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« Faire le job jusqu’au bout »

le 23/03/2018
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Cyril Ong et Béziers ont l’occasion d’accrocher la première place de la saison régulière ce week-end. Un titre honorifique mais pas anodin pour l’entraîneur biterrois, par ailleurs très investi dans le groupement des coachs, relancé en septembre dernier.

 

- Cyril, Béziers a l’opportunité de terminer premier de la saison régulière ce samedi. Que représenterait cette place de leader ?

Si on finit premier, ça valide le travail de toute une saison. C’est une prime à la régularité. Après, peut-être que certains vont dire que finir 1er n’est pas forcément un avantage quand on regarde le tableau, mais l’un dans l’autre, c’est tout de même finir en tête d’une saison régulière d’un championnat de haut niveau. Même si c’est honorifique, ça valide quand même le travail de toute une année et ce serait la première fois pour le club.

 

- Pas de calcul donc, Béziers va chercher la première place !

Notre position est claire : si on veut aller en Finale, il faut battre tout le monde !  Les joueuses sont des compétitrices, on joue pour gagner. On est entre nous, on est solide et on va essayer de faire le job jusqu’au bout.

 

- Malgré la perte de deux joueuses majeures (Haak et Cazaute) à l’intersaison, Béziers parvient encore à se relever. Le club a souvent le nez fin en termes de recrutement non ?

La réalité, c’est qu’avec peu de moyens, il faut qu’on parvienne à faire une équipe compétitive. Je crois que le travail, l’accumulation des bons résultats depuis sept ans fait que le club est attractif. Il y a une façon de travailler et peut-être que cela persuade certaines joueuses de signer chez nous. Malgré les pertes, le club travaille pour attirer des joueuses qui ont du potentiel et qui probablement ne resteront pas, mais au moins sur une année, le club est assez attractif dans ses composantes pour attirer des joueuses de talent et leur permettre de s’exprimer. Maintenant, ce serait pas mal que le club arrive à garder ses joueuses, mais pour l’instant ce n’est pas trop le cas.

 

- Le club est aujourd’hui ancré dans le Top 4 de la LAF, mais ne lui manque-t-il pas un titre pour valider tout ce travail accompli ?

C’est la réalité oui. Mais la réalité c’est aussi que certains clubs ont eu un titre après une dizaine de finales jouées ! C’est un travail de longue haleine d’avoir un titre. Combien de finales il a fallu à Mulhouse pour obtenir le titre de champion l’an dernier ? Et Tourcoing a décroché la Coupe de France cette année après sa sixième finale. Jouer et perdre les finales, ce n’est jamais agréable, mais ça demande du boulot à long terme de les gagner. Il faut avoir du recul sur les choses.

 

- Comment Béziers a-t-il digéré la défaite en Coupe de France il y a deux semaines ?

Aujourd’hui, ça va mieux. Le début de match à Evreux a été compliqué le week-end dernier, mais on a su réagir. Un sportif de haut niveau doit se remettre en question et il n’a pas d’autres choix que d’avancer. Les entraînements de la semaine montrent que les filles ont sans doute digéré et qu’elles ont envie d’aller de l’avant. Le match de demain serait peut-être un premier révélateur. Après, les Play-Offs, c’est un autre championnat. Mais j’ai le sentiment que l’équipe a envie de faire quelque chose de bien.

 

- Le fait de jouer Nantes demain, votre probable futur adversaire au premier tour des Play-Offs, ça change l’approche de ce match ?

Je ne me suis pas posé la question. Je reste hyper centré sur mon équipe. On gère les joueuses depuis la Coupe de France, on essaie d’éliminer la déception, de créer un peu plus de liant encore. Aujourd’hui, je ne regarde pas trop l’adversaire, mais mon équipe. Probablement qu’on jouera Nantes trois fois ces prochaines semaines, mais il n’y a pas de mystères entre les équipes. Tactiquement, tout le monde se connaît.

 

- Le syndicat des entraîneurs, dénommé Volleyball Coach Inside, a vu le jour en septembre dernier. Quelles sont les missions de ce nouveau syndicat des coachs, dont vous êtes le vice-président ?

Il y a deux ans, le syndicat des entraîneurs avait perdu un peu de son souffle. Le président a voulu arrêter et il y a eu un ou deux ans de flottement. Les instances du volley nous ont sollicités pour créer de nouveau un syndicat, afin de négocier un accord de discipline, réglementer le métier d’entraîneurde club professionnel de volley. A la base, c’est plutôt une demande des institutions et l’on s’est dit que ça pouvait être une très bonne chose. Plutôt que le terme syndicat, on parle de groupement des entraîneurs. Ce groupement a deux casquettes : une de négociation pour défendre notre profession et une autre de participation à l’évolution du volley, en intégrant des commissions à la FF Volley ou la LNV, en faisant remonter le discours du terrain, en apportant nos idées, en portant notre voix. Créer de l’émulation, des discussions, proposer autre chose. On doit maintenant le développer pour être crédible. Ça ne fait pas longtemps, mais on est déjà assez actif.

 

- Sur quels dossiers prioritaires travaillez-vous déjà ?

On participe aux discussions autour des nouveaux diplômes, sur l’élaboration des formations professionnelles continues, on intègre des commissions… Notre présence permet à tout le monde de se dire : les entraîneurs s’investissent, on va les écouter ! On est présent au Comité Directeur de la LNV, ce qui nous permet d’avoir connaissance des sujets et d’apporter un peu notre expertise. Ça nous permet aussi de discuter du calendrier, d’apporter nos idées sur l’évolution des formules sportives, réglementaires. C’est intéressant de pouvoir discuter, de pouvoir se confronter, de faire avancer les choses et de proposer un autre regard.