. Elle y retrouvera Magali Magail, un entraîneur qu’elle connaît bien, quelques partenaires aussi avec lesquelles les relations sont ancrées, et un championnat dont le fonctionnement, le niveau et l’intensité lui sont connus. Forcément, cela facilitera grandement l’approche et l’adaptation d’Athina à ses nouvelles fonctions. « Connaître l’environnement, le championnat, c’est une bonne chose, surtout pour une passeuse. Je connais Magali, je sais ce qu’elle souhaite en termes de jeu. Je connais cette Ligue, même si je trouve que le niveau a encore monté l’an dernier. Maintenant, c’est plus une question de détails, sur comment m’ajuster à cette nouvelle équipe. C’est dur d’en parler aujourd’hui, parce que je n’ai pas encore rencontré l’équipe, je n’ai pas de ressenti. Et on sait que souvent les petits détails font toute la différence », rappelle la joueuse de 28 ans.

 

En tout cas, Athina est heureuse et elle a faim de jeu. Car elle en fut souvent privée la saison passée. D’abord partie en Italie, à Conegliano, tête de gondole du championnat italien, elle a vécu une demi-saison dans l’ombre de la star de la passe polonaise, Joanna Wolosz. Un deal qu’elle avait accepté au départ mais qui finit fatalement par vous ronger, quand les minutes sur le parquet sont rares. « C’était une offre que je ne pouvais pas refuser. Je savais que je serais remplaçante. Mais Colegliano est la meilleure équipe en Italie et s’entraîner, prendre de l’expérience, c’est déjà très enrichissant, même si ce n’est jamais simple de jouer très peu », se souvient-elle.

 

L’expérience allait en plus se terminer brutalement. Blessée au genou (ménisque), Athina se voyait gentiment pousser vers la sortie dès janvier. Fin de l’aventure italienne. Contrainte de se soigner, elle préférait alors prendre son temps, ne pas bousculer les choses et finissait par rebondir en Pologne, au LKS Lodz, pour y disputer les Play-Offs, grappiller de la confiance et même y disputer une finale de championnat ! Athina retrouvait le terrain, le jeu, les sensations et le sourire. « Dans l’ensemble, c’était une saison difficile, car j’ai dû m’adapter à deux championnats et il y a eu ma blessure au genou. Mais en fin de compte, l’expérience est positive et terminer en Pologne avec une médaille d’argent, c’est un objectif rempli. Même dans la difficulté, chaque expérience est utile dans la vie», assure-t-elle.

 

A Mulhouse, Athina revient en grande dame, en majesté. Son premier passage et le souvenir qu’elle y a laissé sont indélébiles. En retrouvant sa place, en reprenant en mains la destinée du jeu de l’ASPTT, elle mesure aussi la pression qu’elle porte et le désir féroce du club alsacien de revenir tout en haut. Mais c’est précisément ces challenges-là que la passeuse hellène recherche ! « Il y a peut-être une petite pression oui, mais c’est bon pour le joueur d’avoir cette pression ! Je sais que Mulhouse veut gagner le titre, revenir au top, et on va s’y employer. Ça ne sera pas facile. J’ai un peu suivi la saison, j’ai vu que c’était fort. Béziers, Cannes, Le Cannet, il y a de plus en plus d’équipes compétitives dans le championnat et c’est une bonne chose. » Et Athina a bien l’intention de semer encore de jolis souvenirs à l’ASPTT…