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Tours, c’est déjà demain

le 12/05/2018
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Après une année où il n’a fait que s’élever, le TVB, sacré pour la septième fois champion de France, est clairement de retour au sommet du volley français et il prépare déjà activement la saison prochaine.

 

Bien sûr, l’histoire du TVB est déjà pavée de mille moments épiques, d’aventures extraordinaires et de bouts du tunnel sous une lumière grandiose. Mais cette saison 2017-2018, dans sa conception, sa construction jusqu’à l’apothéose grandiose et ce septième titre conquis samedi dernier à Paris face au tenant du titre Chaumont (3-1), prend place assurément dans le précieux coffre des grands souvenirs. Samedi dernier, après le titre, Cédric Enard, le coach vainqueur, pouvait bomber le torse avant de quitter la maison tourangelle et rappelait en des termes clairs combien le parcours de cette équipe, la force de ce groupe étaient à saluer. « En décembre, on ne faisait vraiment pas les malins et on nous a bien enfoncés. Mais c’est peut-être aussi ce qui a forgé le mental et le caractère de cette équipe. »

 

Car sur la deuxième partie de saison, Tours fut tout simplement irrésistible. Sorti des Coupes (de France et d’Europe), le TVB n’avait plus que la LAM pour manger à sa faim. Il lui fallait un titre sur son sol, lui qui en était privé depuis 2015, pour montrer à tout le monde que ce club monumental était toujours là. Alors, les joueurs ont «signé» un pacte: ils iraient chercher un septième titre, ils relèveraient le défi, que leur commandait d’ailleurs presque instamment la direction du club. « Un club qui gagne, on ne comprend pas qu’il ne gagne plus », avise ainsi, Pascal Foussard, le manager et directeur général délégué du club. « A un moment donné, on a eu sept points de retard sur le leader et on finit la saison régulière avec trois points d’avance, c’est énorme ! Le groupe est resté dans sa bulle, concentré et il est devenu un vrai groupe au fur et à mesure du temps et des matchs. » A l’image de ses Play-Offs et plus encore de ses trois derniers sets disputés et gagnés avec une autorité inébranlable à Coubertin, le TVB s’est construit tout au long de l’année 2018 pour se hisser, clairement, un cran au-dessus de tout le monde à l’instant décisif.

 

Et le voici maintenant, beau champion, déjà tourné vers des lendemains prestigieux. Avec un retour direct en phase de poule de Ligue des Champions et une équipe à remanier aussi. Sur le banc d’abord, Patrick Duflos, le coach qui emmena Sète en finale du championnat en 2016, succède donc à Cédric Enard. Là encore, l’affaire aurait pu être délicate, mais elle fut parfaitement gérée, en concorde, entre l’entraîneur adjoint des Bleus et le club. « C’est son choix, il est respectable, comme le nôtre. On se sépare en excellents termes », résume Pascal Foussard. Sur le terrain ensuite, Tours a déjà bien œuvré, en rebâtissant complètement son axe central, avec les arrivées actées de de l’Ukrainien Dmytro Teryomenko (2 m, 31 ans) qui jouait à Radom en Pologne l’an passé et celle de l’Américain, Scott Kevorken (2,06 m, 27 ans) qui évoluait en Allemagne, à Friedrichshafen, tandis qu’un troisième gaillard est attendu sous peu ! A la passe, Guillermo Hernan a, lui aussi, fait ses adieux à la France, sur un titre qui a gommé d’un coup les trois échecs précédents sous tunique parisienne et sétoise. Son successeur est connu, ce sera l’Espagnol Angel Trinidad (1,93 m, 25 ans), maître à jouer des Belges de Roeselare la saison dernière. Le jeune pointu et fils de Laurent, Maxime Capet (ex Tourcoing), pointera lui aussi au TVB la saison prochaine. Et si Wounembaina, Egleskalns et Henno seront toujours là, reste maintenant à convaincre Konstantin Cupkovic, décisif dans la mue du TVB en milieu de saison, de faire encore un bout de chemin en Touraine. « Il y a un souhait, c’est un joueur important. Tout est question de finance », consent le manager général.

 

Sur ce plan-là, Tours devrait être encore un peu plus à son aise la saison prochaine. « On a espoir que le budget monte de 10 à 15% », estime Pascal Foussard. Après que le partenariat privé, déjà conséquent, a crû de 13% cette saison, le TVB a bien l’intention de s’habiller en grandes tailles l’an prochain. « La Champion’s League engendre des frais et on n’a pas envie d’y faire de la figuration non plus. On ne prétend pas la gagner bien sûr, mais faire un peu ce qu’a fait Chaumont cette année (qualification en Play-Offs). Il faut avoir la capacité de le faire. On espère que ce titre va apporter des moyens financiers supplémentaires, ce serait une marche importante», note encore le GM. Et dans sa démarche ambitieuse, le TVB veut soigner le fond et la forme. A partir de lundi, Grenon, son écrin, se refait une beauté pour parader à la rentrée ! Sol, loges VIP Premium ouvertes sur le terrain, avec repas servis et vue sur le match : le TVB s’inspire de ce qui se fait de mieux en Europe. « On sera le seul club en France à faire cela, à l’image de ce qui se fait en Pologne ou en Italie », explique Pascal Foussard. A l’évidence, ce septième titre de champion de France va faire grandir encore le TVB.