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« Saint-Raphaël est devenu mon club de cœur »

le 20/04/2018
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A 38 ans, la réceptionneuse-attaquante belge de Saint-Raphaël, Liesbet Vindevoghel, est le leader et le symbole de cette équipe varoise, qui défie Béziers en demi-finale du championnat samedi.

 

- Liesbet, à 38 ans, êtes-vous toujours animée par cette même envie de jouer, de gagner, d’aller chercher quelque chose ?

Sincèrement oui. J’ai cet amour du volley depuis que je suis toute petite et il ne m’a pas encore quitté aujourd’hui (sourire). Alors bien sûr, c’est parfois un peu plus dur le matin quand je me lève, mais une fois que je suis chaude, que je suis dans le match, dans le jeu, je me sens bien, comme avant ! J’ai toujours ce même désir, j’aime toujours autant ce jeu. C’est mon plaisir, c’est ma passion. Bien sûr, je pense à l’après, mais je n’ai pas envie de parler de cela. Je suis encore joueuse et je suis concentrée sur le terrain et la demi-finale qui arrive.

 

- En plus, vous semblez avoir trouvé à Saint-Raphaël les conditions idéales pour vous exprimer non ?

Ce qui a pu entretenir ce désir, cette envie, c’est effectivement que j’ai fait beaucoup de clubs différents dans ma carrière. J’ai ainsi relevé plusieurs challenges et c’est toujours intéressant de se nourrir de plusieurs aventures. Ici, à Saint-Raphaël depuis trois ans, je me sens vraiment bien. Le club m’a accueilli dès les premiers jours comme si je faisais déjà partie de la famille ! Saint-Raphaël est vraiment devenu mon club de cœur aujourd’hui et j’ai envie qu’on réalise de belles choses ensemble. Je suis actuellement une formation (DEJEPS Volley), dans l’optique d’une reconversion, et j’aimerais bien que ce soit à Saint-Raphaël.

 

- «Saint-Raph» atteint les demi-finales pour la troisième saison consécutive. Cela veut dire que ce club fait partie des références du volley français désormais ?

Je crois oui. Même si on fait avec des moyens plus petits, plus réduits que les autres grands clubs, comme Cannes, Mulhouse ou Béziers, le club s’installe, confirme année après année, avec des résultats. Le staff technique et Giulio (l’entraîneur) font du bon travail et arrivent vraiment à mettre en place de belles choses sur le terrain.

 

- N’est-ce pas un peu dommage cependant que le club n’ait pas plus profité, économiquement ou dans son développement, de son titre de champion en 2016 ?

Quand tu as des résultats un peu inattendus, le danger c’est parfois de croire que tout va aller vite. Ce n’est pas parce que tu es champion que le lendemain une salle plus grande va sortir toute seule ! Il faut continuer à progresser, continuer à travailler et être patient pour faire grandir le club. On sent que quelque chose bouge, il faut continuer comme ça. On aime le volley à Saint-Raphaël.

 

- On a l’impression que Saint-Raphaël se transforme quand les Play-Offs arrivent. Comment expliquez-vous cela ?

Je crois que là aussi, c’est le temps qui a joué pour nous. Sur la première partie de saison, nous n’avions battu aucune grosse équipe du championnat. Mais il y a eu pas mal de changements à l’intersaison et l’on savait que cela demanderait un peu de temps pour trouver le bon fonctionnement, le bon rendement collectif. Giulio aime et travaille aussi beaucoup sur les approches tactiques d’un match et pour que tout cela fonctionne il fallait être patient. Je crois que la victoire à Béziers en saison régulière nous a vraiment fait prendre conscience que l’on était capable de rivaliser et de battre les meilleurs.

 

- Le Cannet, au premier tour, ce n’était pas évident. Beaucoup craignait cette équipe à fort potentiel et très ambitieuse.

On a fait abstraction de tout cela, de tout ce que l’on disait autour de cette équipe du Cannet et l’on s’est vraiment concentré sur nous, sur notre jeu. On savait que l’on était capable de passer ce tour.

 

- Désormais, comment voyez-vous la demi-finale face à Béziers ?

Il n’y a pas forcément de points spécifiques liés à Béziers pour les gêner. Je crois surtout que de manière générale, il faut que l’on reste nous-mêmes, que l’on ne lâche rien, que l’on joue point par point, set par set, jour par jour, sans voir plus loin que cela. Ce n’est pas parce que tu perds un set 25-10, que tu ne peux pas gagner le match 3-1. Il faudra rester fort mentalement, quel que soit le déroulé de la série.

 

- Justement, à ce niveau de la saison, avec votre expérience et votre vécu, n’avez-vous pas un rôle à jouer de leader, pour tirer en avant vos coéquipières ?

Chaque joueuse dans cette équipe doit prendre ses responsabilités. Il y a des joueuses de talent. Maintenant, j’aime assumer des responsabilités et s’il faut en faire un peu plus pour aider, pour conseiller, épauler une coéquipière, bien sûr que je le ferai ! Mais sinon, dans cette équipe, j’estime que je suis une joueuse comme une autre.

 

- Vous êtes à 1-1 avec Béziers en saison régulière. Le fait de les avoir battues chez elles peut-il être un atout pour vous dans cette série, sachant que vous n’avez pas l’avantage du terrain ?

Peut-être oui. Mais bon, en Play-Offs, tu repars de zéro. C’est un autre championnat. Un championnat à part. Moi j’adore cette sensation, le fait d’enchaîner les matchs, cette pression positive qui te porte, cette adrénaline. C’est un championnat en accéléré. En Play-Offs, tu dois améliorer les choses sur un temps plus compact. Ça peut se jouer sur de petits ajustements tactiques face à une équipe que tu joues plusieurs fois en peu de jours. En Play-Offs, tu vois des équipes qui se transforment et j’espère que ce sera le cas pour nous, cette année ! C’est ce qu’on rêve de faire en tout cas.