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« Maintenant, on y croit ! »

le 30/03/2018
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Champion en titre, l’ASPTT Mulhouse ne part pas pour défendre un titre, mais pour en conquérir un autre ! En tout cas, depuis un mois les joueuses de Magali Magail sont totalement centrées sur l’objectif.

 

- Vous avez terminé 3e de la saison régulière, assez loin finalement de Béziers et Cannes. Cela est-il inquiétant avant d’entamer les Play-Offs ?

Non. On a surtout mal commencé le championnat, avec une première partie de saison mitigée. On a perdu à Venelles, à Vandoeuvre Nancy, on a laissé un point contre Evreux… Après l’équipe a aussi été pas mal renouvelée, parfois la construction va plus ou moins vite, pour nous ça a été un peu plus long. Mais Béziers ou Cannes ont aussi perdu des points cette saison. Si on prend le classement de la 2e partie de saison, je pense qu’on est premier. Donc, dans notre tête, on n’est pas si loin que cela, même si ça reste des adversaires redoutables. En tout cas, maintenant, on y croit ! Pour moi aucune équipe n’est favorite.

 

- La Ligue des Champions a dû aussi consommer pas mal d’énergie jusqu’en février. Quel bilan tirez-vous de votre campagne européenne ?

Que du positif. Il n’y a pas de point négatif, mis à part le coût financier (sourire). Jouer cette Coupe d’Europe, c’est le meilleur entraînement que tu puisses avoir. Même si le bilan paraît lourd, malgré tout, on a existé, même si on n’a pas réussi à finir les matchs. Quand on est en Roumanie à 2 sets à 1 et 20-16, on ne termine pas. Mais cette expérience va nous servir. C’est de l’expérience emmagasinée, pour moi, ça ne se travaille pas, mais tout cela sera précieux avec le temps. Cette Ligue des Champions nous a appris, on est ressorti grandi de ces défaites-là.

 

- N’empêche, vous avez eu moins de temps de travail, avec un match tous les trois jours ?

Effectivement, il nous manquait peut-être cette fraîcheur et ce temps de travail. Mine de rien, quand on joue deux matchs par semaine pendant trois mois, de décembre à fin février, forcément on travaille moins et puis ce n’est pas toujours la même envie à chaque match. Là, depuis un mois, j’ai des joueuses qui ne calculent pas. Les filles travaillent de façon acharnée à l’entraînement. Il n’y a plus aucun ballon qui tombe ! Même si l’on sait très bien qu’en Play-Offs, tout est remis à 0.

 

- La dynamique en tout cas est excellente avec sept succès lors des neuf derniers matchs, sans compter un revers à Chamalières avec les joueuses remplaçantes. Depuis un mois, qu’est-ce qui vous plaît et qu’est-ce qui peut encore être amélioré en termes de jeu ?

Ce dernier mois est intéressant, c’est sûr. Les joueuses sont dans une très bonne dynamique, avec une très grosse envie. On a aussi stabilisé notre réception et ça c’est capital pour pouvoir utiliser la force offensive de tout le monde. Notre jeu d’attaque ne s’appuie pas sur une seule joueuse. On est peut-être moins prévisibles et le danger peut venir de partout. Le fait d’avoir stabilisé ce secteur doit pouvoir nous permettre d’avoir un jeu régulier et varié. Maintenant, si on regarde l’ensemble de la saison, on doit plus apprendre à tuer le match. Mais quand je vois ce que l’on a fait contre Le Cannet (victoire 3-0, 21e journée), j’ai l’impression qu’on a grandi dans ce domaine aussi. Après, ce que personne ne sait, c’est comment on va gérer l’évènement.

 

- Le fait d’avoir enfin remporté le titre l’an passé vous permet-il d’aborder les Play-Offs avec un peu moins de pression cette année ?

Ce qui nous donne peut-être moins de pression, c’est que tout le monde pense que Cannes et Béziers sont supérieures à nous ! L’an passé, on avait fini premières de la saison régulière. Là, on n’est pas dans la peau du favori, mis à part sur ce premier tour. Mais je le répète, ce qui est positif pour moi, c’est vraiment l‘état d’esprit des joueuses depuis un mois. Elles sont vraiment en mission. L’engagement, la cohésion sont très importants en Play-Offs. Elles regardent toutes dans la même direction.

 

- Justement, l’an passé, vous aviez créé quelque chose de fort avec le groupe humainement et cela vous avait portées jusqu’au titre. C’est réalisable cette année encore ?

L’an passé, la construction du groupe s’est faite naturellement, alors qu’on avait quand même neuf nationalités différentes ! Cette année, on en a huit, l’équipe a été largement remaniée et on a dû grandir ensemble. On a mis un peu plus de temps à tous se connaître, se comprendre. Mais pour finir, aujourd’hui, c’est pareil. Je ressens le même état d’esprit à l’approche de ces Play-Offs. Et puis, on ne joue pas pour défendre un titre, on joue pour aller conquérir quelque chose, on travaille depuis huit mois pour ça. La défense d’un titre n’est pas dans notre discours, on veut aller chercher quelque chose !

 

- Britt Herbots a été la révélation de la saison. Ce qu’elle est capable de réaliser à 18 ans vous surprend-il ?

C’est sûr que c’est surprenant à son âge. Aujourd’hui, Britt respire la joie, elle transmet cette joie. C’est une joueuse qui n’a pas peur, qui fonce, qui ne se pose pas de question. C’est une joueuse qui sait clairement ce qu’elle veut faire de sa carrière. Elle se donne les moyens d’avancer, pas une seule fois cette saison, elle ne s’est gérée ! Une joueuse avec une telle maturité à 18 ans, c’est impressionnant ! Ça faisait un moment qu’on l’avait sur nos tablettes, mais l’avoir eue au quotidien, la voir évoluer ainsi, à son âge, c’est impressionnant. Je pense que c’est la future meilleure réceptionneuse-attaquante européenne, dans les trois, quatre ans. Elle a fait de grands progrès en réception cette saison, elle doit encore en faire au contre, mais elle a un potentiel et une maturité énormes.

 

- Quand on a été de toutes les campagnes de l’ASPTT Mulhouse, ce n’est finalement qu’une aventure en Play-Offs de plus pour vous personnellement. L’envie ne se tarit pas ?

Oh non ! Surtout pas après avoir ramené un titre l’an dernier. On fait ce travail pour vivre ces moments-là. Donc, l’envie est toujours là, aussi forte. D’autant plus quand, comme ici, on a la chance d’avoir une telle ferveur et un tel rayonnement dans la ville et en Alsace. C’est fantastique pour un sportif de jouer dans une atmosphère et une salle comme celle-là.