Billetterie

Cannes et Tourcoing les yeux au ciel

le 13/03/2018
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Vainqueurs de la Coupe de France le week-end dernier, Cannes (LAF) et Tourcoing (LAM) veulent maintenant profiter de cet élan pour plonger avec envie et ambition dans les Play-Offs

 

Ce n’est assurément pas la même histoire ni la même émotion. Si le RC Cannes était attendu, épinglé comme le favori de cette Finale de Coupe de France, quand bien même en face, Béziers, son plus solide rival, se dressait sur sa route avec pas mal de crédit, Tourcoing, lui, avait débarqué à Coubertin le cœur léger. En face, c’était Chaumont, champion de France en titre, qualifié pour les Play-Offs de la Ligue des Champions ! Le TLM descendait du Nord, un peu de travers, lesté de quatre revers de rang en championnat, lesquels avaient un peu écorné la saison fantastique que le promu écrivait jusque-là.

 

Mais au bout du compte, Tourcoing, porté par son phénoménal pointu colombien, Ronald Jimenez (36 points), a fait résonner le premier grand fracas de la saison, en dominant le CVB 52 (3-2), après avoir été mené deux sets à rien ! Tandis que Cannes, derrière un premier set subi, avait fini par maîtriser son affaire (3-1) à l’expérience et au talent, notamment celui de son attaquante italienne iconique, Nadia Centoni (24 points). Et que ce fut la première ou la vingtième, quel que fût le chemin emprunté pour en arriver là, pour les Nordistes et les Azuréennes, c’était un identique et pur bonheur ! Le TLM, qui s’était si souvent noyé dans les larmes versées tout au long de ses neuf finales perdues précédemment, mettaient fin, enfin, à la malédiction. « Pour moi, après le titre de Champion de France de Ligue B Masculine l’an passé, c’est le deuxième titre de notre histoire commune », revendiquait l’entraîneur tourquennois, Igor Juricic. « Revenir de 0-2 face à Chaumont, alors qu’on vient de perdre quatre matchs de suite, ça veut dire que cette équipe a vraiment quelque chose et je suis fier d’en faire partie », s’enthousiasmait le libéro maison, Julien Lemay. Cannes, qui n’avait plus soulevé de trophée depuis la Coupe de France 2016, revenait avec force et flamboiement sur le devant de la scène. «Ce n’est pas parce que l’on s’appelle le RC Cannes qu’on est obligé de gagner, mais oui, on peut et on a les solutions pour gagner», envisageait, pour sa part, le technicien cannois, Riccardo Marchesi.

 

Désormais, chacun va vivre la suite de son aventure à la hauteur de ses ambitions, mais surtout avec ce grand vent dans le dos et le désir de se laisser porter le plus loin possible. Pour Cannes, il n’y a de toute façon qu’une seule idée en tête : « Le doublé, on l’a annoncé dès le début, c’est l’objectif ! », tonnait la centrale française Myriam Kloster, sitôt après avoir gravi la première marche samedi dernier à Paris. Pour Tourcoing, ce succès inattendu, et synonyme de Coupe d'Europe la saison prochaine, peut assurément relancer une équipe qui piochait un peu plus ces dernières semaines, après avoir réalisé deux premiers tiers de saison régulière irréels. « Avec ce trophée, on s’installe dans l’élite française, c’est un accomplissement et un coup de boost pour le club », notait le jeune réceptionneur de 21 ans, Thibaut Thoral (10 points), sorti du banc avec un culot monumental et décisif dans la bascule du match samedi dernier.

 

Pour Tourcoing, il s’agit maintenant d’obtenir la place la plus avantageuse en Play-Offs. En déplacement à Paris vendredi, les Nordistes aimeraient au moins rester calés à la 6e place, avant de monter dans le Grand Huit. Pour Cannes, ça se passe plus haut. Leaders de LAF, les Cannoises, qui se rendent à Venelles samedi, entendent bien tenir ce rang jusqu’au bout. Histoire de continuer à lever les yeux au ciel...